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    A la Une: grand oral réussi pour «Jupiter»

    Emmanuel Macron lors de son discours à Ougadougou, derrière lui: le drapeau burkinabè. REUTERS/Philippe Wojazer

    « Grand oral réussi pour "Jupiter" » : c’est le grand titre de L’Observateur Paalga à Ouagadougou. « Même pas peur des étudiants !, s’exclame le quotidien burkinabè. On savait déjà qu’Emmanuel Macron n’avait pas froid aux yeux et qu’il était réputé avoir une certaine idée de sa personne. Ce n’est pas pour rien que là-bas, en France, on a vite fait de l’affubler du sobriquet, un tantinet moqueur, de "Jupiter", le dieu des dieux dans la mythologie romaine. On a encore eu la preuve de ce cran hier à l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouaga, pointe L’Observateur, où le président français s’est adressé à la jeunesse burkinabè et africaine représentée par quelque huit cents étudiants triés sur le volet. En se présentant presque comme l’un des leurs. »

    Alors, Aujourd’hui, autre quotidien burkinabè, énumère les grands sujets passés en revue par Emmanuel Macron : « lutte contre l’obscurantisme, la variable démographique, où il a battu sa coulpe sur le dérapage “civilisationnel”, le changement climatique, l’Alliance du Sahel, sont autant de clés pour le renouveau générationnel qui, a-t-il dit, “n’est pas une option, mais une solution, une loi mathématique”. Le franc CFA, l’extradition de François Compaoré, bref, tous les sujets “gênants”, où certains croyaient que Macron serait cloué au pilori, ont trouvé réponses et quelles réponses !, s’exclame le quotidien burkinabè. Souvent au-delà de toute espérance. Prestation réussie tant dans la forme que dans le fond même si l’emploi intempestif du “je veux” renvoie à ce paternalisme à rebrousse-poil pourtant de toute la trame de ce grand oral macroniste. »

    « Ce grand oral a tenu toutes ses promesses », estime également Le Pays. « Cela dit, tempère le quotidien ouagalais, au-delà de la beauté des mots et de l’éloquence de l’orateur du jour, la question que l’on peut se poser est de savoir quelle suite sera donnée au discours du premier des Français. Le scepticisme est grand quand on sait que les prédécesseurs de Macron se sont tous illustrés par des discours du genre, mais qui, au finish, n’ont rien changé dans les relations entre la France et l’Afrique. A titre d’exemple, pointe Le Pays, depuis Jacques Chirac, tous les présidents ont annoncé la mort de la Françafrique qui, pourtant, leur a tous survécu. C’est donc dire combien est grande la crainte de voir les déclarations d’intention mourir dans de lointains échos. »

    Le combat reste entier

    En effet, complète Wakat Séra : « après le parler-vrai, Macron trouvera-t-il les ressources nécessaires pour passer à l’agir vrai et vite ? C’est l’autre challenge auquel devra s’atteler le président français qui a sans doute perdu de vue, parlant démocratie, que son discours ne s’adressait pas qu’aux Burkinabè. Car, si le pays des Hommes intègres a su provoquer l’alternance politique, c’est loin d’être le cas au Togo, dans les deux Congo, au Burundi, et au Cameroun, pour en rester à cette short list, où les chefs d’Etat se fossilisent (…). Macron, a peut-être passé haut la main la première étape de sa première tournée africaine, mais il est loin d’avoir fait retrouver à la France son influence perdue auprès de la jeunesse africaine. Le combat reste donc entier. »

    Même tonalité enfin pour Ledjely.com en Guinée : « l’honnêteté oblige à reconnaitre qu’Emmanuel Macron a réussi le pari du discours de Ouagadougou. Il a été plutôt convaincant. Mais il le sera davantage, estime Ledjely, s’il venait à concrétiser certains des engagements qu’il a pris devant les 800 étudiants qui lui faisaient face. On souhaiterait en particulier que sa promesse d’aider à la moralisation des entreprises françaises évoluant sur le continent africain ne soit pas qu’une simple astuce visant à dénoncer celles, chinoises, qui leur ravissent des marchés juteux. De même, les rapports entre la France et le continent doivent être effectivement débarrassés de certaines scories du passé, pointe encore le site d’information guinéen. Ainsi, on peut imaginer que la doléance récurrente de l’UA, quant à la gestion des crises africaines par des troupes du continent, sera un peu plus défendue au sein des instances internationales. Dans la même logique, la gestion de la crise migratoire devrait désormais relever d’une approche plus concertée de manière à prendre en compte le point de vue des pays africains, d’où partent les migrants. Enfin, conclut le site guinéen, Emmanuel Macron devra aussi démontrer qu’il est réceptif à la clameur sourde qui monte des entrailles de l’Afrique contre le phénomène du pouvoir à vie. »

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