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    L’Allemagne s’interroge sur son pactole issu de l'excédent budgétaire

    La chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse au siège de la CDU à Berlin, le 16 octobre 2017. REUTERS/Fabrizio Bensch

    Cette année encore, l'Allemagne s'apprête à dégager un excédent budgétaire record. Une nouvelle estimation sera publiée cet après-midi, elle va réactiver une question récurrente chez nos voisins d'outre-Rhin : que faire de tout cet argent ?

    Dans la vertueuse, la rigoureuse Allemagne, dégager un surplus est devenu un automatisme. Cela a commencé en 2012 et c'est parti pour durer. Le record de l'an dernier, 24 milliards d'euros d'excédent, toutes collectivités confondues, devrait être battu cette année ; on s'attend à ce que le surplus continue à croître au moins jusqu'en 2019, il pourrait alors presque doubler par rapport à l'an dernier. On aura, ce jeudi 9 novembre dans l'après-midi, une vision plus précise de son ampleur avec les prévisions officielles pour l'État et les régions.

    Ces chiffres vont donner du grain à moudre aux libéraux (FDP) et aux Verts qui négocient en ce moment avec la CDU la composition du prochain gouvernement de coalition. Les deux partis ne sont pas du tout d'accord sur le bon usage de ce pactole. Les Verts pensent transition énergétique. Ainsi, il a été évoqué le financement du retraitement des déchets nucléaires avec les surplus de 2017. Les libéraux, eux, plaident en faveur d'une baisse des impôts pour redonner du pouvoir d'achat aux ménages modestes et aux classes moyennes. Le comité des sages qui donne son avis deux fois par an sur la politique économique est allé dans le même sens hier. Dans leur déclaration au Parlement les experts ont appelé le futur gouvernement à alléger les impôts et à investir.

    Qu’en pense Angela Merkel ?

    La chancelière a fait un commentaire de normand. «  Oui c'est tentant de baisser les impôts en période de vaches grasses a-t-elle déclaré, mais il faut rester prudent avec la politique budgétaire ». Pas de précipitation pour dépenser plus, y compris dans les investissements dont l'Allemagne a tant besoin. Le pays le plus riche de l'Union européenne est paradoxalement l'un de ceux où les infrastructures sont les plus délabrées faute d'entretien, faute de renouvellement.

    L'Allemagne préfère épargner plutôt qu'investir ?

    C'est presque une réaction spontanée dans un pays qui vieillit. Les chiffres flatteurs des comptes publics qui reflètent aussi c'est vrai la bonne santé de l'économie allemande sont en fait assez inquiétants pour l'avenir du pays. Les dirigeants allemands en ont pris conscience. Il y a maintenant un consensus sur la nécessité d'équiper le pays en crèches, en écoles. Mais pour le moment cela ne s'est pas concrétisé par des programmes d'investissement.

    Est-ce que cette orthodoxie budgétaire a fait école dans le reste de l'Europe ?

    Tous les pays européens sont contraints par les règles internes à maîtriser leur déficit et leur dette. Et certains se débrouillent mieux que d'autres. Depuis l'an dernier, la Suède partage avec l'Allemagne cette position de pays excédentaire. Malte et Chypre devraient les rejoindre cette année.


    EN BREF

    La France va augmenter l'aide au développement destiné au G5 Sahel

    Le budget annuel passera de 600 à 800 millions d'euros. Objectif : soutenir le développement de cette région affectée par le terrorisme a annoncé hier l'envoyé spécial au Sahel Jean-Marc Chataigner en déplacement dans la région. Sont concernés la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et le Niger.

    À suivre aujourd'hui à Bruxelles la reprise des négociations du Brexit

    Dans un climat plus sceptique que jamais. Les diplomates des 27 réunis hier dans la capitale européenne ont de gros doutes sur l'avancée des discussions. En un an quasiment rien n'a bougé, sans accord sur le budget et le sort des citoyens européens il leur semble improbable que les négociations entrent dans le dur à partir de décembre comme le prévoit le calendrier.


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