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    Grèce: grève générale à Lesbos pour protester contre les camps de migrants

    Sur l'île de Lesbos, un migrant attend de recevoir des vivres, en novembre 2015 (photo d'archives). REUTERS/Alkis Konstantinidis/File Photo

    Le maire de l'île de Lesbos, Spiros Galinos est à l'origine d'une grève générale qui débute ce matin. Sa demande ? Que son île ne soit pas transformée en prison à ciel ouvert pour migrants et réfugiés comme c'est, selon lui, le cas jusqu'ici.

    Spiros Galinos n’est pas le seul à porter cette revendication. L’union des hôteliers, celle des pharmaciens, de nombreux autres syndicats du secteur privé ainsi que la police ont décidé de participer. Ils manifestent ce matin, alors qu’un groupe de réfugiés a annoncé une marche dans les rues de Mytilène, le chef-lieu de l’île, un peu plus tard dans la journée. Selon l’un des participants, Arash Hampay, plusieurs autres réfugiés sont actuellement en grève de la faim. Tous veulent faire passer le message au gouvernement grec et aux pays européens : « Open the islands », traduit par : « Ouvrez les îles ».

    Trois îles grecques concernées : Lesbos, Samos et Chios

    Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, les trois îles grecques Lesbos, Samos et Chios accueillent trois fois plus de réfugiés qu’elles n’ont de place. Réfugiés et migrants vivent dans des centres d’accueil et d’enregistrements construits par le gouvernement grec, avec l’aide de fonds européens. Ils étaient prévus pour loger provisoirement les milliers de réfugiés et de migrants passés lors de la crise migratoire. Mais depuis l’accord entre l’Union européenne et la Turquie signé en mars 2016, ils sont nettement moins nombreux à arriver. Néanmoins, ils y restent des mois en attendant de savoir s’ils seront renvoyés en Turquie ou pas. Une procédure liée à leur demande d’asile. Tous vivent dans l’anxiété de ne pas avoir de réponse sur leur sort et les grèves de la faim se multiplient.

    Des conditions d’accueil inhumaines

    Les réfugiés n’ont pas tous un endroit où dormir. Il y a des femmes et des enfants dans de petites tentes, voire des abris construits de bric et de broc. En octobre, à l’approche de l’hiver, une centaine d’organisations non gouvernementales a lancé un appel pour faire réagir les autorités grecques et européennes. En effet, l’année dernière, à Lesbos, ces petites tentes ont été fatales à cinq personnes. Elles sont décédées dans des accidents liés à leurs conditions de vie. Mais jusqu’ici, cet appel est resté dans résultat, car le système reste le même et c’est ce qui pousse aujourd’hui le maire à lancer cette grève générale.

    Une solution qui ne fait pas l’unanimité

    Pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, il faut accélérer les transferts de réfugiés vers le continent. Selon lui, 16 000 personnes ont pu continuer la procédure d’asile sur le continent. Il s’agit de demandeurs d’asile vulnérables, c’est-à-dire de femmes enceintes, de personnes âgées ou malades. Ce sont huit catégories définies par la loi. Mais depuis cet été, suite à un changement de procédure, en dehors des Syriens, les réfugiés les plus vulnérables ne peuvent plus être transférés directement. Ils doivent attendre leur premier entretien de demande d’asile, ce qui prend du temps.

    La proposition du gouvernement grec

    Il y a quelques semaines, Iannis Mouzalas, le ministre de l’Immigration, proposait d’augmenter le nombre de transferts tout en doublant les capacités d’accueil, notamment en mobilisant les hôtels. Une solution à laquelle les populations locales sont opposées. Pour Spiros Galinos, ce n’est pas une solution durable : « une ville avec 27, 28 000 habitants ne peut pas accueillir 8 500, 9 000 personnes et demain 10 000, 15 000 voire 20 000 personnes. »

    De leur côté, les réfugiés et migrants ont déjà commencé à affronter l’hiver alors que les pluies et orages ont largement touché les îles de l’est de la mer Egée ces derniers jours.

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