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    A la Une: l’élection présidentielle suspendue au Liberia

    Le quartier général du Parti de la liberté de Charles Brumskine, le 6 novembre 2017 à Monrovia. REUTERS/James Giahyue

    « Les juges de la Cour suprême ont en effet suspendu, hier, le processus électoral à la veille du second tour prévu de la présidentielle entre l’ex-star du football George Weah et le vice-président sortant Joseph Boakai, sans fixer de nouvelle date au scrutin. » C’est ce que constate Le Monde Afrique « Le président de la Cour suprême, Francis Korkpor, a interdit à la NEC, la Commission nationale électorale, de +tenir le second tour de l’élection jusqu’à ce qu’elle ait examiné les recours+ pour fraude présumée sur l’organisation du premier tour. »

    Pourquoi ce report ? Réponse de L’Observateur Paalga à Ouaga : « C’est la conséquence de la saisine de la Cour suprême par Charles Brumskine, le candidat du Parti de la liberté, qui, avec 9,6% des suffrages exprimés, devait être le principal faiseur de rois. Mais celui qui est arrivé troisième lors de la manche éliminatoire n’a cessé, depuis, de dénoncer d’importantes fraudes et irrégularités ayant entaché la sincérité du scrutin. En estimant que de sérieuses enquêtes sur ces allégations étaient la condition sine qua non pour tenir le second round et que le duel au sommet ne pourrait avoir lieu tant que les soupçons n’auraient pas été dissipés, les grands juges donnent quelque peu raison au plaignant. Les deux qualifiés vont donc devoir attendre, pointe encore L’Observateur, en particulier l’ancien Ballon d’or africain, qui était parvenu à dribbler ses adversaires pour se hisser à la tête de la phase qualificative avec 39% des voix. »

    Combien de temps va durer cette pause électorale ? « La NEC a jusqu’au 22 novembre prochain, répond Le Pays, pour fournir des éléments de réponses sur les présumées défaillances et autres allégations de fraudes qui lui sont reprochées. Autant dire que les partisans de Georges Weah et Joseph Boakai devront prendre leur mal en patience, le temps que la Cour suprême vide ce contentieux électoral et décide de la suite de la compétition. »

    Le syndrome kenyan ?

    Wakat Séra s’interroge : « Le Kenya où l’élection présidentielle a été annulée et reprise parce jugée entachée de fraudes, le Kenya fera-t-il jurisprudence au Liberia ? (…) Le cas kényan qui n’a pas fini de faire parler de lui, avec les menaces de violences qui pèsent sur le pays après sa deuxième élection présidentielle en moins de trois mois et dans la même année, le Kenya n’est pas forcément l’exemple à suivre, relève le site. En tout cas, la balle n’est pas dans les pieds du footeux George mais bien dans le camp de la Commission électorale qui a jusqu’au 22 novembre pour décider du sort de ce scrutin qui pourrait devenir celui de tous les dangers. »

    « Attention au syndrome kenyan », renchérit Ledjely en Guinée. « A priori, quand la justice, en toute indépendance, décide d’exercer son autorité et d’assumer ses fonctions, on ne peut que s’en féliciter. Cependant, quand il y a un contexte sociopolitique des plus fragiles et dans le cadre d’une compétition électorale où les protagonistes n’hésitent point à recourir à la surenchère politique, il y a bien des raisons de nourrir des appréhensions. Or, c’est bien dans ce cas d’espèce que l’on se trouve actuellement au Liberia. (…) En effet, précise Ledjely, à supposer que l’arbitrage de ce contentieux débouche sur une sentence qui remette en cause l’acquis et la position actuelle de Georges Weah, ce dernier et ses partisans s’y plieront-ils ? Ce n’est pas évident. L’ancienne star du football risque de voir dans une telle décision une manœuvre visant à l’empêcher d’accéder au pouvoir. Candidat des masses laborieuses et des Libériens de souche, lui et ses partisans pourraient y voir un complot permettant à l’élite américano-libérienne de garder la mainmise sur les appareils politique et économique du pays. Bien entendu, dans un tel contexte, des réactions sont à prévoir. Or, pointe encore Ledjely, le Liberia tel qu’on le connait, n’a besoin d’aucune étincelle. Parce que de cette dernière, pourrait très vite renaître le brasier qui a failli consumer le pays dans les années 80 et 90. Certes, Charles Taylor et Samuel Doe ne sont plus là pour activer le feu. Mais les rancœurs sont à fleur de peau et les tentations des plus grandes. »

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