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    La filière mondiale du cobalt néglige encore le travail des enfants de RDC

    Des femmes, des enfants et des hommes travaillent à la recherche de minerais dans des tunnels dangereux à l'aide de pelles ou de leurs mains nues. Beaucoup sont blessés ou tués par l'effondrement des puits de mine. (Photo d’illustration, Lac Kivu en RDC) Tom Stoddart/Getty

    Des enfants travaillent encore dans les mines de cobalt en République démocratique du Congo. Amnesty International pointe les négligences persistant tout au long de la filière mondiale des batteries rechargeables, qui utilisent ce métal. Apple et Samsung ont fait des progrès, mais l'ONG dénonce l'inertie de Microsoft ou du groupe automobile Renault.

    La filière mondiale du cobalt ferme encore les yeux sur le travail des enfants de RDC et sur les droits humains dans ce pays. C'est la conclusion d'Amnesty International. L'ONG a questionné une trentaine d'entreprises d'un bout à l'autre de la chaîne du cobalt, l'ingrédient essentiel aujourd'hui des batteries rechargeables, dans les smartphones et les voitures électriques, et dont la moitié provient du Congo. Le verdict est accablant : sur 29 sociétés, seules six, moins d'un quart, ont enquêté sur leur approvisionnement.

    Parmi les bons élèves, Apple et Samsung, les géants américain et coréen des technologies sont les deux seules entreprises sur 29 à identifier précisément les fonderies et les raffineurs de cobalt qui fournissent leurs sous-traitants.

    En revanche, leurs rivaux l'américain Microsoft, le britannique Vodafone ou les chinois Lenovo et Huawei se voient décerner par Amnesty International l'icône du mauvais élève : la batterie à plat. Ils sont incapables de savoir si leurs fournisseurs s'approvisionnent en cobalt artisanal, une tonne sur cinq produite au Congo. Le premier acheteur de cobalt artisanal en RDC, le chinois Huayou Cobalt a certes pris à bras le corps le problème du travail des enfants, mais ce n'est pas le cas de beaucoup de ses concurrents, et les conditions de travail des creuseurs, encore livrés à eux-mêmes, restent déplorables.

    Chez les constructeurs automobiles, qui parient pourtant sur le boum du véhicule électrique, la négligence est encore plus généralisée. Certains commencent à peine à vérifier les informations de leurs fabricants de batteries, c'est le cas de l'américain Tesla, qui incarne l'essor du véhicule électrique, ou de l'allemand BMW. Mais le concurrent allemand Volkswagen se contente encore des déclarations de ses sous-traitants. Quant à l'italien Fiat Chrystler, l'américain General Motors et le français Renault ils n'ont aucune traçabilité du cobalt de leurs batteries. Renault dit avoir constitué un groupe de travail avec ses fournisseurs, et rejoint l'« Initiative pour des matières premières responsables » - premiers audits d'ici la fin de l'année. Mais c'est une initiative totalement volontaire, il n'y a aucune législation contraignante sur le cobalt, à la différence des minerais de la guerre - or, étain, coltan et tungstène (loi Dodd Frank 2010, règlement européen applicable en 2021). Pour le cobalt, c'est encore l'opacité généralisée dans la chaîne d'approvisionnement, et donc, en amont sur les conditions d'extraction de ce métal de plus en plus couru - son prix a presque doublé depuis janvier.

    →Rapport d'Amnesty international : Ces enfants qui travaillent pour nos batteries 


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