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    L’Afrique peut-elle craindre un monopole dans ses partenariats avec la Chine?

    Une vue du Forum d'investissement Chine-Afrique de Marrakech. ©RFI/Stanislas Ndayishimiye

    Alors qu'à Abidjan, l'Union européenne tente de refonder son partenariat avec l'Afrique, à Marrakech, le secteur privé chinois est venu discuter avec les entreprises et les décideurs publics africains. Un partenariat pragmatique, c’est ce que préconisent les participants au forum d’investissement Chine-Afrique qui s’est tenu les 27 et 28 novembre au Maroc. Africains et Chinois ont tenté de discuter « d’égal à égal » et de battre ainsi en brèche l’idée formulée par le président du Parlement européen en mars dernier selon laquelle « l’Afrique risquait de devenir une colonie chinoise ».

    Premier pourvoyeur mondial de fonds publics à l’Afrique aujourd’hui, la Chine voit son secteur privé s’intéresser au continent. Il y avait 150 hommes d’affaires Chinois parmi les quelque 400 participants au forum de Marrakech. Des décideurs publics saisissent ce genre d’événement pour établir des contacts avec les représentants du secteur privé.

    Le cas de Moustapha Ben Barka, Secrétaire général adjoint de la Présidence du Mali. « J’ai été heureux de rencontrer [le représentant de] la China Africa Development Bank, qui a déjà investi dans une unité pharmaceutique au Mali et qui m’a confirmé avoir un intérêt pour faire une extension de cette unité-là. Ce projet pharmaceutique est un projet du secteur privé chinois. Nous avons une coopération très importante et très ancienne avec la Chine, il y a des investissements très importants dans divers secteurs, dans l’agriculture, dans les infrastructures… Mais le cas de cette conférence de Marrakech est de pouvoir mobiliser encore plus le secteur privé chinois vers le secteur privé africain. »

    A la recherche de financements pour les PME

    Afin de financer le secteur privé, le FAGACE, le Fonds africain de garantie et de coopération économique, qui a déjà mobilisé aujourd’hui 1500 milliards de francs CFA, soit près de 2,3 milliards d’euros, avoue avoir le regard tourné vers les Chinois.

    Minafou Fanta Coulibaly Koné, PDG du FAGACE. « On n’arrive pas encore à atteindre les objectifs qu’on se fixe nous-mêmes, on a besoin de ressources. Et la ressource on sait qu’ils [les Chinois] en ont. Donc on essaye déjà de booster nos institutions à travers des prises de participation et de nous permettre également de financer même leurs propres entreprises basées dans nos pays. »

    La Chine gagne la confiance des Africains en participant aux projets d’infrastructures de communication ou à l’immobilier.

    L’Afrique sollicite des capitaux disponibles dans des conditions favorables

    Pour Brahim Benjelloun Touimi, le Directeur général de la BMCE Bank, la Banque marocaine présente en Chine depuis 2000, l’Afrique doit capitaliser sur le formidable gisement de fonds de la 2ème économie du monde, tout en évitant d’être trop dépendante de ce partenariat. « Une main n’applaudit pas seule. Il faut absolument que l’ensemble de l’écosystème international puisse prendre une série de mesures, afin de favoriser l’investissement vers l’Afrique. L’écosystème mondial devrait venir en appui de la Chine et par conséquent l’Afrique ne devrait pas être à la traîne. Et comme elle a compté sur l’aide publique au développement, il ne faut pas que l’Afrique compte sur cette manne financière chinoise. Parce que pour l’instant la croissance économique est au rendez-vous ; la Chine peut être dans une difficulté qui ferait que cette manne ne serait plus au rendez-vous. Alors qu’est-ce qu’on ferait de la route de la soie ? Donc l’idée est de faire en sorte que la communauté des investisseurs internationaux mette l’Afrique sur la mappemonde. »

    Parmi les grands projets que la Chine finance en Afrique, figurent les grands travaux d’infrastructures routières, ferroviaires et portuaires.


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