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    Décryptage avec nos invités, Liesl Louw Vaudran et Stéphanie Wolters, de l'Institut d'études et de sécurité de Pretoria -ISS-, Daniel Compagnon, professeur à l'Institut d'études politiques de Bordeaux (Centre d'études d'Afrique noire), Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, et nos envoyés spéciaux à Harare et correspondants régionaux.

    Les défis de la formation professionnelle en Egypte

    Démonstration technique lors d'un forum de l'emploi en Egypte. IECD

    En Egypte, 33% des jeunes entre 15 et 24 ans sont au chômage selon les chiffres de la Banque Mondiale. Dans le même temps, de nombreuses entreprises expliquent avoir du mal à embaucher. Le manque de formations adaptées, notamment dans les métiers techniques, peut expliquer ce paradoxe. Des secteurs comme l’électrotechnique, les énergies renouvelables, le BTP ou l’automobile sont en recherche de techniciens qualifiés. En Egypte, l’ONG IECD (Institut Européen de Coopération et de Développement) travaille depuis 2013 pour tenter de trouver des solutions à ce problème : modernisation des curriculums, formation des professeurs, rénovations des ateliers et mise en contact entre jeunes diplômés et employeurs. François Hume-Ferkatadji s’est rendu au forum de l'emploi organisé à l’Institut Don Bosco, un établissement d’enseignement secondaire technique et professionnel.

    Des dizaines de stands sont alignés dans la cour de l’établissement. Les représentants de petites ou grandes entreprises, en quête de recrutements, y ont pris place. Après avoir participé à un atelier pour apprendre à rédiger un CV, les jeunes techniciens peuvent ainsi tenter leur chance auprès des employeurs. Mais ce n’est pas toujours facile selon Marwan Mohammed, 19 ans, fraîchement diplômé en électricité :

    « Ils demandent beaucoup d'expérience, il y a seulement quelques entreprises qui acceptent des étudiants qui viennent d'être diplômés. »

    Problèmes d’accès à l’emploi ou conditions de travail insatisfaisantes pour les nouvelles recrues ; Alexandra Girard, chef de projet à l’IECD est consciente de ces blocages. Son ONG tente justement, en collaboration avec les établissements scolaires, d’améliorer le contenu des formations pour convaincre les recruteurs de faire confiance aux jeunes techniciens sortis d’école :

    « Le problème aujourd'hui en Egypte, ça fait plus de 20 ans que les curriculums n'ont pas été mis à jour, donc ce sont des curriculums qui ne sont pas du tout adaptés au marché, qui ne sont pas adaptés aux besoins des entreprises. Et nous en tant que IECD, on essaye justement de faire des études de marché, des analyses, et en fonction de ces analyses on essaye d'adapter le curriculum, en électricité pour le coup, en fonction de ces nouvelles technologies, les nouvelles innovations, les nouvelles compétences dont on a besoin. Ce n'est pas juste de faire du curriculum, c'est aussi former les professeurs sur l'approche par compétences et avoir les équipements des laboratoires qui sont faciles d'accès pour les étudiants qui vont pouvoir travailler sur le technique et ne pas seulement apprendre par cœur leur cours. »

    Nathalie el Mottei, qui représente une petite société spécialisée dans l’énergie solaire, reconnaît que le travail de l’ONG est d’une grande aide :

    « Parce qu'elle nous a encouragés a participer à cette journée de fait qu'il est des contrats avec les instituts et les écoles et qui aujourd'hui forment des techniciens, plus particulièrement sur les applications des énergies renouvelables. Et ça nous a donné un coup de pouce parce qu'aujourd'hui en Egypte, le plus dur c'est de trouver des gens compétents qui ont les compétences, en tout cas la connaissance technique, et la connaissance plus générale dans le domaine du solaire. Aujourd'hui, trouver des gens qui peuvent nous aider à promouvoir nos solutions, c'est un vrai challenge en Egypte. »

    Alexandra Girard regrette aussi que formation technique souffre d’une mauvaise image dans la société. « C’est en essayant de créer un écosystème complet qu’on pourra arriver à changer l’image de la formation professionnelle », dit-elle.


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