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    La madone des migrants, la capitale du Sénégal et l'ancien Premier ministre burkinabè

    Denise Epoté. tv5.org

    Afrique en marche, les têtes d’affiche de Denise Epoté, de TV5Monde, comme chaque dimanche, avec Assane Diop. La première tête d’affiche est une journaliste soudanaise, Nima Elbagir. C’est elle qui a révélé au grand jour l’existence de marché d’esclaves en Libye. La deuxième tête d’affiche est une ville puisqu’il s’agit de Dakar, la capitale du Sénégal. Pour terminer, avec un hommage, l’ancien Premier ministre burkinabé Youssouf Ouedraogo a tiré sa révérence. Il s’est éteint à l’âge de 65 ans à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

    Nima Elbagir, la madone des migrants

    Assane Diop : Bonjour Denise Epoté. votre première tête d’affiche est une journaliste. Nima Elbagir est soudanaise et reporter sur la célèbre chaîne américaine d’info en continu CNN.  C’est elle qui a révélé au grand jour l’existence de marché d’esclaves en Libye.

    Denise Epoté : Le reportage de Nima Elbagir sur les migrants séquestrés dans les environs de Tripoli puis vendus au plus offrant a provoqué une onde de choc mondiale. Téléspectateurs et internautes ont découvert l’odieux trafic auquel se livrent certains Libyens qui profitent de la vulnérabilité des migrants. Mais Assane, une fois le choc passé, la question que l’on se pose est la suivante. Pourquoi les ONG et les ambassades occidentales présentes en Libye n’ont-elles pas dénoncé ces pratiques ? Pour éviter que ces migrants ne débarquent sur les côtes européennes n’ont-elles pas sciemment fermé les yeux ? Les unes après les autres, les capitales occidentales dénoncent aujourd’hui le non-respect des droits de l’homme et exigent que les coupables soient traduits en justice. Mais dans un pays exsangue comment comptent-elles s’y prendre ?

    Par ailleurs, comment comprendre que dans certaines capitales occidentales, les personnes qui viennent en aide aux migrants soient condamnées ? Un petit pays donne à tous une belle leçon d’humanité. C’est le Rwanda. Il va accueillir 30 000 migrants venant de Libye. A l’échelle de ce petit pays, c’est énorme. En 2010 déjà, au lendemain du séisme qui avait frappé Haïti, le Rwanda avait accueilli des milliers de sinistrés. Merci à Nima Elbagir qui pour tous les migrants retenus en Libye est une véritable madone.

    Dakara, capitale africaine de la paix et de la sécurité

    Votre deuxième tête d’affiche est la ville de Dakar. La capitale sénégalaise qui vient d’accueillir au centre international de conférence Abdou Diouf, le 4e forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Une initiative du Sénégal  et de la France qui a pris de la maturité.

    Près de 800 participants, parmi lesquels des chercheurs, des experts, des militaires et des membres de la société civile se  sont retrouvés à Dakar pour parler de paix et sécurité. Deux jours pour confronter leurs idées avec celles de leurs homologues étrangers. Incontestablement la vedette de ce forum aura été Paul Kagame. « Si nous donnons aux autres la responsabilité de résoudre nos problèmes, nous devons nous en prendre à nous-mêmes. La stabilité repose sur une fondation de confiance et une prospérité dont bénéficient tous les citoyens ». En un mot pour le président rwandais qui dans deux mois prendra les rênes de l’Union africaine, il est grand temps que l’Afrique s’assume. Pour Macky Sall l’hôte du forum, s’il ne faut laisser aucun sanctuaire aux terroristes. Il est impératif de repenser la doctrine de l’ONU concernant le maintien de la paix. En effet là où il n’y a pas de paix, comment peut-on songer à la maintenir ?

    Youssouf Ouédragogo a tiré sa révérence

    Vous terminez Denise par un hommage. Un adieu mérité à l’ancien premier ministre burkinabé Youssouf Ouédragogo. Il s’est éteint à l’âge de 65 ans à Abidjan en Côte d’Ivoire. Doté d’une chaleur communicative très rare, Youssouf Ouédragogo avait tourné le dos à la politique pour un poste de conseiller spécial à la Banque africaine de développement.

    Trois mois après la disparition de Salif Diallo, une autre grande figure de la classe politique burkinabé tire sa révérence. De Youssouf Ouédragogo tous ceux qui l’ont côtoyé garderont l’image d’un homme affable, accessible et qui avait beaucoup d’humour. Sa phrase fétiche « le reste c’est de la friture » suivie d’un grand sourire. Ce natif de Tikaré, économiste de formation aura été un grand commis de l’état. Aux premières heures  de la révolution conduite par Thomas Sankara, Youssouf Ouédragogo quitte l’enseignement pour se voir confier le ministère de la planification et du développement populaire. Quelques années plus tard, lorsque sonne l’heure de la rectification voulue par Blaise Compaoré, ce dernier le nommera Premier ministre de la quatrième république. A ce poste, il aura à  gérer la dévaluation du franc CFA avec les conséquences que l’on devine pour un pays sans ressources. En 1999, au grand dam des diplomates de carrière, il devient ministre des Affaires étrangères. Mais les qualités de cet homme et son épais carnet d’adresses sont un atout inestimable pour la diplomatie burkinabé. Par son entremise, la relation Washington et Ouagadougou en veilleuse depuis une décennie est rétablie. En 2007, Youssouf Ouédragogo avait choisi de retourner à ses premières amours, l’économie et la finance. A la Banque africaine de développement,  il devient le conseiller spécial du président Donald Kaberuka. C’est sur les bords de la lagune Ébrié où il s’était retiré qu’il s’est éteint à la veille son 65e anniversaire. Aujourd’hui Assane, nous pensons très fort à Sally sa charmante épouse et à ses enfants.

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