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    A la Une: le calendrier électoral en RDC

    Plus de trois tonnes de matériel de révision du fichier électoral ont été livrées jeudi 16 février 2017 à l’antenne de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de Kimvula (province du Kongo central) par un hélicoptère de la Monusco. MONUSCO/Florence Marchal

    Les élections présidentielles, législatives et provinciales, tant attendues en RDC, auront lieu fin 2018, si tout va bien…

    En effet, relate Le Potentiel à Kinshasa, « la Commission électorale nationale indépendante (la Céni) a enfin rendu public, hier dimanche dans la soirée, le calendrier électoral. La présidentielle, les législatives nationales et provinciales sont prévues le 23 décembre 2018. Quant au nouveau président élu, il est censé entrer en fonction le 12 janvier 2019. Très ambitieuse, cette feuille de route est cependant assortie de contraintes majeures, pointe Le Potentiel, d’ordre légal, financier, logistique, politique et sécuritaire. Au point que la Céni a, dans la foulée, avoué que si les dates butoirs liées à chaque contrainte n’étaient pas respectées, il serait à craindre une remise en question de l’ensemble des opérations électorales. Bref, ces contraintes pourraient plomber le calendrier et le rendre aléatoire. »

    Alors, « première réaction à tomber, relève le site d’information congolais Cas Info, c’est celle du camp présidentiel. La MP se félicite du calendrier que la Céni vient de rendre public. Selon son secrétaire général, Aubin Minaku, "le décor est planté". »

    Colère de l’opposition

    Pour sa part, l’opposition dénonce ce calendrier électoral, pointe 7 sur 7. « Plusieurs figures de proue de l’opposition, notamment Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Olivier Kamitatu et Claudel Lubaya, ont rejeté le calendrier électoral. Ils appellent au départ du président Kabila. »

    « Dans son message Twitter, posté hier dimanche, Katumbi qualifie le calendrier de la CENI de "fantaisiste" et déclare qu’il ne l’acceptera pas au motif que le "régime prédateur veut prolonger l’instabilité et la misère du peuple". »

    « De la colère, s’exclame Direct CD, autre site d’information congolais. C’est en ces termes que l’opposition congolaise et les mouvements de la société civile ont réagi à l’annonce de Corneille Nangaa, président de la Céni. »

    « Peu importe la Céni, a affirmé Etienne Tshisekedi, le leader de l’UDPS. Son calendrier sonnera le glas de ce régime malfaisant. Préparez-vous, congolais, l’heure est venue de chasser Joseph Kabila. »

    « Tout repose maintenant sur les épaules de la population qui doit prendre les choses en main », a fait remarquer Claudel André Lubaya, autre opposant congolais, cité par Direct CD, « affirmant que l’annonce de la Céni "n'est pas un calendrier électoral, mais un calendrier assassinant les élections". »

    Une année de plus pour Kabila

    « Ce qui est sûr, affirme Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, c’est que ce second report des élections, qui devaient se tenir en décembre 2016, puis en 2017, offre sur un plateau une année supplémentaire de pouvoir au président Joseph Kabila. La Commission électorale joue habilement avec le calendrier, en ne froissant pas la communauté internationale qui avait donné au pouvoir, par la voix de l’ambassadrice américaine Nikki Haley, jusqu’en 2018 pour organiser la présidentielle. Mais, s’interroge Afrikarabia, Joseph Kabila tiendra-t-il promesse ? (…) En reculant une nouvelle fois la date des élections, le président congolais joue avec le feu. Et fait un pari risqué : s’accrocher au pouvoir jusqu’en décembre 2018… et peut-être plus. La fin de l’année 2017 sera donc explosive à Kinshasa. »

    En effet, renchérit Ledjely en Guinée, « on s’attend à ce que le bras de fer perdure et que la crise, quoique latente, se poursuive, elle aussi. On est donc loin d’une hypothétique sortie de crise. Pouvoir et opposition continueront encore à s’épier. Des manifs, il y en aura encore et toujours. Et à chaque fois, la police et la gendarmerie séviront avec une dose suffisante de brutalité. (…) C’est malheureusement ce qui attend la RDC avec ce nouveau chronogramme. Une nouvelle année qui ne profitera pas au développement du pays. Une nouvelle année qui verra l’insécurité davantage prendre racine et se généraliser à tout le pays. Bref, une nouvelle année de perdue à se chamailler et à accentuer le retard du richissime pays qu’est la RDC. Quel paradoxe ! »

    « Une chose est certaine, conclut Wakat Séra au Burkina, le ver est déjà dans le fruit et le président de ce pays à la taille d’un continent et au sous-sol d’une richesse qui aiguise tant d’appétits, aura un mandat supplémentaire très mouvementé. Président depuis 2001, suite à l’assassinat de son père, le plus jeune chef de l’Etat de l’histoire du Zaïre devenu RDC a-t-il trouvé la formule pour se 'mobutuiser' au pouvoir ? L’avenir, l’opposition et le peuple congolais nous le dirons. »

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