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    Comment Robert Mugabe a cassé l’économie du Zimbabwe

    Robert Mugabe. Reuters/Philimon Bulawayo

    Robert Mugabe l’inamovible dirigeant du Zimbabwe va-t-il renoncer au pouvoir après le coup de force de l’armée ? Le père de l’indépendance de ce pays d’Afrique australe est aussi le grand responsable de sa déliquescence économique.

    Quand il arrive au pouvoir en 1980, Robert Mugabe, marxiste convaincu mène d’abord une politique de réconciliation favorable à l’économie encore largement dominée par les anciens colons blancs. Très vite sous la pression des opposants, des déçus de l’indépendance, le régime se durcit, privilégie ses affidés et commence à casser méthodiquement le moteur de son économie, l’agriculture. Les fermes dirigées par des Blancs sont nationalisées puis confisquées pour être confiées à des Noirs bien souvent totalement dépourvus de compétence agricole. L’an dernier la production de blé est tombée à 20 000 tonnes, 16 fois moins que dans les années 90. Aujourd’hui un habitant sur quatre dépend de l’aide alimentaire. 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, la principale activité, informelle, c’est le commerce à la sauvette où règne le troc, faute de disponibilité d’argent liquide.

    Le bitcoin est de plus en plus répandu au Zimbabwe

    Malgré les risques de chute des cours, les gens préfèrent convertir leur épargne dans la monnaie cryptée plutôt que de la conserver en zollar, le surnom donné à la nouvelle pseudo monnaie émise depuis le mois de novembre par la banque centrale. Ce nouveau bon a une valeur faciale de un dollar, sauf que ce ne sont pas des billets verts quand on veut convertir, mais des dollars électroniques virtuels, apparaissant seulement sur les lignes de comptes des banques locales. Il n’y a plus de réserves de change pour garantir ce drôle d’engin monétaire, le zollar peut s’effondrer à tout moment. La banque centrale fait ainsi marcher la planche à billets pour financer le déficit public.

    Les Zimbabwéens redoutent le retour de l’hyper inflation ?

    Ils se souviennent sans doute avec effroi de cet épisode de folie monétaire. C’était au début des années 2000. Pour acheter un morceau de pain, il faut alors un billet de 100 milliards de dollars zimbabwéens. Depuis que l’usage des devises étrangères, dollars, rands sud-africains, euros a été à nouveau autorisé en 2009 cette folie inflationniste s’est calmée, mais la dernière invention monétaire de la banque centrale pourrait bien effectivement la raviver.

    Quelles sont les activités qui marchent encore ?

    Les matières premières rapportent encore des devises. L’exploitation de l’or, du diamant et la culture du tabac fournissent l’essentiel des revenus d’exportation du pays. Mais avec la chute des cours et la sécheresse, cette source de revenus s’est sérieusement tarie. Voilà qui a encore un peu plus fragilisé le Zimbabwe. Avec les sanctions internationales et la politique d’indigénisation des sociétés minières, les investisseurs étrangers désertent. Seuls les Chinois sont encore présents. Ereintés par cette longue descente aux enfers, les habitants qui ont encore un peu d’énergie et de moyens quittent le pays. Les demandes de visas pour l’Afrique du sud ont doublé ces derniers mois.

    EN BREF

    • En France, nouvelle mobilisation syndicale le 16 novembre contre la réforme du marché du travail.

    A l’appel de la CGT et de Force Ouvrière : mais le cœur n’y est pas vraiment. Selon le dirigeant de la CGT Philippe Martinez il faut maintenant déplacer le combat vers les entreprises. Les ordonnances libéralisant le marché du travail devraient être ratifiées la semaine prochaine par le parlement.

    • En Allemagne les salariés de Siemens redoutent le plan de restructuration qui doit être annoncé dans la journée

    Le géant allemand est bénéficiaire, mais sa branche énergie tournée vers les hydrocarbures est en souffrance. Pour accompagner la transition énergétique, le patron de Siemens envisage de fermer près de la moitié de ses 23 sites de production électrique répartis dans le monde entier.

    • Un nouveau record absolu sur le marché de l’art pour un tableau signé Léonard de Vinci

    Un portrait du Christ, le Salvator Mundi est parti à 450 millions de dollars chez Christies à New York. Il y a 60 ans son prix aux enchères était de 160 dollars (il n'était alors pas reconnu comme un Léonard de Vinci). Ce nouveau record absolu témoigne de la bulle actuelle du marché de l’art où les milliardaires déversent des tombereaux d’argent.

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