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    Décryptage avec nos invités, Liesl Louw Vaudran et Stéphanie Wolters, de l'Institut d'études et de sécurité de Pretoria -ISS-, Daniel Compagnon, professeur à l'Institut d'études politiques de Bordeaux (Centre d'études d'Afrique noire), Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, et nos envoyés spéciaux à Harare et correspondants régionaux.

    A la Une: l’opposition maintient la pression au Togo

    Manifestation de l'opposition à Lomé le 20 septembre 2017. © REUTERS

    « Une première dans l’histoire des manifestations au Togo, s’exclame le site officiel de la présidence togolaise. La police a communiqué le chiffre de la participation au rassemblement de l’opposition hier à Lomé. Il y avait entre 9 000 et 10 000 personnes dans les rues. Le défilé s’est déroulé sans aucun incident. Ce dont s’est félicité le ministre de la Sécurité, Damehame Yark. »

    Pour Liberté, quotidien d’opposition, « les rues ont encore grouillé de monde hier, pour le compte du second jour du 3e round des manifestations organisées par la coalition de l’opposition. Comme attendu, la mobilisation était encore au rendez-vous, affirme le journal togolais, pour réclamer le retour à la Constitution de 1992, le vote de la diaspora et le départ du pouvoir de Faure Gnassingbé. Au RPT/UNIR (le parti présidentiel) c’est la panique totale, s’exclame encore Liberté. À défaut de pouvoir tenir encore des contremarches, la réponse se résume à chanter la paix, comme depuis le début des manifestations populaires drôlement conçues comme une menace à la paix. Si seulement, soupire Liberté, les comportements du pouvoir pouvaient suivre cette vertu chantée dans les rangs des ennemis du peuple ! »

    Dialogue de sourds

    Le Monde Afrique note pour sa part qu’hier « à Lomé, l’un des leaders historiques de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, a réagi à l’annonce faite la veille au soir par le gouvernement, affirmant prendre +toutes les dispositions nécessaires pour l’ouverture d’un dialogue avec l’ensemble de la classe politique togolaise+. +Nous sommes favorables au dialogue et nous l’avons toujours dit (…) mais pour discuter des conditions de départ de Faure Gnassingbé+, a dit Jean-Pierre Fabre. Un préalable difficilement acceptable pour le pouvoir en place. Dans le même communiqué, le gouvernement – répondant à +son souci de promouvoir un climat de paix et de cohésion sociale+ – avait également annoncé la libération de quarante-deux personnes jugées et condamnées dans le cadre des récentes manifestations de rue. » En tout cas, « l’opposition appelle à de nouvelles manifestations mercredi et jeudi. »

    « La rue ne désarme guère », donc, relève Ledjely en Guinée. Mais le mouvement s’enlise, estime le site : « si la pertinence et le bien-fondé du soulèvement des opposants togolais ne souffrent d’aucune ambigüité, les mobilisations qui ont cours depuis le 19 août peinent à se révéler décisives. On semble être dans le même cas de figure qu’en République démocratique du Congo, où les forces en présence se neutralisent. Même s’ils ne gobent pas le pouvoir actuel, il y a manifestement des Togolais qui ne font pas nécessairement confiance aux opposants au point de les suivre aveuglement. En particulier, on sent la société civile à l’écart de cette dynamique de contestation. L’affaire reste ainsi essentiellement politico-politicienne. »

    De vaines tentatives de médiation

    Sur le plan international, les tentatives de médiation sont pour l’instant restées lettre morte… C’est ce que pointe Aujourd'hui à Ouaga : « si le président de l’UA, le Guinéen Alpha Condé tente de concilier les positions, il n’est pas encore parvenu à un résultat tangible. Idem pour l’Ivoirien Alassane Ouattara, qui essaie aussi de décrocher la médiane entre pouvoir et opposition. Le Béninois Patrice Talon, proche du dossier togolais, fait ce qu’il peut, mais hélas, bute à la méfiance de l’opposition. Seul peut-être le Ghanéen Nana Akufo Addo, parvient à avoir l’oreille attentive des différents "belligérants", encore que son plan de laisser Faure jusqu’en 2020 et de ne pas se représenter ne trouve ni aval chez les gnassingbéphiles ni chez les partisans de Jean-Pierre Fabre et Cie. Et la France dans tout ça ? s’interroge Aujourd’hui. Si l’opposant Tikpi Atchadam fait des appels du pied à Emmanuel Macron, c’est qu’il espère un geste qui pencherait en faveur de sa coterie revendicationnelle et politique. Malheureusement, rien du côté de l’Élysée ne laisse percevoir quoi que ce soit ! »

    Bref, conclut le quotidien burkinabè, « la météo internationale sur le Togo reste indéchiffrable. D’aucuns penchent à un lâchage de ce pays, qui ne pèse pas sur l’échiquier géopolitique, comme une RD Congo, d’autres estiment que si le Togo saute, l’effet domino pourrait toucher même la Côte d’Ivoire. En attendant, le pays tangue, et tout peut arriver, si un modus vivendi n’est pas trouvé. »

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