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    A la Une : le terrorisme de l'après

    AFP

    De l’après « califat » en Syrie et en Irak. Car il ne faut pas être fin analyste pour le relever : « Malgré la perte annoncée de son territoire, malgré ses revers militaires, le groupe Etat islamique est loin d’être à terre ». « Daech après Daech » c’est à lire ce matin dans Libération. L’organisation terroriste reste capable de frapper, y compris aux Etats-Unis, puisque c’est en son nom que Sayfullo Saipov a lancé sa camionnette sur des cyclistes.

    Pas de fief, pas de ligne de front non plus en Occident pour y envoyer ses combattants, mais l’EI attaque dès qu’il peut. « En passe de retourner à la clandestinité sur ses terres historiques, écrit Libé, le groupe jihadiste s’est disséminé à travers le monde, de l’Europe à l’Afrique en passant par l’Asie du Sud-Est » avec des combattants qui, parfois, n'ont jamais mis les pieds sur les terres du califat. Tel est le cas de l’auteur de l’attaque de Manhattan.

    CNN a fait le décompte : entre juin 2014, date de la proclamation de son califat, et février 2017, Daech a commis ou inspiré plus de 140 attentats dans 29 pays qui ont tué au moins 2 000 personnes.  « L'attentat de New-York (...) n'est que la confirmation que le terrorisme islamique est en mesure de frapper partout (...) Il n'y avait malheureusement que Donald Trump, et une partie du peuple américain, pour se croire à l'abri », pour le journal L’Alsace.

    Alors qu’il ne lui reste que 10 % de son territoire syro-irakien, l’organisation tourne maintenant le regard vers l’Asie, d’après le chercheur Didier Chaudet interrogé par Libé. La crise des Rohingyas en Birmanie est selon lui du pain bénit pour Daech, qui cherche a faire de l’Arakan, territoire de la minorité musulmane persécutée dans ce pays, la nouvelle Palestine. « La logique est de se déplacer vers l’Asie centrale », analyse Didier Chaudet.

    « Le désir de viser la Russie, plus faible que les Etats-Unis, et ses alliés post-soviétiques, est de plus en plus fort, comme celui de viser la Chine », ajoute-t-il. En attendant, « L'attentat de New York, écrit Laurent Joffrin dans son éditorial, montre la faiblesse paradoxale des mesures de restriction des libertés dans la lutte contre le terrorisme ». Non, poursuit-il, « le recul des libertés n’assure en rien le progrès de la sécurité ». Une phrase à méditer alors que l’état d’urgence a pris fin hier en France, après quasiment deux ans.

    La fin d’un régime d’exception remplacé par une nouvelle loi antiterroriste

    « L'exécutif en vient à transformer des mesures exceptionnelles en lois ordinaires, parce qu'il a, comme beaucoup, la conviction que le terrorisme s'est durablement installé », résume le quotidien régional La Voix du Nord. Le texte pérennise en effet plusieurs mesures de ce régime exceptionnel. Malheureusement, il n’y a pas eu de débat public sur le sujet, regrette ce matin le journal La Croix, alors que les discussions parlementaires ont été « sacrifiées à l'urgence ».

    Lutterons-nous mieux contre le terrorisme en court-circuitant nos procédures démocratiques ?, se demande La Croix. « Qu'il nous soit permis d'en douter. » Toujours est-il que pour le journal L’Opinion, c’est un fait : « Confrontés à une routine terroriste depuis 2015, les Francais réagissent aux attentats avec moins de stupéfaction, et acceptent désormais de rogner les libertés ».

    « Il faut bien reconnaître que l’émotion est presque plus forte pour la joggeuse assassinée et brûlée en Haute-Saône que pour les deux jeunes femmes de la gare Saint-Charles », juge le sociologue Michel Wieviorka, toujours dans les colonnes de L’Opinion. « Les Français, selon lui, semblent consi­dérer que l’on ne peut pas faire grand-chose pour prévenir ce type d’attentats qu’ils considèrent donc comme un fait divers. »

    Dans ce contexte, quelle place pour la justice antiterroriste ?

    Question posée ce matin à quelques heures du verdict du procès d’Abdelkader Merah, le frère de Mohammed Merah, le tueur de Toulouse et Montauban. C’est Libération qui pose la question dans son édition du jour, et le site Slate.fr qui lui répond quasiment : « Cathartique ». Voilà le rôle de ces procès liés aux attentats terroristes, très difficiles à mener, celui de Merah en a été la preuve.

    La justice française vivra aujourd’hui « un moment crucial de son histoire. Les magistrats de la cour d’assises spéciale le savent, ils seront un baromètre, écrit Libé, pour les dizaines d’audiences à venir ». « Une sorte d’immense séance d’exorcisme », reprend Slate. Mais on peut regretter que comme dans ce procès, les auteurs manquent à la barre. « Après cinq semaines, la cour n’aura finalement pas réussi à sortir de ce dilemme intrinsèque, résume de son côté La Croix : c’est Mohammed Merah que l’on voudrait voir juger, et non son frère. »

    Dès lors, « quel procès possible, après la mort de 86 personnes à Nice ? Tant de blessés, et un coupable ayant déjà échappé à toute poursuite pénale », se demande encore Slate. Et que penser des futures audiences concernant le 13-Novembre. Comment organise-t-on le procès d’une telle histoire ?

    La justice à laquelle Carles Puigdemont ne se soumet pas

    Le président destitué de Catalogne ne se rendra pas à sa convocation par la justice à Madrid, ce jeudi 2 novembre. Il n’a pas quitté la capitale belge où il s’est réfugié. « Courage fuyons ! », ironise La République des Pyrénées. Puigdemont superstar au plat pays, nous raconte pour sa part le correspondant du journal Le Monde dans son édition matinale. Souriant, il a été aperçu hier à Bruxelles. Le président déchu s’est même « prêté de bonne grâce au jeu des "selfies" ».

    « Mais la présence de M. Puidgemont devient un casse-tête pour le gouvernement belge, explique Le Monde, provoquant des tensions et des dissensions au sein de la coalition gouvernementale qui regroupe le parti libéral francophone et trois formations flamandes, dont l’Alliance néo flamande, parti nationaliste ». De déclarations contraires en prise de becs, « la Belgique pourrait être entraînée dans un conflit international particulièrement néfaste », estime l’éditorialiste du quotidien belge Standaard, repris ce matin par Le Monde.

    Très loin de Bruxelles, La Croix nous emmène en Corée du Nord

    Visiter l’unique église catholique du pays, située à Pyongyang. Reportage grand format dans un pays « où on ne croit pas » ; où la liberté religieuse n’existe pas, « en dépit de la Constitution qui garantit la liberté religieuse ».

    Sous une vierge aux yeux bridés, Francesco, président de l’association des catholiques de Corée, qui n’est ni prêtre, ni diacre, mais préside pourtant la prière, avance le chiffre de 800 croyants à Pyongyang, 3 000 dispersés dans toute la Corée du Nord. Des descendants des rescapés des grandes purges de l’époque Kim Il-sung, quand en 1948, lors de sa conquête du pouvoir, le fondateur du régime a voulu éradiquer les religions. « Toutes les églises ont été détruites, les chrétiens tués ou envoyés dans des camps », rappelle un missionnaire. La construction de cette église en 1988 grâce à des dons du même Kim Il-sung, en fait donc un lieu d’autant plus surprenant.

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