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    A la Une: Zimbabwe, papy fait de la résistance

    Robert Mugabe et le chef d'état-major le général Chiwenga, à la State House d'Harare le 16 novembre 2017. ZIMPAPERS/Joseph Nyadzayo/Handout via REUTERS

    Pour la première fois depuis mardi, c’est-à-dire depuis le coup de force de l’armée, le chef de l’armée zimbabwéenne est allé rencontrer Robert Mugabe hier au siège de la présidence à Harare, la capitale. Les photos de la rencontre sont en ligne sur le site du quotidien gouvernemental The Herald. Poignées de main, sourires même (mais oui !), à défaut de paraître chaleureuse, la rencontre semble cordiale.

    Et pourtant « Papy fait de la résistance ! », lance Wakat Sera. En fin connaisseur de ses classiques, ce journal en ligne exhume de la naphtaline ce titre d’un film français des années 80 pour ramasser d’une formule, il est vrai parlante, l’attitude du toujours président du Zimbabwe. Car, effectivement, Robert Mugabe, 93 ans aux prunes, a refusé de démissionner. D’où le « papy fait de la résistance » de Wakat Sera.

    Mais ce qui se joue à Harare est tout sauf du cinéma. Voilà pourquoi, sans attendre, ce site Internet se projette dans l’après. Condamnant « par principe » ce « coup d’Etat », Wakat Sera, dans un raisonnement digne des Jésuites, estime que le peuple zimbabwéen « a le droit de s’en saisir » afin de mettre son pays « sur les rails » de la « vraie » démocratie. Qu’est-ce que la « vraie » démocratie pour ce journal ? Celle qui pratique « l’alternance au sommet ». Résultat, ce journal en ligne en appelle au Zimbabwe à une « transition » qu’il qualifie de « politique » (mais qui, de fait, serait militaire) avant de « déboucher » sur un scrutin « libre ». Sinon, prévient-il, ce serait « faire du Mugabe sans Mugabe ! ».

    Commentant la situation à Harare, le quotidien congolais Le Potentiel n’écrit pas autre chose. « De toutes les façons, le vent de la démocratie est irréversible. Personne ne pourra plus l’arrêter ». Se référant à la notion de « peuple africain », ce quotidien kinois affirme ce matin que ledit peuple a « fait son choix, en prônant la démocratie comme seule voie d’accès au pouvoir. Rien d’autre ne pourra plus estomper cette vague ».

    Zimbabwe : le crocodile et le dinosaure

    Fort de sa réputation de combattant, le « vieux Bob », comme on l’appelle communément en Afrique, est comparé par le journal burkinabè L’Observateur Paalga à « une dent qu’on ne saurait arracher sans douleur nonobstant les pieux mensonges du dentiste » ! Et, en l’occurrence, le « dentiste » n’est autre que l’ex-vice-président Emmerson Mnangagwa, dit « le crocodile ». Et, déjà, L’Observateur Paalga s’étrangle à l’idée que ledit « crocodile » parvienne à prendre la place de « dinosaure » Mugabe ! Dans un style tout droit sorti des Fables de La Fontaine, ce quotidien ouagalais prévient que « les Zimbabwéens ne seraient pas plus avancés en remplaçant un dinosaure de 93 ans par un saurien de 75 hivernages qui veut aujourd’hui se parer de la laine soyeuse d’un agneau » !

    Le journal français Libération a fait le voyage d’Harare pour évaluer la situation qui prévaut depuis ce coup d’Etat. Et, là encore, les figures de style sont de sortie.

    Etant rappelé que le peintre belge René Magritte a peint un célèbre tableau représentant une pipe et que ce tableau s’intitule « ceci n’est pas une pipe » (et pour cause, puisque c’est un tableau)… Pour Libé, donc, le coup d’Etat au Zimbabwe apparaît « telle la pipe d’un tableau de Magritte, qui refuse de dire son nom en dépit des apparences ». Harare, la capitale, « vit ce tournant historique avec une sérénité presque déconcertante », note ce journal. Rencontre dans un bar du centre-ville autour d’un billard, avec un joueur qui déclare : « Nous étions fatigués de Robert Mugabe ».

    Fatigués ? Peut-être, mais « même diminué, le “Vieux Lion” intimide toujours », souligne Libé. D’autant, admet un autre joueur de billard, qu’il ne peut « rien sortir de bon d’une prise de pouvoir par les militaires, dit-il. Ils se débarrassent du “vieil homme”, mais ce sont les mêmes qui sont aux commandes ». Alors que se passerait-il si Mugabe refusait de partir ? Une « possibilité » que personne ne « veut » envisager, et qui, pourtant, « n’est pas encore à exclure totalement », prévient Libération. Du billard à plusieurs bandes…

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