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    Washington demande à Pékin d'utiliser l'arme du pétrole contre la Corée du Nord

    Le soleil se couche sur le pont de l'amitié traversant la rivière Yalu et reliant la ville nord-coréenne de Sinuiju à la ville chinoise frontalière de Dandong le 5 juillet 2017. NICOLAS ASFOURI / AFP

    Washington redemande à la Chine de couper les livraisons de pétrole à la Corée du Nord. Pour les Américains, c’est l’arme la plus efficace pour obliger le régime de Pyongyang à s’asseoir à la table des négociations sur le programme nucléaire. Un arrêt des approvisionnements pétroliers placerait en effet le régime de Pyongyang au bord de l’effondrement.

    Le pétrole chinois passe par l’« oléoduc de l’Amitié », construit en 1975. Ce tuyau long de 30 kilomètres relie la ville frontalière de Dandong en Chine avec la raffinerie Ponghwa, la seule dont dispose la Corée du nord. L’oléoduc n'achemine que du brut, mais Washington dénonce le transfert de produits raffinés en mer, de navire à navire, alimentant le trafic entre les deux pays. Quant aux volumes officiellement livrés à son voisin, la Chine reste discrète. Pékin n’a pas publié de chiffres depuis trois ans.

    L'Agence américaine d'information sur l'énergie estime que la Corée du Nord a consommé l’an dernier 15 000 barils par jour, essentiellement en provenance de Chine. Un arrêt brutal des livraisons chinoises déstabiliserait donc sérieusement la Corée du nord. D’abord l’armée, l'un des piliers du régime de Kim Jong-un, consomme à elle seule un tiers du pétrole importé. Le pays dispose bien de réserves stratégiques, mais elles ne permettraient pas à l'armée nord-coréenne de tenir plus d'un an. Par ailleurs, une pénurie d’essence provoquerait une vague de mécontentement au sein de la population civile qui souffre déjà de la pénurie alimentaire.

    Mais pour en arriver là, il faut convaincre la Chine, qui ignore pour l’instant les appels de Washington. Suite à la résolution de l'ONU de septembre dernier; Pékin a accepté de restreindre ses livraisons de pétrole. Mais le pouvoir chinois est réticent à un embargo total, car un effondrement du régime de Pyongyang ne manquerait pas de déstabiliser toute la région. Il provoquerait un afflux massif de réfugiés nord-coréens. La Chine craint aussi une intervention militaire américaine à sa frontière. Enfin, des raisons techniques sont évoquées si le pétrole ne coule plus, l'oléoduc de l’amitié, vieux de 40 ans, s'encrassera et ne pourra plus jamais redémarrer, assurent les experts.


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