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    A la Une: Mugabe s’accroche au pouvoir

    Le président qui s'exprimait à la télévision d'Etat, n'a pas annoncé sa démission. REUTERS/Philimon Bulawayo

    Le « vieux Bob » n’a pas dit son dernier mot, constate la presse du continent et en premier lieu la presse sud-africaine qui suit avec grande attention la situation chez son voisin.

    « Tout le monde s’attendait à vivre un moment historique, s’exclame le Mail & Guardian, le moment où Mugabe annoncerait lui-même qu’il se retirait du pouvoir. Mais au lieu de cela, lors de son allocution télévisée hier soir, Mugabe a simplement annoncé le prochain calendrier du parti au pouvoir, la Zanu-PF, et qu’il en dirigerait les débats. »

    « Il les a tous eus. Une nouvelle fois, lance Le Monde Afrique. Le Zimbabwe et ses nouveaux maîtres attendaient, après cinq jours de suspense, le discours de démission du président Robert Mugabe, 93 ans, dont trente-sept au pouvoir. Bouffi, le cheveu en bataille, avec cinq généraux assis en rang sur sa droite, l’air sinistre, la scène d’adieu du vieux président semblait couler de source. A l’issue d’une allocution de vingt minutes, hier soir, il n’a pourtant pas annoncé sa démission. (…) L’homme qui a défait le pouvoir blanc, poursuit Le Monde Afrique, et a terrorisé le Zimbabwe pendant près de quarante ans a choisi, une fois encore, la confrontation, et son utilisation à des fins politiques : perdu pour perdu, il veut que le nouveau pouvoir le destitue de la façon la plus proche de l’illégalité qui se puisse concevoir, afin de ne pas faire le cadeau d’une transition qu’il n’aurait pas souhaitée. »

    Le Nouvel Observateur, toujours à Kinshasa, renchérit : « le Zimbabwe tout entier s’attendait hier soir à ce que Robert Mugabe remette sa démission, quelques jours après le coup de force de l’armée. Que non ! Au contraire, le veux Bob a montré qu’il avait toujours dans son corps l’ADN des dictateurs africains dont le rêve a toujours été de s’accrocher au pouvoir jusqu’à la mort. »

    En fait, pointe Aujourd’hui au Burkina, « les militaires, les vétérans et la Zanu-PF ont tenu à ménager le vieil homme. S’ils admettent que l’ère Mugabe est terminée, ils voulaient à l’évidence lui réserver une sortie honorable. C’est tout à leur honneur même si l’intérêt supérieur du pays dépasse les états d’âme d’un vieux despote qui s’est laissé mener par le bout du nez par une femme fatale. Attention cependant, prévient le quotidien ouagalais, à ce nonagénaire qui a ignoré le hors-jeu dont il fait l’objet et qui projette maintenant de présider la réunion du parti-Etat, le 12 décembre prochain. Les mille et une vies de ce héros mué en tyran lui ont forgé des subtilités et des stratagèmes insoupçonnés dont il pourrait user pour rester au pouvoir. »

    Un sursis pour le vieux Bob

    Alors que va-t-il se passer ? Pour le site congolais Cas-Info, Mugabe n’a fait que retarder l’échéance…

    « En refusant de démissionner, Mugabe cherche sans doute à gagner du temps. À faire passer l’orage, pour ensuite tenter de reprendre le contrôle d’une situation qui le déborde de partout. Problème, ses amis d’hier, qui ne veulent plus de lui aujourd’hui sont allés trop loin dans leur désaveu pour faire marche arrière. Le fait surtout qu’Emerson Mnangagwa, l’artisan en chef de ce coup d’État qui se déroule jusque-là en douceur aux yeux du monde entier, ait été choisi, et pour remplacer Mugabe à la tête de la Zanu-PF, et comme candidat du parti pour la prochaine présidentielle, est une indication que tout ne devrait pas se passer dans les prochains jours comme Robert Mugabe le veut. Mais bien comme celui qui parait bien être le véritable nouvel homme fort du Zimbabwe, Emerson Mnangagwa, le veut. Pour l’instant, en tout cas, le vieux Bob s’accroche et entend bien mourir le pouvoir à la main. Mais pour combien de temps ? »

    Reste que pour de nombreux médias du continent, Mnangagwa ne représente pas une alternative crédible. A l’instar du Pays à Ouaga. « Son parcours politique, passé sous la guidance de Mugabe, a forgé en lui une carrure et un profil qui s’accommodent mal des exigences de la démocratie, estime le quotidien ouagalais. (…) Le risque est grand qu’il fasse du Mugabe sans Mugabe. Cette inquiétude est d’autant plus à prendre au sérieux que les révolutions de palais, comme c’est le cas aujourd’hui au Zimbabwe, ont pratiquement toujours accouché de changements dans la continuité. L’opposition politique zimbabwéenne a donc vu juste, à propos du gouvernement de transition qui se profile à l’horizon et auquel elle compte participer en relevant ceci : " il faut un gouvernement qui s’attaque directement à la pauvreté et à la crise économique, et surtout qui prépare des élections libres et honnêtes ". Et au-delà de l’opposition politique zimbabwéenne, estime encore Le Pays, c’est tout le peuple qui doit surveiller la suite des évènements comme du lait sur le feu, de manière à ne pas permettre que le système vermoulu de Mugabe survive à son géniteur. »

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