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    A la Une: l’immigration au cœur du sommet UA-UE

    Le 5è Sommet UE-UA se tient à Abidjan en Côte d'Ivoire. ISSOUF SANOGO / AFP

    « Difficile de dire si les terribles images de migrants subsahariens vendus comme esclaves en Libye auront fait office d’électrochoc pour les dirigeants africains et européens, relève Jeune Afrique. Elles auront eu néanmoins pour conséquence immédiate de placer le sujet au cœur des discussions lors de l’ouverture du sommet UA-UE. » Hier, lors de son discours d’ouverture, « le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara a appelé l’Union africaine et l’Union européenne 'à mettre fin aux traitements inhumains en Libye'. Il a dénoncé 'une situation totalement inacceptable qui nous rappelle les pires heures de l’histoire de l’humanité', appelant Africains et Européens à 'intensifier les efforts pour démanteler les réseaux de passeurs'. »

    « En choisissant de s’appesantir sur l’immigration et la sécurité comme des sujets majeurs de ce cénacle entre Africains et Européens, les dirigeants ont eu le nez creux, estime Aujourd’hui au Burkina, car au milieu de ces problèmes brûlants, il y a les jeunes, ceux–là même qui préfèrent crever au milieu de l’océan ou en plein désert que devant leurs propres pères et mères. »

    Qui plus est, « paradoxe bizarre, pointe encore le quotidien burkinabé : comment expliquer que la Côte d’Ivoire, le Ghana ou l’Ethiopie qui affichent des taux de croissance insolents de 8% comptent de nombreux jeunes compatriotes parmi les migrants illégaux ? »

    Investir pour la jeunesse !

    Ce qui pourrait infléchir cette tendance à la fuite vers un eldorado illusoire, c’est un développement maîtrisé et partagé : c’est le sens de l’éditorial de Fraternité Matin : « ce qui pourrait assurer notre développement, estime le quotidien abidjanais, c’est dans un premier temps, notre investissement dans l’éducation, point de départ de toute volonté d’émergence. Nos urgences semblent être de faire en sorte que nous ayons des ingénieurs capables de construire nos routes sans qu’elles se détériorent en quelques mois, que nous sachions comment exploiter nous-mêmes nos ressources, les transformer, nous soigner, nous nourrir sans tendre la main. De tout cela, nous sommes capables, s’exclame Fraternité Matin. Des pays africains y sont parvenus. Tout est une question de volonté. Espérons que ce sommet UA-UE nous donne les clés et les moyens pour commencer les investissements nécessaires en faveur de notre jeunesse. »

    Gérer l’exode rural

    Ledjely.com en Guinée, n’y croit pas… « Aussi longtemps qu’on ne se sera pas attaqué à la racine du problème, aucune mesure ne marchera. On peut bien rapatrier le contingent de migrants qui croupissent aujourd’hui en Libye et se lancer à la chasse des passeurs. Mais si à Conakry, Dakar, Bamako, Yaoundé ou encore Brazzaville ou Kinshasa, les jeunes continuent à s’entasser dans les villes, sans aucune autre perspective, tôt ou tard, ils reprendront le chemin périlleux de la migration. »

    Pour Saliou Camara, activiste et membre de la société civile guinéenne, interrogé par Ledjely, et qui a pris part au contre-sommet organisé à Abidjan, « la gestion du problème de l’émigration clandestine en Afrique doit commencer par celle de l’exode rural. Il faut, dit-il, qu’au niveau des villages et des campagnes, des infrastructures socioéducatives et culturelles soient développées, que des opportunités d’entreprendre des activités génératrices de revenus soient créées pour les jeunes. En lieu et place de l’agro-business profitable aux multinationales et dont les produits sont destinés à l’exportation, nos Etats et leurs partenaires européens doivent soutenir l’agro-écologie ou encore l’agriculture familiale. Ce qui pour les jeunes, suppose l’accès à la terre, aujourd’hui entre les mains des grands groupes occidentaux et asiatiques, mais aussi aux capitaux. Bref, conclut Saliou Camara, il faut qu’au niveau de la plus petite échelle administrative, les jeunes soient mis en situation de responsabilité. »

    Responsabilité partagée

    Pour L’Observateur Paalga à Ouaga, « dans cette tragédie de l’immigration, il faut reconnaître que les responsabilités sont partagées. Car, si les Européens sont incontestablement responsables en partie de ce drame, que dire de ces dirigeants africains dont le flux migratoire est proportionnel aux échecs politiques à donner à la jeunesse un avenir ou à tout le moins des raisons d’espérer ? Si ce n’est pas des discours, comme celui de Macron, dans la plupart du temps, ce sont des mesurettes pour saupoudrer les mille et une difficultés dans lesquelles baignent les jeunes totalement déboussolés et désorientés qu’ils proposent. Et que dire des intéressés eux-mêmes qui savent qu’ils ont peu de chances d’arriver à destination mais se lancent dans une aventure suicidaire, ou de ces parents qui vident leurs bas-de-laine pour financer d’improbables odyssées qui se terminent la plupart du temps dans la gueule de requins ou dans un marché aux esclaves ? Avec un, deux ou trois millions de francs CFA, s’interroge encore L’Observateur, ne peut-on pas entreprendre quelque chose chez soi ? »

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