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    Catalogne: clôture des listes pour les élections législatives

    Des manifestants laissent éclater leur joie à Barcelone après que le Parlement catalan a déclaré l'indépendance de la Catalogne, le 27 octobre 2017. REUTERS/Yves Herman

    En Catalogne, les partis politiques ont clôturé leurs listes pour les élections législatives du 21 décembre convoquées par Madrid. Ils ont eu moins d’un mois pour trouver leurs candidats pour chacune des quatre circonscriptions catalanes que sont Barcelone, Tarragone, Gérone et Lleida.

    Du côté des unionistes, peu de surprises : on prend les mêmes et on recommence. Ciudadanos, le parti centriste « des citoyens », deuxième favori des sondages et première force d’opposition au Parlement, sera une nouvelle fois représenté par l’ancienne députée et avocate de 36 ans Inès Arrimadas. Le parti qui a expliqué que sa ligne directrice était « la continuité » reprendra ses mêmes têtes de liste qu’en 2015.

    Même stratégie à droite pour la formation conservatrice du Parti populaire qui se présentera avec son leader en Catalogne Xavier Albiol, vivement soutenu par le chef du gouvernement, Mariano Rajoy. A noter qu’au bas de cette liste se trouvent les candidatures symboliques de la secrétaire du Congrès des députées Alicia Sánchez - Camacho, et la ministre de la Santé, Dolors Montserrat.

    Enfin, Le Parti socialiste catalan, dirigé par l’ex-député Miquel Iceta a quant à lui rejeté l’alliance de la gauche pour les élections et a choisi d’inclure dans ses listes des anciens membres de l’Union démocratique de Catalogne. Un ancien parti démocrate-chrétien défendant l’autonomie de la région.
     
    Si les trois partis unionistes ont des positions très différentes sur certains sujets comme l’application de l’article 155 de la Constitution, ils ont deux arguments en commun : la critique de l’indépendantisme et la fuite des entreprises hors de la Catalogne.

    Une formation inclassable

    La coalition En Comú - Podem, constituée du parti souverainiste de gauche d’Ada Colau, de la maire de Barcelone ainsi que du parti de gauche radicale Podemos. La coalition, menée par l’historien et activiste Xavier Domènech, défend un référendum d’autodétermination et la libération des prisonniers politiques, mais dénonce l’échec du dernier mandat du gouvernement catalan.

    Les partis indépendantistes éparpillés

    ERC, le parti de la gauche républicaine, crédité du maximum d’intentions de vote sera mené par Oriol Junqueras, l’ex-vice-président de la Generalitat actuellement en détention provisoire. Cinq anciens membres du gouvernement catalan derrière les barreaux ou à Bruxelles seront également sur ces listes. Tout comme Carme Forcadell, la présidente du Parlement catalan poursuivie pour « rébellion » et récemment libérée sous caution. De plus, c’est Marta Rovira, la numéro deux du parti qui accèdera à la présidence de la Generalitat en cas de victoire.

    Depuis Bruxelles, l’ancien président de la Generalitat, Carles Puigdemont, mènera une formation nommée Ensemble pour la Catalogne. Elle réunira des leaders du parti de centre droit, le Pdcat, des anciens membres du gouvernement de la région ainsi que de nombreuses figures indépendantistes comme le président de l’Assemblée Nationale Catalane Jordi Sanchez.

    Enfin, le parti d’extrême gauche Candidature d’Unité Populaire, sera mené par l’ancien député Carles Riera. Fidèle à sa stratégie locale, le parti inclut sur ses listes plusieurs représentants municipaux et de nombreux membres de la société civile comme l’écrivaine Bel Odil.

    En 2015, les indépendantistes avaient réussi à obtenir 72 sièges sur les 135 du Parlement catalan, soit la majorité absolue. Une majorité qu’ils vont essayer de conserver le 21 décembre voire de renforcer en dépassant leur score d’il y a deux ans.


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