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    Roumanie: manifestations contre les réformes fiscales et judiciaires

    Manifestation contre le transfert des charges sociales patronales, à Bucarest, en Roumanie, le 4 octobre 2017. © Daniel MIHAILESCU / AFP

    La Roumanie est sens dessus dessous au moment où se discute un dossier important que tente d'imposer le gouvernement social-démocrate. Celui-ci veut imposer une réforme fiscale qui risque d'avoir un impact négatif sur le niveau de vie des Roumains. Dans les deux cas, l'inquiétude monte.

    Pouvons-nous tout d'abord évoquer cette grogne qui porte sur les cotisations sociales ?

    Cette histoire de cotisations sociales ne date pas d'hier : cela fait un mois que l'exécutif souffle le chaud et le froid sur ce dossier. À l'annonce, début octobre, de ce projet, inédit en Europe, de transfert des cotisations sociales patronales à la charge des employés, plusieurs manifestations avaient secoué le pays. Hier, ce sont plus de 5 000 employés de l'usine Dacia qui ont pris le relais. La réforme fiscale en question pourrait amputer leur salaire d'environ 20%, alors même que ceux-ci ont obtenu plusieurs hausses de revenus ces quinze dernières années. Leur entrée en scène, aux côtés d'autres syndicats importants, pourrait avoir un impact, car Dacia est un important employeur dans le pays. L'usine, rachetée par Renault en 1999, emploie environ 14 000 personnes sur les 30 000 habitants que compte la petite ville de Mioveni, située à une centaine de kilomètres de Bucarest. Elle produit 1 300 véhicules par jour et est un symbole de réussite économique.

    Justement, l'économie roumaine va bien, pourquoi se cramponner à une telle mesure impopulaire ?

    La croissance est toujours là mais la Roumanie accuse aussi un déficit de 4,1% au deuxième trimestre 2017. C'est la plus mauvaise élève de la classe européenne, selon Eurostat. Le gouvernement social-démocrate, élu en fin d'année dernière, n'a eu de cesse de brosser une grande partie de son électorat dans le sens du poil avec une hausse du Smic et d'importantes augmentations de salaire. Résultat, la réalité économique -et les mises en demeure de Bruxelles le poussent à revoir en urgence sa copie. Avec ce volte-face spectaculaire, le gouvernement espère donc récupérer de l'argent. D'autant que la Roumanie a besoin d'investissements massifs dans ces infrastructures pour rattraper son retard. Les employés de Dacia réclamaient d'ailleurs hier une autoroute entre le sud et le centre du pays pour leur permettre d'exporter davantage en Europe de l'Ouest. Mais c'est avant tout pour leurs salaires et leur niveau de vie qu'ils s'inquiètent. Rappelons que le salaire minimum s'élève à un peu plus de 300 euros par mois dans le pays.

    En parallèle de cette colère au sujet des cotisations sociales, le thème de la justice est lui aussi un sujet de discorde actuellement ?

    Oui, en effet, l'indépendance de la justice revient une nouvelle fois au premier plan après les manifestations record du début d'année contre le fameux projet d'ordonnance d'urgence visant à assouplir les lois anticorruption. Le gouvernement avait dû faire marche arrière, on s'en souvient. Mais, durant ces neuf derniers mois, il n'a eu de cesse de tenter de réformer une justice trop indépendante à ses yeux . Et c'est ce qui se passe à nouveau en ce moment avec, là encore, des manifestations qui secouent le pays. Plus de 12 000 personnes ont défilé ce dimanche à Bucarest du siège du gouvernement au siège du parlement en traitant leur exécutif de « voleurs ». Même chose dans plusieurs autres villes. Le projet de loi, qui vient d'entrer en débat au Parlement, prévoit de réduire les compétences du parquet anticorruption qui ne pourrait notamment plus enquêter sur des magistrats. Dans le même temps, le ministère de la Justice verrait renforcer sa mainmise sur les procureurs. Là encore, cette annonce de réforme voulue par la majorité effraie une partie des Roumains.

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