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    A la Une: la chute de Mugabe

    29 juin 2008. Robert Mugabe est réélu pour un sixième mandat dans un climat tendu et fait face aux critiques internationales. AFP PHOTO / Alexander Joe

    « Mugabe, chute d’un despote » : c’est le grand titre de Libération. L’envoyée spéciale du journal à Harare raconte : « porté par la liesse, un homme décroche du mur le portrait de Robert Mugabe. Dans un grand centre de conférences de Harare, la capitale zimbabwéenne, où sont réunis les parlementaires pour discuter du sort du chef de l’Etat, la foule l’acclame. Le symbole est immense et la scène tellement surréaliste que des larmes de bonheur perlent au coin de quelques yeux. (…) Hier en fin d’après-midi, le vieux lion a finalement pris tout le monde de court, relate encore Libération. Cette fois, les Zimbabwéens ne lui en voudront pas. Ils se préparent à écrire un nouveau chapitre de leur histoire, d’avance parsemé d’embûches et de craintes que tout cela n’ait servi à rien. Ils ne sont pas dupes. Hier soir toutefois, personne n’allait gâcher la fête, qui ne faisait que commencer tandis que la nuit tombait sur Harare. Les cris de joie que tous avaient tristement ravalés dimanche pouvaient enfin être poussés librement. »

    Et la suite ?

    « Au Zimbabwe, Robert Mugabe lâche enfin prise », s’exclame pour sa part Le Figaro. Et maintenant que va-t-il se passer ? « Le président Mugabe aujourd’hui démissionnaire va-t-il quitter son pays ?, s’interroge le journal. Ce qui a été négocié pour le plus vieux chef d’État du continent africain et son épouse est un mystère. Le couple a des propriétés en Afrique du Sud comme en Malaisie. Certains assurent qu’ils devront s’exiler pour éviter des poursuites judiciaires. L’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa a déclaré qu’il reviendrait si sa sécurité était assurée, pointe encore Le Figaro. Il sera probablement en charge de la transition politique. Morgan Tsvangirai, leader historique de l’opposition, reste très en retrait des événements des derniers jours qu’il qualifie de 'querelles internes du ZANU PF'. Chacun espère que l’avenir sera meilleur. 'Ce que les gens ici ne veulent pas, c’est se désengager, se rasseoir', explique le pasteur Ewan Mawarire, plusieurs fois emprisonné par le régime. 'En fait, on est plus déterminé que jamais pour organiser une transition inclusive et démocratique qui permette de reconstruire notre nation'. »

    Comment se relever ?

    En effet, le pays est exsangue… C’est ce que souligne Le Monde : « le Zimbabwe est en ruine, sa population affamée ou exilée, son économie anéantie par la corruption. Malgré les richesses minières, les caisses de l'Etat sont vides. (…) Aujourd’hui, poursuit Le Monde, l’espoir peut renaître au Zimbabwe. Il est difficile d’imaginer qu’il puisse directement émaner de celui que cette révolution de palais entend installer à la place du vieux dictateur, son plus fidèle serviteur : Emmerson Mnangagwa, surnommé 'le Crocodile', un 'jeune homme' de 75 ans qui a passé le plus clair de sa vie politique comme bras droit de Robert Mugabe. (…) Il peut néanmoins, affirme le quotidien du soir, offrir au Zimbabwe un visage différent, à défaut d’être nouveau. Bien placé pour connaître l’état désastreux du pays, il va devoir demander de l’aide à la Banque mondiale ou la Banque africaine de développement pour faire redémarrer l’économie et nourrir la population. La communauté internationale doit saisir cette occasion pour obtenir du nouveau maître du Zimbabwe qu’il s’engage à ouvrir à l’opposition les élections prévues à l’été 2018. C’est une démarche essentielle si l’on veut éviter que l’espoir des Zimbabwéens ne se transforme, en un temps record, en déception, puis en colère. »

    Et Le Monde de conclure : « à l’heure où le dernier dinosaure africain quitte la scène, quelques mois après Eduardo dos Santos qui, lui, avait régné sur l’Angola pendant trente-huit ans et dont la fille Isabel vient d’être écartée de la tête de la compagnie pétrolière nationale, le moment est venu d’aider le Zimbabwe à devenir, enfin, un pays normal. »

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