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    L'Afrique cherche à mieux collecter les droits d'auteurs

    Seuls 40% des radios et télévisions africaines paient les droits d’auteurs. Wikimedia Commons/F1jmm Henry Bruno

    La collecte mondiale des droits d’auteur atteint un record en 2016, quelque 9,2 milliards d’euros, pour le plus grand bonheur des musiciens et des artistes. Mais un continent est à la traîne, c’est l’Afrique, avec environ 1% du total des droits collectés. Les sociétés de droit d’auteur existent pourtant, mais leurs dirigeants ont souvent beaucoup de mal à convaincre les gouvernements de leur utilité.

    Le droit d’auteur est réputé être un droit noble, mais en Afrique cette noblesse n’oblige pas grand monde, et le droit d’auteur est souvent bafoué. C’est pourquoi la Cisac, la Confédération internationale des sociétés d’auteurs, se bat pour protéger les artistes. Irène Viera est la présidente du Comité Afrique de la Cisac ainsi que du Bureau ivoirien des droits d’auteurs. Son travail consiste à sensibiliser les dirigeants politiques : « Il y a une étude qui concerne l’Afrique et notre souci c’est de divulguer ces études pour bien faire comprendre aux gouvernants que ce secteur est également un secteur à forte potentialité économique. Je pense qu’une fois que ce sera bien compris, on n’aura pas de soucis à avoir les moyens de combattre, dans tous les pays africains, cette gangrène qui appauvrit les artistes. »

    En l’occurrence la gangrène c’est l’ignorance. Seuls 40% des radios et télévisions africaines paient les droits d’auteurs. Et le mal touche aussi la Côte d’Ivoire. Irène Viera : « On a deux tendances. En règle générale, ce sont des personnes bien nanties, haut placées et difficilement influençables par les sociétés que nous sommes, qui peuvent créer les télévisions. Ou alors, ce sont des institutions publiques comme des mairies, des communes, qui ont de petites radios, mais vraiment tellement petites, qu’elles ont à peine de quoi boucler leur budget. Et là, nous sommes dans une situation difficile, nous avons beau interpeller, assigner, rien n’y fait. »

    Le pays africain le plus avancé en matière de collecte des droits est sans conteste l’Algérie. 45 millions d’euros soit 30 milliards de CFA collectés en 2016 par l’Onda, l’office algérien des droits d’auteurs. Sami Bencheikh en est le directeur général. Il a mis en place un maillage très fin, auquel aucun média ne peut échapper. « Ils ont des programmes, ils déclarent heure par heure tout ce qui a été diffusé. C’est le cas des radios, des web radios, des radiodiffuseurs, ou des discothèques. Maintenant, pour les droits de communication publique, de manière générale, les restaurants, les coiffeurs, les commerces qui utilisent des œuvres, c’est un système forfaitaire qui revient après, en bonification de tout ce qui a été diffusé aux radios. »

    Les exemples algériens et ivoiriens sont encore trop rares en Afrique. Pourtant, les effets sont là. La redistribution aux artistes de leurs droits d’auteur permet en quelques années de développer un secteur économique dynamique et pourvoyeur d’emploi.

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