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    Décryptage avec nos invités, Liesl Louw Vaudran et Stéphanie Wolters, de l'Institut d'études et de sécurité de Pretoria -ISS-, Daniel Compagnon, professeur à l'Institut d'études politiques de Bordeaux (Centre d'études d'Afrique noire), Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, et nos envoyés spéciaux à Harare et correspondants régionaux.

    Macédoine: lourdes peines pour les «terroristes» de Kumanovo

    Des blindés de la police à Kumanovo, au nord de la capitale, Skopje, lors d'une opération contre «un groupe armé», le 9 mai 2015. REUTERS/Ognen Teofilovski

    C'est le 2 novembre dernier qu'est tombé le verdict. Plus de deux ans après l'opération des forces de l'ordre macédoniennes contre un groupe armée albanais, le 9 mai 2015 à Kumanovo, 38 individus ont été condamnés pour des « actes de terrorisme », dont huit à perpétuité et treize à quarante ans de prison. Des peines qui provoquent des remous dans les régions albanaises de Macédoine, mais également au Kosovo voisin

    Ce verdict peut-il mettre le feu aux poudres ? Des drapeaux macédoniens ont été brûlés au Kosovo, et une manifestation a rassemblé dimanche quelques centaines de personnes dans les rues de Skopje pour demander la révision du procès et l'ouverture d'une enquête internationale. L'Association des vétérans de guerre de l'UCK-M, l'Armée de libération populaire, et les familles des condamnés exigent la nomination de nouveaux procureurs, juges et enquêteurs sélectionnés par l’OSCE. Représentant environ 25% du million et demi d'habitants de la Macédoine, la population albanaise réclame plus de droits culturels et politiques, depuis l'indépendance du petit État, acquise en 1991. Un accord de décentralisation avait bien été trouvé après les affrontements de 2001 entre la guérilla albanaise et les forces macédoniennes, mais les combats du 9 mai 2015 prouvent que le feu couve toujours, et que certains sont encore prêts à prendre les armes.

    Que s'était-il donc passé ce jour-là à Kumanovo ?

    Le scénario précis des événements reste extrêmement mystérieux. Le 9 mai au matin, la police avait donné l'assaut à trois maisons d'un quartier de Kumanovo, où étaient retranchés plusieurs dizaines d'hommes en armes. Au terme de 36 heures de combats, 22 morts étaient à déplorer des deux côtés lors d'une opération qui s'est donc avérée être un total fiasco. Pour beaucoup, celle-ci aurait été montée de toute pièce par l'ancien gouvernement nationaliste et conservateur de Nikola Gruevski, à l'époque plombé par des affaires de corruption à répétition, et alors que des milliers d'opposants protestaient dans les rues de Skopje. L'attaque de Kumanovo aurait été une façon de détourner l'attention de l'opinion publique en manipulant une poignée de desperados de la cause albanaise, et en ressuscitant le spectre d'affrontements inter-communuatires.

    Cette opération de communication a-t-elle réussi ?

    Bien au contraire, dans les jours qui suivent l'opération de Kumanovo, des manifestations regroupant Albanais et Macédoniens demandent le départ de Gruevski et que toute la vérité soit faite sur les affrontements du 9 mai. Aujourd'hui, la condamnation des guérilleros du groupe Kumanovo est la première épreuve du gouvernement social-démocrate de Zoran Zaev, qui tient grâce au soutien des principaux partis albanais. Ces derniers, qui surfent sur un nationalisme mobilisateur, vont devoir accepter le verdict des juges macédoniens, au risque de mécontenter leur électorat. La « question albanaise » est en effet toujours brûlante dans les Balkans, d'autant que l'intégration européenne promise à terme par Bruxelles semble de plus en plus lointaine et que l'indépendance du Kosovo n'est toujours pas reconnue par cinq pays de l'Union, dont l'Espagne. Pour beaucoup d'Albanais de Macédoine, du Kosovo, ou d'Albanie, un jour viendra où toutes les terres où ils habitent devront être réunifiées.


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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.