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    L'Afrique manque d'informaticiens et cherche des solutions

    Le cofondateur d'une start-up sénégalaise qui s'est tourné vers les nouvelles technologies : il a ainsi permis à ses clients de simplifier leur comptabilité en remplaçant le support papier par la tablette ou le smartphone. ©SEYLLOU/AFP

    La transformation numérique de l’Afrique passe par la formation. On ne compte plus les écoles africaines qui forment les jeunes aux métiers du numérique et notamment au codage, l’écriture des logiciels et des applications. Mais la demande est telle que ces formations ne suffisent pas. Les entreprises s’y mettent donc.

    Pour Mahamadou Diallo, le patron du CIO Mag, bimensuel des nouvelles technologies africaines, la formation doit s’adapter.

    « On a des gens très bien formés au niveau ingénieur et au niveau docteur, etc. Mais dans les couches intermédiaires, que ce soit au niveau des techniciens et techniciens supérieurs, on a besoin de main-d’œuvre pour conduire les changements dans les entreprises et les administrations africaines. »

    Il faut s’adapter aux besoins, mais aussi au rythme. Car si créer des universités, est nécessaire, c’est long et couteux. Pour aller plus vite des solutions existent selon Mahamadou Diallo.

    « Je pense que si l’on reste sur le schéma actuel, on ne pourra pas s’en sortir. Le numérique offre aujourd’hui des possibilités à travers les Mooc, à travers les formations à distance ; aujourd’hui on n’a pas besoin d’aller à l’université pour se former. J’ai des gens qui sont aujourd’hui talentueux qui grâce aux Mooc arrivent à trouver des solutions à des problèmes. Tous aujourd’hui se mettent sur ces créneaux.  »

    Les entreprises prennent le taureau par les cornes, c’est le cas d’Orange, l’opérateur téléphonique français. Bruno Mettling est son directeur général pour l’Afrique et le Moyen-Orient.

    Bruno Mettling : « A Dakar, on vient d’annoncer qu’on allait ouvrir une école de code. On avait 5 ans de place parce que l’on veut une formation de très haut niveau et de qualité. On a eu plus de 5000 demandes : c’est vous dire à la fois combien la jeunesse africaine a compris les perspectives d’emplois qu’il peut y avoir dans le secteur du numérique, combien avec nos seuls moyens nous devons y répondre, mais nos moyens sont limités. Il faut que l’Union européenne mobilise des budgets très importants, pour que l’Afrique ait les compétences pour l’accompagner dans la révolution numérique, sinon ça se fera ailleurs ».

    Guillaume Boudin est le patron de Sofrecom une société d’ingénierie. Et la formation est devenue un axe majeur de sa stratégie africaine.

    « Un projet très intéressant que l’on a mis en place en Ethiopie pour l’opérateur Ethio Telecom. C’est la construction de l’université d’entreprise d’ Ethio Telecom avec plus de 300 modules de formation qui devront bénéficier à plus de 20 000 salariés de l’entreprise. C’est quelque chose de très important que l’on peut faire bien sûr dans d’autres pays. »

    La compétition pour les emplois du numérique se joue désormais à l’échelle du continent et ceux qui disposent des meilleures écoles et des meilleures formations en tireront les plus gros bénéfices.


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