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    Iran, Arabie saoudite, Liban: le retour de la diplomatie francaise?

    Un poster de Saad Hariri dans une rue de Beyrouth où est inscrit «Nous sommes tous avec toi». © REUTERS/Jamal Saidi

    « Le Monde en questions »,  le nouveau rendez-vous hebdomadaire avec Bruno Daroux pour décrypter les évolutions géopolitiques d’un monde en mouvement permanent. On parle aujourd'hui du rôle joué par la France dans la crise qui oppose actuellement l'Arabie saoudite à l'Iran autour du Liban et de la démission controversée du Premier ministre libanais Saad Hariri. La France d'Emmanuel Macron est-elle de retour sur la scène diplomatique proche-orientale ?

    La réponse est plutôt oui. La France et son président viennent de signer une belle séquence diplomatique en termes de visibilité. Un président décidément chanceux, puisqu'il se trouvait dans la région le 8 novembre pour l'inauguration du Louvre Abu Dhabi, en pleine crise entre l'Iran et l'Arabie Saoudite.

    Du coup, Emmanuel Macron, après avoir célébré les vertus de l'universalisme, de la culture et de la Francophonie , fait une escale de deux heures à Riyad, où il rencontre le nouvel homme fort du régime saoudien , le jeune et ambitieux prince héritier Mohammad Ben Salmane. Il prône la modération et le respect de la souveraineté du Liban, alors que le Premier ministre libanais sunnite Saad Hariri, se trouve à Riyad depuis déjà 4 jours. Sans qu'on sache s'il s'y trouve de son plein gré. Sans qu'on sache, surtout, s'il a présenté librement sa démission à Riyad.

    Dans les jours suivants, la situation ne s'éclaircit pas: à Beyrouth, le Président Aoun, et le puissant mouvement chiite du Hezbollah, expliquent que Saad Hariri est détenu par les Saoudiens. Lesquels affirment au contraire que le Premier ministre est libre de ses mouvements à Riyad, et qu'il a démissionné de son plein gré, pour dénoncer la mainmise du Hezbollah et de l'Iran sur le Liban. Et puis Saad Hariri s'exprime dimanche dernier, pour répéter la même chose que les Saoudiens et annoncer son retour prochain à Beyrouth. Mais 3 jours passent, et il se trouve toujours à Riyad.

    C'est alors que la diplomatie française met le turbo.

    Le président français appelle le prince saoudien. Essaie-t-il d'obtenir que Monsieur Hariri puisse se rendre directement à Beyrouth ? On ne sait trop. Mais un compromis est finalement trouvé : Saad Hariri arrive ce samedi à Paris, avec sa famille -rappelons au passage qu'il a la double nationalité libanaise et saoudienne.

    Un séjour de quelques jours, pour se reposer- en aucun cas un exil, précise-t-on à Paris. Et il sera reçu par le chef de l'Etat en tant que Premier ministre démissionnaire, mais toujours en fonction. Ce faisant, la France ne règle pas le fond du problème libanais - Saad Hariri dirige-t-il toujours le gouvernement de son pays ? Mais elle propose un début de solution, selon l'expression du président Aoun. Elle permet aussi à l'Arabie Saoudite de sortir la tête haute du bourbier diplomatique dans lequel elle s'enfonçait dangereusement.

    Si la France peut jouer un rôle si actif dans cette région ? C'est parce qu'elle a des liens historiques et affectifs uniques avec le Liban - elle a en effet assumé un mandat sur le Liban entre les deux guerres mondiales. Ensuite parce que, à un moment où l'administration Trump aux États-Unis désigne clairement ses amis dans la région -l'Arabie saoudite, Israël, et son ennemi, l'Iran- la France veut parler à tout le monde et jouer un rôle de médiateur, de facilitateur entre les différents acteurs du chaudron proche oriental.

    Dans le bras de fer entre Riyad et Téhéran, Paris estime qu'elle a sa carte à jouer. Après les années Sarkozy, marquées par une forte proximité avec le Qatar, après le quinquennat Hollande où c'était Riyad notre partenaire important, Emmanuel veut renouer avec une diplomatie plus équilibrée, façon Chirac ou De Gaulle. Mais n'est pas De Gaulle qui veut précisément. Parler à tout le monde est chose délicate. Pour preuve, le mécontentement de Téhéran face aux dernières initiatives françaises. Mécontentement qui s'est déjà traduit par un report de la visite d'Emmanuel Macron en Iran.

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