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    Kenya: une solution pour l’accès aux toilettes et à l’énergie

    Une femme cuisine grâce au gaz naturel recyclé à partir des déchets. ©RFI/Aabla Jounaïdi

    A l'occasion de la journée mondiale des toilettes, direction Nairobi, la capitale du Kenya, où plus de 60 % de la population vit dans des bidonvilles. Sans eau courante ni égouts, les habitants n'ont souvent d'autre choix que d'utiliser les flying toilets, de simples sacs plastiques lancés en surface le plus loin possible. Mais une ONG « Umande Trust » propose depuis quelques années des toilettes communautaires qui capturent le biogaz. Reportage dans le bidonville de Kibera.

    Bidonville de Kibera, le plus grand d’Afrique de l’est. Selon les ONG locales, 700 000 à un million d’habitants vivent ici. Mais seulement 10 toilettes seraient fonctionnelles d’après Umande Trust. Cette agence installée au cœur de Kibera aide les communautés à adopter les pratiques d’hygiène et, en l’absence de conduits d’égout, à prendre en charge des « biocentres », des blocs sanitaires qui transforment les déchets organiques en biogaz.

    Aidah Binale, coordinatrice de projet chez Umande Trust :

    « Le principe, c’est d’utiliser un minimum d’eau pour que le système fonctionne. Pas question d’utiliser une chasse d’eau qui nécessite 5 à 7 litres. On utilise 1 litre seulement. Le système est relié à ce qu’on appelle un « digesteur », un compartiment hermétique en sous-sol. C’est ce qui transforme les déjections en biogaz. Le gaz remonte par ces tuyaux en direction de la cuisine et des étages supérieurs. »

    Garantie sans odeur. Umande Trust a fait des émules quelques encablures de là, l’agence a fait installer un autre biocentre. Edwin est un de ces animateurs et le succès de son installation lui a même donné des idées de développement.

    « On produit du gaz ici. On l’utilise pour faire chauffer de l’eau pour la toilette des bébés. Il y a de l’éclairage aussi. On facture 5 shillings pour l’utilisation des toilettes, 15 shillings pour l’eau chaude. Les bons jours, on peut accueillir 800 personnes et gagner 3 000 shillings. Notre futur objectif, c’est de proposer des douches grâce au biogaz. On travaille avec Umande sur les aspects techniques. On serait les seuls à faire cela à Kibera. »

    Générer des revenus est important pour garantir l’assainissement des installations et ainsi tenir sur la durée. Umande Trust explore toutes les pistes. On retrouve Aidah Binale.

    « On essaie d’attirer des partenaires financiers, y compris des entreprises privées afin de trouver un moyen de compresser ce gaz et de le conditionner afin de le vendre. On s’est associés avec un accélérateur de programme qui s’appelle « Growth Africa » qui nous aide à élaborer un modèle pour approcher de potentiels investisseurs »

    Car faciliter l’accès à un service de base, les toilettes et l’énergie n’est qu’un des aspects du travail d’Umande Trust. Il s'agit aussi de développer chez les communautés de Kibera, les capacités d'initiative, de gestion des services sur un territoire où l'Etat kényan a délaissé ces missions.


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