GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 11 Décembre
Mardi 12 Décembre
Mercredi 13 Décembre
Jeudi 14 Décembre
Aujourd'hui
Samedi 16 Décembre
Dimanche 17 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    A la Une: un nouveau départ pour le Zimbabwe

    Surnommé «le crocodile», Emmerson Mnangagwa est devenu vice-président du Zimbabwe mercredi 10 décembre. REUTERS/Philimon Bulawayo

    L’ère Mugabe est donc terminée. Le Herald, quotidien gouvernemental, laisse éclater sa joie avec une liberté de ton qu’on ne lui connaissait pas… « C’est l’aube d’une ère nouvelle », s’exclame le quotidien zimbabwéen. « Les erreurs du passé, surtout ces dernières années, ont été balayées lors d’une fête incroyable, relate le journal, une célébration exceptionnellement bon enfant, dans l’union et l’optimisme. Le nouveau président, Emmerson Mnangagwa, qui devrait être investi aujourd’hui ou au plus tard demain en tant que deuxième président exécutif du Zimbabwe, est désormais confronté à de grandes attentes, pointe Le Herald. Et il aura une courte lune de miel (…).

    Car, certaines choses ont maintenant changé, pour toujours, prévient le quotidien zimbabwéen. La grande majorité des manifestants ces derniers jours et ceux qui ont participé aux célébrations impromptues hier soir sont de la jeune génération ; des jeunes hommes et femmes dans la vingtaine et la trentaine qui sont nés et qui ont grandi dans un Zimbabwe libre. Ils ne se laisseront plus jamais enfermer dans une chape de plomb et tous les futurs dirigeants zimbabwéens devront s’habituer à parler simplement, à écouter, puis à expliquer ce qu’ils font et pourquoi. »

    Ne pas baisser la garde…

    Le Mail & Guardian en Afrique du Sud se réjouit également du départ de Mugabe. « Au revoir Bob, s’exclame-t-il, mais bonjour l’incertitude… » Et le site sud-africain de rappeler que les militaires ont poussé Mugabe vers la sortie « non pas pour venir en aide au peuple zimbabwéen mais plutôt en réponse à l’éviction la semaine dernière du vice-président Emmerson Mnangagwa. Ils ne sont pas intervenus pour le plus grand bien du Zimbabwe, mais pour sauver l’un des leurs, et, sans aucun doute, pour sauvegarder leurs propres intérêts. Ils créent ainsi un précédent dangereux pour l’avenir. (…) En forçant Mugabe à partir, les généraux impliqués ont éliminé une menace majeure. Mais ce faisant, ils en ont créé une autre. Aussi tentant que cela puisse être, les Zimbabwéens ne peuvent pas encore baisser la garde. »

    Mnangagwa, clone de Mugabe ?

    Alors justement qui est vraiment Emmerson Mnangagwa ? Quel est son objectif ? Jeune Afrique avance des réponses.

    Cet ancien combattant de la guerre d’indépendance, compagnon d’armes de Mugabe était plutôt « discret et assez peu connu des Zimbabwéens jusqu’à son arrivée à la vice-présidence en 2014. Battu deux fois lors de législatives, en 2000 et en 2005, il n’a siégé au Parlement que parce que Mugabe l’y a nommé. 'Il est plus craint qu’aimé', résume McDonald Lewanika, doctorant à la London School of Economics et proche de la société civile zimbabwéenne. Sa puissance, Mnangagwa la doit donc essentiellement à son contrôle de l’appareil sécuritaire, pointe encore Jeune Afrique. Et rien ne dit qu’il ferait un président moins autoritaire que Robert Mugabe. Dans Le Herald, récemment, il définissait ainsi sa vision du rôle d’un chef : 'il ne doit pas amener la population là où elle veut, mais là où elle doit aller. Qu’elle le veuille ou non, que ce soit difficile ou non'. »

    Contagion ?

    En tout cas, la presse du continent célèbre la chute du vieux Bob et certains se prennent à tirer des plans sur la comète…

    Ainsi pour Ledjely en Guinée, « le meilleur scénario qui pourrait se présenter au Zimbabwe serait une phase transitoire de courte durée, avec Mnangagwa au centre. Mais tout autour de lui, on devrait avoir des technocrates susceptibles d’aider le pays à se remettre le plus vite de sa léthargie actuelle. Puis, grâce à un accompagnement de la communauté internationale, il faudra aller vers des élections pouvant faire émerger un pouvoir civil légitime, avec pour mission de poursuivre la thérapie post-Mugabe ».

    On n’en est pas encore là, mais pour Cas-Info en RDC, « d’une manière ou d’une autre, le syndrome Mugabe parviendra un jour à contaminer ce maudit phénomène de présidence à vie qui mine toutes les possibilités de prospérité et d’épanouissement de la population africaine. Pourvu que les autres dinosaures apprennent la leçon. »

    « Puisse ce départ mouvementé du vieux Bob servir de leçon aux autres chefs d’Etat africains, renchérit Le Pays au Burkina, et les amener à comprendre une fois pour toute qu’il vaut mieux partir pendant qu’il est encore temps. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.