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    A la Une: crise politique majeure en Allemagne

    Angela Merkel s'adresse aux médias au quartier général de L’Union chrétienne-démocrate (CDU) à Berlin en Allemagne, le 17 Novembre 2017. REUTERS/Axel Schmidt

    C’est le grand titre du Monde qui s’étale pleine page. Le Monde qui résume la situation. « Les libéraux du FDP ont mis fin aux pourparlers engagés depuis plus d’un mois avec les Verts et la CDU-CSU de Merkel en vue de former une coalition. Cet échec pourrait déboucher sur l’organisation de nouvelles législatives et pousser la chancelière vers la sortie après douze ans au pouvoir. Incapable d’obtenir une majorité aux élections du 24 septembre, Merkel, qui a par le passé prouvé sa capacité à bâtir des compromis, a cette fois échoué. En cas de nouveau scrutin, le parti d’extrême droite AfD, qui vient d'entrer au Bundestag, pourrait encore progresser. »

    Stupeur et inquiétude, ce matin, dans les éditoriaux…

    « Incroyable, l’Allemagne est en panne, s’esbaudit La Nouvelle République du Centre ouest. Cette mécanique éblouissante, sûre de sa puissance, inusable et mille fois éprouvée n’embraye plus. Le six cylindres, gavé aux performances économiques et lubrifié jusqu’alors au compromis politique et aux coalitions parfaitement équilibrées ne tournait plus que sur deux pattes, jusqu’à se bloquer hier. »

    « La chancelière chancelle », lance Libération en première page. « Mauvaise nouvelle pour la vie politique allemande, mauvaise nouvelle pour l’Europe, soupire le journal, qui voit l’un des piliers essentiels de l’Union soudain fragilisé. Mauvaise nouvelle, aussi, pour les principes d’ouverture que défendent une grande partie des Européens, même s’ils sont de moins en moins nombreux. C’est en effet la question de l’immigration, pointe Libération, qui a miné la stabilité politique légendaire de la République fédérale. L’afflux des réfugiés, auquel Angela Merkel a courageusement fait face en refusant toute politique de rejet brutal, a manifestement favorisé l’émergence du parti d’extrême droite AfD. Lequel a privé la formation de la chancelière d’une partie de ses voix habituelles. Et c’est encore l’immigration qui, pour l’essentiel, a provoqué la rupture entre le FDP et les écologistes, le premier refusant les mesures pourtant modérées en matière d’accueil des étrangers proposées par les seconds. »

    Alors, « est-ce le crépuscule de l’ère Merkel ?, s’interroge Le Figaro. La chancelière n’a pas dit son dernier mot et la science allemande du compromis peut encore faire son œuvre. Mais, quoi qu’il arrive, sa domination écrasante a vécu. Sa dernière victoire aux élections était amère, déjà. Son parti a fait le pire score de son histoire et l’extrême-droite est entrée en force au Parlement. Le doute est installé. »

    L’Europe entre parenthèses ?

    Et au-delà de l’Allemagne, donc, « c’est toute l’Europe qui va en pâtir », souligne Le Monde. Car « l’Allemagne n’est pas seulement la première économie de l’UE, elle est aussi le pôle de stabilité de l’Union et le partenaire essentiel de la France dans l’ensemble du projet européen. »

    Du coup, se demande L’Opinion, « la crise politique allemande enterre-t-elle les grands projets d’Emmanuel Macron pour l’Europe ? Il serait prématuré de tirer une telle conclusion des profondes difficultés dans lesquelles Angela Merkel se trouve pour former un gouvernement viable. Ce qui est sûr cependant, c’est que les ambitions européennes du président de la République sont en danger. »

    En effet, déplore L’Alsace, « la mise en échec de Mme Merkel a pour conséquence de mettre entre parenthèses l’ensemble de la reconstruction de l’Union européenne que devaient entamer ensemble le nouveau président français et la chancelière, dirigeants de la locomotive européenne. Laquelle Europe n’avait vraiment pas besoin de ça pour espérer faire face à la vague de défiance dont elle fait l’objet depuis plusieurs mois. »

    Gourou psychopathe

    On revient à Libération qui s’attarde longuement sur le parcours meurtrier de Charles Manson, mort dimanche en prison à 83 ans…

    Le gourou psychopathe, qui dirigeait La Famille, secte de hippies sanguinaires, avait tué plusieurs personnes à la fin des années 60, dont l’actrice Sharon Tate. Ou comment un gamin placé dès l’âge de 13 ans, « qui n’a vu défiler que des barreaux et des matons, des maisons de redressement pour mineurs et des pénitenciers », arrive à séduire et entraîner dans sa folie criminelle de gentils hippies… « Sorti de son panier de fer, Manson envoûte son auditoire tel un serpent fourbe, écrit Libération, et maquille l’énergie noire qu’il a accumulée au cours de ses dix-sept années de prison, en un salmigondis mystico-zen qui surfe sur l’air du temps. L’homme prône la liberté sous toutes ses formes, le partage intégral (des filles surtout) et un rapport au monde vaguement panthéiste afin de séduire ses fidèles et bras armés qui formeront bientôt sa 'Famille'. »

    Condamné à la prison à vie, Charles Manson continuera malgré tout à exercer son influence sur de nombreux disciples, relate encore Libération. Et le journal de s’interroger : « psychopathe dégénéré ? Gourou charismatique ? L’Amérique est longtemps restée fascinée par l’artiste raté meurtrier, symbole de la rencontre entre Hollywood et la dégénérescence du mouvement hippie. »

    Optimistes !

    Enfin, dans la série tout va bien ou tout va mieux… Le Parisien se félicite de l’optimisme retrouvé de la jeunesse française…

    Le Parisien qui s’appuie sur un sondage publié par le réservoir d’idées «Vers le haut», spécialisé dans les questions d’éducation. Un sondage qui indique que « la confiance en l’avenir a augmenté de 9 points en trois ans chez les adolescents et les jeunes adultes. Ils sont 78 % à se dire aujourd’hui 'optimistes' pour leur futur, et 74 % à estimer que leur vie actuelle correspond à leurs attentes. »

    « 78 % (d’optimistes parmi les jeunes) ! Il faut le répéter pour y croire, s’exclame Le Parisien, et réaliser que c’est un indicateur incontestable de la bonne santé du pays. A moins qu’il ne soit celui de la grande naïveté de cette génération ? Définitivement, non, affirme le journal. Ces jeunes ont décidé d’avoir confiance en eux et dans la société dans laquelle ils évoluent. L’avenir leur appartient, comme il nous appartient de ne pas doucher leurs espoirs. »

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