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    A la Une: de l’art de dissimuler ses avoirs

    Billets. © REUTERS/Heinz-Peter Bader

    C’est le quatrième volet de l’enquête internationale sur les paradis fiscaux publiée par plusieurs quotidiens de la planète, dont Le Monde. Le Monde qui s’intéresse ce jeudi aux sociétés-écrans, offshore et en particulier aux trusts  : «  structure quasi impénétrable, arme de confidentialité massive pour les ultrariches, le trust rebat les cartes de tous les classements mondiaux des milliardaires. Mais il est surtout un précieux allié des évadés et fraudeurs fiscaux.  »

    Alors qu’est-ce qu’un trust  ? Le Monde nous explique  : «  par le biais d’un contrat sous seing privé, une personne détenant d’importants actifs les cède à une société spécialisée ou à une personne de confiance, qui aura dès lors le contrôle de biens qu’elle devra gérer pour le compte de bénéficiaires (le constituant ou sa famille). Ce montage a de multiples intérêts, relève Le Monde. Le premier, et probablement le plus important, est qu’en plaçant dans un trust une partie de ses actifs, le constituant n’en est plus le propriétaire effectif. Il soustrait ainsi de son propre patrimoine une partie de ses biens – de l’argent, une maison, des actions, un yacht, des assurances-vie… –, tandis que le gestionnaire en devient le propriétaire légal, derrière un écran qui décourage les curieux. Des particuliers profitent ainsi de l’opacité du trust pour dissimuler au fisc leurs actifs, même si la loi l’interdit.  »

    Exemple  : le milliardaire français Bernard Arnault… Le patron du groupe de luxe LVMH possède une immense propriété au nord de Londres, dissimulée derrière une société-écran à Jersey. 4  300 m2 de luxe et de confort, situés sur un terrain de 129 hectares, estimés à une quinzaine de millions d’euros.

    «  Au total, précise Le Monde, Bernard Arnault a fait appel à au moins huit cabinets de conseil différents pour localiser ses actifs dans six paradis fiscaux différents. Ces informations sont révélatrices du double souci qui anime la plupart des grandes fortunes mondiales dont les enquêtes comme les « Paradise Papers » révèlent les pratiques cachées : l’obsession de la discrétion et la volonté d’optimiser au maximum leur imposition, jusqu’aux frontières de la légalité.  »

    Les classes moyennes et populaires passent à la caisse…

    C’est ce que Libération appelle en première page, «  le business de l’ombre  ». «  En réaction à la publication des informations du Monde, Bernard Arnault a tenu à préciser hier, rapporte le journal, qu’aucun de ces montages n’était illégal ni destiné à le soustraire au paiement de l’impôt. En revanche, pointe Libération, le recours à plusieurs sociétés-écrans lui permet de diminuer sensiblement la facture.  »

    Alors si les riches ne paient pas ou peu d’impôts au regard de leur fortune, qui paie pour la collectivité ? Eh bien, les autres… «  Les chiffres montrent aujourd’hui que ce sont les classes moyennes et populaires qui acquittent l’essentiel du prélèvement fiscal, relève Libération, les plus grandes entreprises et les plus grands détenteurs de fortune s’arrangeant - légalement - pour réduire de manière spectaculaire leur contribution. Une nouvelle noblesse née de la mondialisation a, en quelque sorte, rétabli les privilèges, tandis que la nouvelle roture passe candidement à la caisse pour financer les services publics. C’est bien sûr aux politiques, représentants du peuple, qu’il revient de faire régner une meilleure équité. Ils s’y efforcent avec une lenteur calculée. Pourtant, le temps presse, prévient Libération  : c’est ce genre de situation qui insupporte les peuples.  »

    Comment réduire le nucléaire ?

    A la Une également, le débat sur le nucléaire, après le renoncement mardi de Nicolas Hulot à ramener la part de cette énergie à 50% en 2025… Les amis ou ex-amis du ministre de la transition écologique sont furieux. Certes, pointe La Presse de la Manche, «  mais peut-être a-t-on imaginé un peu trop vite que l’on pouvait si rapidement se passer d’une source d’énergie qui reste encore nécessaire.  »

    En effet, précise La Croix, «  en 2015, la loi sur la transition énergétique a prévu de ramener de 75% à 50% d’ici à 2025 la part du nucléaire dans la production d’électricité française. Mais comment y parvenir ? Les réponses n’ont jamais été apportées de manière suffisamment précise. Voilà ce dont le ministre de la transition écologique a pris acte mardi en annonçant que cet objectif ne pourrait pas être atteint dans le délai prévu par la loi. Nicolas Hulot a raison, estime encore La Croix, d’affirmer qu’il serait absurde, pour remplacer le nucléaire, de relancer la production d’électricité à partir d’énergies fossiles. Il en résulterait un accroissement des émissions de CO2 alors qu’il faut les réduire pour faire face au changement climatique. L’important, conclut La Croix, est maintenant de travailler pour établir un nouvel échéancier de réduction de la production nucléaire.  »

    Justement, «  pour être convaincants, estime Le Monde, les pouvoirs publics, comme les géants de l’énergie, doivent faire un vigoureux exercice de transparence et répondre à de redoutables questions. Combien de réacteurs nucléaires seront fermés, à quelles échéances et lesquels ? A quelle hauteur et à quel rythme seront engagés les investissements considérables nécessaires pour développer les énergies renouvelables (éolien, solaire…) pour lesquelles la France est cruellement à la traîne ? Ou pour engager une ambitieuse politique d'isolation thermique des bâtiments ? (…) Il revient aux responsables politiques de prendre leurs responsabilités et d’assumer leurs choix devant les Français. Gouverner, c’est choisir.  »

    Déficit commercial chronique

    Enfin, attention, «  la France est en panne de compétitivité  », prévient Le Figaro en Une. «  Le solde entre les importations et les exportations s’est encore dégradé pour atteindre 4,7 milliards d’euros au mois de septembre, ce qui devrait conduire le commerce extérieur de la France à afficher un déficit de plus de 60 milliards cette année.  »

    Pour Le Figaro, «  cette détérioration qui pèse sur la croissance et l’emploi tient au manque de compétitivité de l’économie française, marqué par un code du travail encore excessif et la production de biens trop souvent moyen de gamme.  »

    Comment redresser la barre ? «  Mieux vaudrait en finir, une bonne fois pour toutes, affirme Le Figaro, avec les incessants zigzags de notre politique économique, au gré des sondages, des contestations et des scrutins. Et au contraire, amplifier les choix de ces derniers mois avec la réduction, encore bien timide, des prélèvements obligatoires - et donc de la dépense publique - ou la simplification de la vie des entreprises. La restauration de notre compétitivité dépasse de loin les simples considérations idéologiques ou comptables, conclut Le Figaro. Elle conditionne, ni plus ni moins, la survie de notre économie.  »

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