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    A la Une : Trump, un an

    Le président américain Donald Trump, le 23 octobre 2017 à Washington. © REUTERS/Joshua Roberts

    « Donald Trump : un an de fracas, peu de résultats », résume Le Figaro en première page.

    « Le 8 novembre 2016, l’élection présidentielle américaine portait à la Maison Blanche un homme d’affaires sans expérience politique, un candidat atypique marchant à l’instinct et à l’imprévisibilité, un populiste dressé contre le "système" et le politiquement correct. L’équation comportait une énorme inconnue: quel président serait Donald Trump ? Un an plus tard, pointe Le Figaro, les Américains ont l’impression de lire à livre ouvert dans la tête de cet homme qui s’épanche continuellement dans les médias et sur les réseaux sociaux. Pourtant, il est plus complexe qu’il ne paraît, toujours en mouvement sur plusieurs fronts à la fois. En certaines occasions, on peut penser que l’ancien promoteur est totalement perdu et ne sait pas ce qu’il fait à la tête de la nation la plus puissante du monde ; à d’autres moments, il paraît avoir un plan et le suivre opiniâtrement, aussi destructeur soit-il pour "l’État bureaucratique" ou les alliances internationales. »

    Pour ce qui est de son bilan, pas de quoi pavoiser, poursuit Le Figaro : « En moins d'un an, il a détricoté l’Obamacare sans parvenir à faire adopter un nouveau système d’assurance-maladie. La construction du mur qu’il a promis d'ériger à la frontière mexicaine n’a pas commencé. Son travel ban pour les pays musulmans n’est que partiellement appliqué. La fracture raciale s’est aggravée. Trump a affaibli ses alliances internationales. Incapable de forger un compromis au Congrès, il n’a pas été en mesure de faire adopter la moindre réforme ou loi significative. »

    Les militaires contre-pouvoir…

    « Comme le disait récemment Thomas Friedman, l’éditorialiste du New York Times, remarque Ouest France, "les seuls qui peuvent contenir Trump, ce sont les Républicains ou les généraux qui l’entourent'". (…) On veut bien le croire, soupire le journal, depuis qu’on a entendu Trump affirmer aux Nations Unies qu’il était prêt à "détruire totalement" la Corée du Nord. S’en remettre aux militaires, au vu des circonstances, est un pis-aller peut-être nécessaire. Mais lorsque l’armée joue les contrepouvoirs, c’est que, manifestement, les autres ne suffisent plus. Et seule une année de mandat s’est écoulée. »

    De toute façon, pointe Sud-Ouest, « le seul pays capable de serrer à la gorge la Corée du Nord, par un boycott ou l’arrêt de livraisons de pétrole, est la Chine. C’est désormais à Pékin que le centre de gravité du monde a basculé. Parmi le peu de choses que Donald Trump a apprises en un an, voilà au moins une réalité qui ne lui a pas échappé. »

    La mécanique Trump

    Longuement interrogé par Libération, Noam Chomsky, linguiste, philosophe et fervent activiste, tente de démonter la mécanique Trump… « Le processus se fait à deux niveaux, affirme-t-il. Au premier, on a ce personnage étrange à la Maison-Blanche, qui avance ses pions en monopolisant quotidiennement les gros titres. Sa technique, qu’il maîtrise parfaitement, consiste à faire des déclarations plus excentriques les unes que les autres, et pendant que les analystes perdent leur temps à en déterminer le degré de mensonge ou d’approximation, il est déjà passé à la déclaration suivante, et tout le monde a oublié la précédente. (…) Au second niveau, poursuit Noam Chosky, la frange la plus féroce du Parti républicain en profite pour servir les intérêts de ses soutiens - à savoir, les super riches et les entreprises puissantes - tout en démantelant pièce par pièce un État fédéral censé servir les intérêts d’une population qu’ils jugent peu digne d’intérêt. »

    Enfin, toujours pour Noam Chomsky, « le danger le plus extrême (de la présidence Trump) est le retrait des États-Unis de la lutte contre le changement climatique d’origine anthropique, auquel Trump ne croit pas, comme la plupart des cadres du Parti républicain. En annulant des législations de protection de l’environnement, en interdisant des travaux de recherche sur ces menaces, cette administration précipite la race humaine vers le désastre, estime le philosophe américain, au nom d’intérêts économiques à court terme. »

    Enfin, le journal La Croix entend rester positif. Finalement, écrit le quotidien catholique, « derrière le chaos que la politique Trump prépare se dessinent aussi des résistances, une volonté de nouvelles coopérations, un élan pour contrer une approche aussi destructrice. Il reste des marges de manœuvre pour éviter l’abîme. Aux États-Unis mêmes, de nombreuses voix s’élèvent pour limiter la casse. Donald Trump est en train de réussir, s’exclame La Croix, à remobiliser ceux qui, à travers le monde, continuent de penser que la démocratie est une éthique de la discussion. Celle qui ouvre sur des coopérations. »

    Profits non imposables !

    Les « Paradise papers » : voilà la suite de cette grande enquête internationale sur les paradis fiscaux. Cette fois, Le Monde montre du doigt les grands groupes internationaux. « Les Paradise papers en sont une nouvelle preuve, pointe le quotidien du soir, l’optimisation fiscale reste un sport très prisé des multinationales : elle soustrait 60 milliards d’euros aux pays européens, dont 11 milliards à la France. Et Le Monde d’expliquer comment Nike, via les Pays-Bas, échappe quasiment à l’impôt en Europe. Comment, du Delaware au Luxembourg, Whirlpool multiplie les holdings pour alléger sa facture fiscale. Comment après l’Irlande, Apple a trouvé un refuge fiscal à Jersey. Selon l’économiste Gabriel Zucman, "40 % des profits des multinationales sont délocalisés dans les paradis fiscaux". »

    « Un deal en art massif »

    Enfin, on revient à Libération qui fait sa Une sur le Louvre Abou Dhabi…

    « Un deal en art massif », titre le journal. « L’inauguration du musée émirati, ce mercredi, marque l’aboutissement d’un projet de plus de dix ans. En achetant la +marque+ française et des centaines d’œuvres d’art, les Émirats arabes unis espèrent briller sur le plan international. »

    Le musée sera inauguré ce soir par Emmanuel et Brigitte Macron, au côté du prince héritier des Émirats arabes unis. Récemment, pointe Libération, « dans le quotidien britannique The Guardian, un historien n’hésitait pas à faire le parallèle avec l’expédition organisée par Napoléon Bonaparte en Égypte pour récupérer un maximum d’antiquités égyptiennes à fin d’études : "la roue a tourné et deux siècles plus tard, c’est la France qui offre ses trésors culturels afin qu’ils soient étudiés localement. […] Sauf que, contrairement à Napoléon qui avait utilisé la manière forte, la visite de Macron vise à déployer en douceur l’influence de la France sur le long terme" »

    Et Libération de conclure : « l’avenir dira qui assoit le plus son influence sur l’autre, la culture apparaissant bien, dans ce cas précis, comme le bras armé de la politique. »

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