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    Zimbabwe: «Sur le papier, Mugabe n’est plus le premier secrétaire de la ZANU-PF»

    Le ministre zimbabwéen de la Défense, Sydney Sekeramayi (à gauche) et Fortune Charumbira de la Zanu-PF discutent de la destitution du président Robert Mugabe au siège du parit, le 20 novembre 2017. ©REUTERS / Marius Bosch

    Même si Robert Mugabe s’accroche au pouvoir, le parti est déterminé à lui montrer la porte. Les députés de la ZANU-PF se sont réunis ce lundi après-midi pour discuter de la destitution du « camarade Bob ». Il a déjà été chassé de la direction du parti, mais ses anciens compagnons voudraient le voir exclu du pouvoir. Décryptage avec notre invité, Piers Pigou, chercheur à l’International Crisis Group.

    Qui gouverne le Zimbabwe aujourd’hui ? C’est encore la ZANU-PF ?

    « Bonne question. Mais il serait plus utile de se demander : qui au sein de la ZANU-PF ? C’est encore le parti au pouvoir. Il est clair qu’il contrôle encore les principaux piliers de l’Etat. Mais, au sein du parti, qui exerce ce pouvoir ? Et quelles sont leurs allégeances politiques ? Ça, c’est beaucoup moins clair… ».

    Emmerson Mnangagwa est-il vraiment le nouveau patron de la ZANU-PF ?

    « Il a été élu par des membres du Comité central hier [le 19 novembre 2017] à Harare. Ils ne représentaient pas forcément l’ensemble du Comité central, mais assez de membres étaient présents pour l’élire en bonne et due forme. Ce choix doit maintenant être ratifié à l’occasion du congrès de la ZANU-PF qui aura lieu du 12 au 17 décembre prochain. Sur le papier, donc, le premier secrétaire du parti ce n’est plus Robert Mugabe mais Emmerson Mnangagwa. Mais, comme vous le savez sans doute, on est sans nouvelles de monsieur Mnangagwa depuis un certain temps, ce qui devrait nous pousser à nous interroger sur sa façon d’exercer le pouvoir. »

    Le parti est-il désormais miné par les divisions ou, au contraire, renforcé, peut-être même plus uni qu’avant, à cause de Robert Mugabe ?

    « C’est dur à dire. Il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’un parti dont beaucoup de membres et beaucoup de cadres sont très malléables. Leur sens de la survie et leur opportunisme font en sorte que ceux-là même qui ont voté, il n’y a pas si longtemps, contre Joyce Mujuru ou contre monsieur Mnangagwa soutiennent maintenant le limogeage de monsieur Mugabe et les responsables du G40 (l’entourage de Grace Mugabe). Donc, c’est difficile de savoir, outre les questions de survie et d’opportunisme, ce qui motive les membres de la ZANU-PF. Il ne s’agit pas d’un parti qui accorde beaucoup d’importance à la démocratie interne. »

    La plupart des sections provinciales de la ZANU-PF, mais pas toutes, ont appelé au départ du chef de l’État. Est-ce que des facteurs géographiques pèsent aussi dans la balance ?

    « Monsieur Mnangagwa est particulièrement fort dans les provinces des Midlands et le Matsvingo et, plus récemment, dans le Manicaland, un Etat que ni le pouvoir, ni l’opposition, ne peut tenir pour acquis. En réalité, c’est difficile de généraliser parce que les différents courants politiques traversent chacune des provinces. Mais on peut dire que monsieur Mnangagwa avait moins de supporters, mais qu’il avait des supporters plus influents. »

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