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    Emmanuel Macron fait face à sa plus grave crise depuis le début de son mandat. Son ministre de l'Intérieur était ce matin entendu par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, réunie en commission spéciale dans l'affaire Benalla, du nom de ce conseiller à l'Elysée filmé en train de malmener des manifestants sans accréditation policière lors du défilé du 1er-Mai.

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    A la Une: l’introuvable dialogue au Togo

    Le président du Togo, Faure Gnassingbé, lors d'une visite en Côte d'Ivoire, le 20 novembre 2017. REUTERS/Luc Gnago

    Le cycle manifestation-répression se poursuit au Togo et les pourparlers entre le pouvoir et l’opposition peinent à se mettre en place.

    « L’opposition ne décolère pas » depuis ce week-end, relève le site d’information togolais Ici Lomé. En effet, précise-t-il, « des militants de l’opposition ont été pris à partie par l’armée alors qu’ils rentraient paisiblement chez eux samedi après un meeting. Bilan : un mort à Lomé et 5 blessés dont un grave, et un enlèvement à Sokodé. Et pourtant, pointe Ici Lomé, on annonçait quelques jours plus tôt des prétendues initiatives du Chef de l’Etat. “Le gouvernement doit des explications, affirme Brigitte Adjamagbo-Johnson, la Coordonnatrice de la coalition des 14 partis de l’opposition, interrogée par Ici Lomé. Les conclusions qu’on peut tirer de ces actes, poursuit-elle, c’est qu’on fait face à un gouvernement qui n’a pas rompu avec sa duplicité habituelle. D’un côté, il fait croire qu’il veut aller à l’apaisement en libérant au compte-goutte les détenus et de l’autre, il continue des pratiques arbitraires qui révoltent les Togolais”. Et Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition, de conclure : “si les choses continuent comme cela, on arrête tout”. »

    « S’il suffisait d’invoquer du bout des lèvres le dialogue pour que la paix soit, il y a longtemps que les crises de par le monde seraient réglées, soupire pour sa part le quotidien Liberté. Un dialogue ne porte ses fruits que lorsque les protagonistes des crises croient dans ses vertus cardinales. Ici, il est évident que la conviction manque cruellement. Pour faire croire à un minimum de bonne foi de sa part, (le président) Faure Gnassingbé devrait incessamment poser les premiers pas. Car tout comme la paix, le dialogue suppose une prédisposition, un comportement. »

    Alors, « au-delà d’un accord de principe, conclut Liberté, il est temps de passer aux choses sérieuses. »

    Le site gouvernemental, République togolaise, renvoie la balle à l’opposition… « Difficile d’y voir clair quant à la tenue du dialogue politique, affirme-t-il. Entre invectives, menaces et exigences, l’opposition donne l’impression d’y aller sans vouloir s’engager sincèrement. (…) Le dialogue a été proposé par le gouvernement pas pour un simple effet d’annonce, mais pour avancer sur la question des réformes constitutionnelles. C’est donc l’intérêt de l’opposition que d’y participer. »

    Vers une guerre d’usure ?

    Pour Le Pays au Burkina, le Togo se dirige vers une guerre d’usure… « Sachant parfaitement que des législatives sont prévues dans moins d’un an, l’opposition togolaise tombera bientôt sous le coup de la directive de la CEDEAO qui préconise de surseoir à toute modification constitutionnelle six mois avant une échéance électorale. A ce moment-là, relève le quotidien burkinabé, les dirigeants de la coalition n’auront d’autre choix que de négocier non pas le départ immédiat du président, mais plutôt son adieu à la fonction présidentielle à la fin de son mandat en 2020. Faure Gnassingbé pourrait ainsi se féliciter d’avoir su tirer son épingle du jeu, car la peur et la pression auront changé de camp et ce sera aux opposants de trouver les mots justes pour calmer leurs partisans qui vont à coup sûr déchanter de devoir supporter encore pendant deux ans au moins, le maintien de Faure Gnassingbé à la tête de l’Etat togolais. »

    Bref, conclut Wakat Séra, « la partie est donc loin d’être gagnée dans cette crise qui visiblement n’a pas fini de montrer toutes ses facettes. Les médiateurs guinéens et ghanéens, qui multiplient les efforts pour rassembler tous les adversaires sous le légendaire arbre à palabres africain, n’ont pourtant pas le droit de baisser les bras, car les populations ont besoin de cette paix pour enfin penser développement. Certes, le règne cinquantenaire des Gnassingbé doit prendre fin pour permettre aux Togolais de goûter enfin aux joies de la démocratie vraie dont l’un des piliers est l’alternance au sommet. Mais, estime encore Wakat Séra, cette voie qui doit mener au changement ne saurait passer par la violence, les représailles et les comptabilités macabres. Aucune démocratie ne saurait pousser sur le fumier de la division et de l’exclusion, véritables dangers pour les fondements d’une nation. Dialogue où es-tu ? »

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