GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 19 Novembre
Lundi 20 Novembre
Mardi 21 Novembre
Mercredi 22 Novembre
Aujourd'hui
Vendredi 24 Novembre
Samedi 25 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    «Paradise Papers»: Glencore poursuivi par les affaires

    Glencore, le géant minier suisse, est impliqué dans le rachat d'une mine de cuivre en République démocratique du Congo (RDC), aux côtés d'un homme d'affaires israélien. AFP / SEBASTIAN DERUNGS

    Montages financiers douteux en RDC et en Australie... Le géant du négoce et des mines Glencore est épinglé par les «Paradise Papers», ce qui ne va pas améliorer sa réputation

    Glencore épinglé par les « Paradise Papers ». Rien d'étonnant, le géant suisse des matières premières était jusqu'à l'an dernier l'un des plus gros clients d'Appleby, le cabinet d'avocats logé au paradis fiscal des Bermudes.

    Les fuites révèlent qu'en 2008, en République démocratique du Congo, Glencore accorde un « prêt » de 45 millions de dollars à l'homme d'affaires israélien Dan Gertler, un proche du pouvoir congolais, pour qu'il puisse négocier un rabais sur le rachat de la société d'exploitation du cuivre Katanga Mining.

    En Australie, où Glencore produit du cuivre et du zinc, ce sont des opérations croisées sur devises qui ont été mises au jour : elles se monteraient à 25 milliards de dollars, rien qu'en 2013. Le Bureau australien des impôts soupçonne que ces transactions aient servi à masquer une évasion fiscale organisée.

    Substitution aux banques

    C'est quasiment dans l'ADN de la société suisse. Glencore s'appelait alors Marc Rich and Co., du nom de son fondateur, recherché par le FBI pour... évasion fiscale, et pour avoir vendu du pétrole irakien alors que c'était interdit en vertu des sanctions contre Bagdad.

    L'ancêtre de Glencore prêtait aussi déjà de l'argent aux pays en développement ou aux Etats de l'ancien bloc soviétique, en échange de leurs matières premières. Une substitution aux banques qui se poursuit. Au Tchad, Glencore a préfinancé trois ans de cargaisons de brut. Problème : les cours du pétrole se sont effondrés et les autorités de Ndjamena doivent aujourd'hui près d'un milliard et demi de dollars à la société de négoce. Au Congo-Brazzaville, Glencore est aussi devenu le banquier de l'Etat, malgré l'avertissement du FMI.

    De la Zambie au Burkina Faso ou à la Colombie, on ne compte pas les allégations d'évasion fiscale, d'entraves au droit du travail ou de dommages à l'environnement causés par Glencore. Un conglomérat du négoce et des mines présent dans 50 pays aujourd'hui. Et dont un des salariés confiait à Appleby qu'il faudrait un mur entier pour dessiner l'enchevêtrement de toutes ses filiales.


    Sur le même sujet

    • Russie / Etats-Unis

      «Paradise Papers»: le ministre américain du Commerce dans la tourmente

      En savoir plus

    • Canada

      Les «Paradise Papers» épinglent des proches du clan Trudeau

      En savoir plus

    • Economie

      «Paradise Papers»: un nouveau scandale d’optimisation fiscale révélé

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.