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    La Sicile aux urnes, dernier test électoral avant les législatives de 2018

    Silvio Berlusconi (G), leader du parti Forza Italia, anime un meeting aux côtés du candidat local Nello Musumeci (D) lors de la campagne à Cantania en Italie, le 2 novembre 2017. REUTERS/Antonio Parrinello

    Ce dimanche, tous les regards des leaders des grands partis italiens seront tournés vers la Sicile. Dans cette région autonome à statut spécial, 4,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire leur nouvelle assemblée régionale et leur nouveau gouverneur. Leur choix est considéré comme le dernier test politique à valeur nationale avant les législatives du printemps prochain.

    En Sicile, région parmi les plus peuplées d’Italie, l’enjeu est de taille. Que prévoient les derniers sondages publiés avant le silence obligatoire ?

    Tous donnent plus de 30 % d’intentions de vote pour le candidat du parti anti -système « 5 étoiles », Giancarlo Cancelleri, géomètre de formation, et pour celui de droite Nello Musumeci, vieux loup de la politique sicilienne... Il est soutenu par la coalition formée par Forza Italia de Silvio Berlusconi, la Ligue de Matteo Salvini et la formation d'extrême droite Fratelli d'Italia.

    Le candidat du Parti démocrate au pouvoir, Fabrizio Micari, recteur de l’université de Palerme, est crédité de moins de 17 % des intentions de vote. Idem pour celui de la gauche radicale, le député et écrivain Claudio Fava. Donc, le centre gauche, très fragmenté, redoute une débâcle. Elle aurait évidement des conséquences sur les ambitions du secrétaire du PD, Matteo Renzi, qui brigue un nouveau mandat au palais Chigi.

    Au cours de la campagne électorale, les Siciliens ont-ils été bien informés des programmes des candidats ?

    Le seul candidat qui a beaucoup parlé de lutte contre la mafia, contre les détournements de fonds ou encore du besoin de formation pour les jeunes Siciliens, sachant que 53 % sont au chômage, c’est le député Claudio Fava dont le père, un journaliste, a été assassiné en 1984 par la mafia.

    Le candidat du Mouvement 5 étoiles a été très soutenu par les dirigeants de la formation, dont Beppe Grillo et Luigi di Maio, candidat au poste de Premier ministre. Ce parti a joué à fond la carte promo de l’honnêteté, de l’anti-corruption, de la bataille pour le changement radical qu’il estime incarner par rapport aux forces traditionnelles.

    Le candidat du Parti démocrate s’est montré concret dans ses projets d’amélioration en termes d’éducation, de santé, d’infrastructures ou de lutte contre la culture mafieuse. Mais trop timide. Et en plus, Matteo Renzi ne s’est pas déplacé pour l’épauler !

    Quant au candidat de droite, super entouré par l’octogénaire Berlusconi - de nouveau au top sur scène ! -, il sait que traditionnellement, la Sicile vote à droite et a plus la tête dans les affaires que dans les étoiles. Donc, on a entendu beaucoup de slogans contre « les dangers du populisme des 5 étoiles » « pour l’Italie comme pour l’Europe ».

    On sait que la terre de Pirandello est très complexe. En 2017, les risques d’infiltrations mafieuses sont-ils toujours élevés ?

    Oui, ils restent élevés. D’ailleurs, bien que très en forme physiquement, Silvio Berlusconi doit accuser le coup après la récente annonce du parquet de Florence qui le soupçonne d’avoir un zest de responsabilité dans des attentats commis à Florence et Rome en 1993 par Cosa Nostra.

    Concernant les listes électorales, on note des dizaines de candidats qualifiés « d’imprésentables ». En raison, par exemple, de leurs liens de parenté avec des mafieux. Par ailleurs, le vieux système du vote d’échange - une faveur contre une voix - n’est pas enterrén loin de là !


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