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    A la Une: le raz-de-marée des nationalistes en Corse

    Le candidat nationaliste corse Gilles Simeoni (au centre) et ses militants fêtent leur victoire aux élections territoriales à Bastia, le 3 décembre 2017. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

    Raz-de-marée : c’est le terme utilisé par Le Figaro en première page. « La liste Femu a Corsica de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni a littéralement écrasé ses adversaires pour ce premier tour des élections territoriales, recueillant au total 45,36 % des suffrages (…) Au soir du premier tour, il semble que la messe soit dite, estime le journal : les nationalistes vont prendre les rênes de la grande collectivité régionale issue de la fusion entre les deux conseils départementaux et la collectivité territoriale de Corse. »

    Commentaire du Figaro : « La Corse n’est pas la Catalogne. Sur l’île, l’indépendance n’est plus à l’ordre du jour (…). À Bastia, Ajaccio ou Corte, le réalisme a triomphé. Les séparatistes ont fini par comprendre qu’ils n’avaient pas les moyens de leurs ambitions, contrairement à leurs camarades ibériques. (…) Le virage en tête de la liste nationaliste n’est donc plus un motif d’inquiétude. (…) Une sagesse insulaire commande aujourd’hui de donner la priorité au développement économique. Mais à une condition : le respect des valeurs locales. »

    « Pour beaucoup de Corses, l’enjeu consiste donc à réussir la conjugaison des deux à l'intérieur de la République française. Vivre à l’heure de la mondialisation, mais sans sacrifier leur âme, leur culture, leurs paysages. »

    « Il faut reconnaître aux nationalistes, pointe La Charente Libre, le mérite d’avoir préservé l'île de Beauté du saccage général des rivages alentours, aussi musclés qu’aient pu être leurs moyens d’expression. Entre eux et la classe politique locale, la démocratie a rarement trouvé son compte tant dominent le clientélisme, la violence et la corruption sous toutes ses formes. Les Corses payent cher pour préserver cette identité. En renonçant à l’action armée, la frange la plus radicale des nationalistes a creusé le sillon qui lui entrouvre aujourd’hui les portes du pouvoir. Elle pourrait y affronter ses propres contradictions. »

    En tout cas, relève La Montagne, « les autonomistes abordent ainsi très confortablement le second tour de dimanche prochain. Ils n’auront pas crié en vain à tous les vents qu’ils n’étaient pas indépendantistes, proposant au peuple corse, rassuré, l’émancipation avec filets de sécurité. Reste que pour ce quatrième scrutin en deux ans sur l’île de Beauté, les chutes de neige ont fini de décourager le Corse de sortir de chez lui. À l’arrivée, le fort taux d’abstention (un peu plus de 52 %) a même de quoi faire taire ceux qui prétendent qu’en Corse, on fait voter les morts. »

    Wauquiez sur les terres du FN

    A la Une également, Laurent Wauquiez, à la conquête du parti LR, Les Républicains. C’est dimanche prochain qu’aura lieu le premier tour de scrutin pour la présidence de LR, mais pour la presse, les jeux sont déjà faits. C’est Laurent Wauquiez qui devrait être adoubé.

    Et avec lui, « plus dure sera la droite », s’exclame Libération en première page. « Laurent Wauquiez émerge en se préparant à prendre le contrôle d’un parti jivarisé, pointe Libé. Plutôt que de courir après Macron, il a choisi de concurrencer le FN en dupliquant presque mot pour mot son discours, tout en jurant ses grands dieux chiraquiens qu’il ne fera jamais alliance avec lui. Agitant la menace du "grand remplacement" islamique, il tente le petit remplacement du FN par un LR voué aux thématiques identitaires et sécuritaires. (…) Si l’on additionne les voix du FN et celles d’un LR pur et dur, on dépasse sans doute les 30 %, relève encore Libération. Seulement voilà : un tiers ne fait pas une majorité, constate le journal. Dans cette configuration, le macronisme, face à deux ou trois repoussoirs populistes, appuyé sur la division entre européens et nationalistes, partisans de l’ouverture et sectateurs de l’identité, a de beaux jours devant lui. »

    « Le chantier de la reconstruction qui s’annonce est complexe, note pour sa part L’Est Républicain, et il faudra à Laurent Wauquiez, à la fois de l’énergie - dont il ne manque pas - et de la nuance - dont il manque parfois - pour réconcilier ceux qui se sont joyeusement écharpés toute cette année, afin de recréer une dynamique. Quitte à se radicaliser pour ratisser à droite, et froisser encore un peu plus les électeurs tendance sociale-démocrate qu’il sent lui échapper. Pas sûr que la famille LR se réconcilie autour de la table de Noël. »

    La loi du plus fort ?

    Dans les journaux encore, aux Etats-Unis, l’adoption par le Sénat de la réforme fiscale du président américain. « Donald Trump vient d’obtenir son premier grand succès politique à Washington, estime La Croix. Samedi, le Sénat a donc approuvé son projet de réforme réduisant fortement l’impôt sur les sociétés et augmentant la part non imposable des revenus des particuliers. L’objectif est de stimuler l’économie et de renforcer l’attractivité du pays, y compris en consentant de larges avantages aux plus fortunés. »

    « Trump trace sa loi du plus fort », lance Libération. « Elu sur la promesse d’aider les travailleurs américains et la "classe moyenne oubliée", quitte à taxer davantage les plus aisés, Donald Trump s’apprête à faire exactement l’inverse, dénonce le journal. Le président affirme, certes, que les cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises permettront de générer croissance et emplois. Mais peu d’experts partagent son optimisme : sur 38 économistes réputés interrogés par l’université de Chicago, un seul estime que le plan fiscal des républicains entraînera une croissance économique substantielle. »

    Encore un bug à la SNCF

    Enfin, « nouvelle pagaille monstre à Montparnasse » : Le Parisien s’agace de la énième panne hier soir à la SNCF qui a laissé sur le carreau des milliers de voyageurs. « "Un problème informatique", soupire le journal, voilà ce qui explique, selon la SNCF, l’interruption totale du trafic à la gare Montparnasse qui a provoqué hier vers 13 heures une nouvelle pagaille dans cette gare du sud de la capitale, très fréquentée en ce premier dimanche du mois de décembre. La SNCF a mis en place hier des trains supplémentaires vers Nantes, Bordeaux ou Rennes au départ de la gare d’Austerlitz, mais le trafic ne devait reprendre normalement que ce matin. »

    « Mais que fait donc l’Etat actionnaire ?, s’insurge L’Opinion. De pannes géantes en trains annulés, de voies fermées en retards accumulés, la SNCF entre à grande vitesse dans une zone de non-retour sans que son propriétaire s’en émeuve. Pardon, il a commandé un nouveau rapport sur l’avenir du rail, comme si plutôt que d’agir, s’agace encore L’Opinion, il fallait un énième diagnostic sur un groupe poussé à la banqueroute par une dette de 46 milliards d’euros… »

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