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    A la Une: le labyrinthe de la vérité

    Ghislaine Dupont et Claude Verlon. RFI

    Quatre ans. Ce jeudi 2 novembre, cela fait quatre ans jour pour jour que nos deux collègues et amis de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, ont été enlevés en plein centre de Kidal au Mali, puis assassinés par des hommes armés à quelques kilomètres de là.

    Quatre ans après « ce drame qui a heurté et continue de heurter la conscience universelle », écrit ce matin le journal burkinabè Le Pays, « on peut faire le constat qu’aucun pas significatif n’a été posé par la justice française, allant dans le sens de la manifestation de la vérité ».

    Qautre ans après, « on demeure toujours dans les supputations et dans un magma d’interrogations dont les possibles réponses sont troublantes », renchérit Aujourd’hui au Faso.

    Au point que l’on peut se poser, et d’ailleurs tous les articles qui font état de ce triste anniversaire ce matin se pose cette question : saura-t-on jamais la vérité ? C’est en effet le sentiment général.

    « La justice française traîne des pieds », résume le papier d’Aujourd’hui au Faso. « Quatre ans de silence d’Etat suspect (…) Aucun mandat à l’horizon. Aucune assurance donnée par le juge d’instruction que les choses avancent ou avanceront dans un délai raisonnable.

    « Rien que des supputations », en somme, « et la collaboration entre la justice française et malienne qui n’est pas assez fluide, ce qui pose problème ».

    L’enquête ? « Un vrai labyrinthe », titre le site du quotidien guinéen Le Djély, pour lequel  « les atermoiements, la lenteur et les faux espoirs sont tels qu’on a l’impression que le processus est verrouillé par des gens qui n’ont pas intérêt à ce que la vérité jaillisse ».

    Et comme dans un labyrinthe, on ne s’en sort pas, on tourne en rond. Et pour cause, résume Le Pays : « Certains de ceux qui ont trempé leurs mains dans le rapt des deux journalistes, ont depuis été tués dans des opérations conduites par l’armée française.

    Le plus emblématique : al-Targui, qui avait revendiqué l’enlèvement et la mort. Quant au commanditaire présumé, Sidane Ag Hita, il court toujours, souligne Malijet, « ce qui signifie qu’on n’est pas à la fin de l’impunité ».

    L’autre raison, poursuit le papier du Pays, c'est que « les autorités françaises ont vite fait de classer tous les documents liés à l’affaire sous le sceau du secret défense ».

    Et une fois déclassifiée sous la pression des familles et de RFI, une partie de ces documents est aujourd’hui tout bonnement inexploitable. D’où le flou et l’incompréhension. Et « à tort ou à raison » résume Le Djély, on peut penser « que la raison d’Etat y est pour quelque chose ».

    « Il faut que ce silence s’arrête »

    Comme le dit l’un des membres du collectif des « Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon » ce matin dans les colonnes du quotidien dakarois Walf, « nous ne voulons pas que ce qui s’est passé ce jour-là au Mali soit oublié », regrettant au passage que certains pistes évoquées ne soit pas traitées par les magistrats.

    L’une de ces pistes, c'est celle évoquée par nos confrères de France 2 au début de l’année dans l’émission Envoyé spécial, présentant, nous rappelle l’article du Djély, l’enlèvement et l’exécution de nos collègues « comme les conséquences d’une rivalité entre services secrets français ».

    Et ce, « dans le cadre des négociations pour la libération des otages d’Arlit » détenus par Aqmi. C’était quatre jours avant les meurtres. Ghislaine et Claude auraient ainsi été des victimes collatérales, tuées par vengeance sur fond de rançons jugées insuffisantes par les terroristes.

    « Au rythme où vont les choses, et sans en être à 100 % certain, on peut se risquer à accorder du crédit à cette thèse », estime le quotidien Le Pays.

    D’autant que « du coté de Paris », écrit pour sa part le journaliste d’Aujourd’hui au Faso, on a opposé des dénégations. « Mais pas assez fortes, pas assez détergentes pour éponger les traces de soupçons laissés par ces révélations ».

    Et pour ne rien arranger, écrit encore le journal burkinabè, « on apprend que des commanditaires ou les auteurs de l’assassinat se trouveraient en Algérie ». Une information révélée hier et sur laquelle revient également le site internet du magazine Jeune Afrique.

    « Des suspects sérieux auraient été identifiés a déclaré le porte-parole de l’association des amis de Claude et Gihslaine. »

    « Si tel est le cas (…) il serait bien moins compliqué d’aller les y chercher que de fouiller le désert et imprévisible de Kidal », estime Aujourd’hui au Faso.
    Ainsi, conclut l’article du Pays :

    « Emmanuel Macron, a désormais l’obligation morale et politique d’aider à la manifestation de la vérité. C’est à l’aune de cela que l’on saura qu’il n’est pas un président comme ceux qui l’ont précédé ».

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