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    A la Une: le Yémen, pays martyr

    L'ancien président Ali Abdullah Saleh. REUTERS/Khaled Abdullah

    L’assassinat de l’ex-président Saleh hier aura au moins permis d’attirer l’attention de la presse sur la situation apocalyptique du Yémen. Ce petit pays de la péninsule arabique où les combats risquent de s’intensifier et où la situation humanitaire est déjà catastrophique… 

    « Il avait miraculeusement échappé à la mort, relate Le Figaro, lors de l’explosion d’une bombe placée à cinq mètres de lui dans la mosquée de son palais, en 2011. Mais hier, le destin a rattrapé l’ex-président Ali Abdallah Saleh, vieil autocrate de 75 ans, qui a été tué dans une attaque de ses anciens alliés, les rebelles houthistes, avec lesquels il venait de rompre. »

    Pour Libération, « sa disparition ajoute encore des incertitudes au chaos d’un pays épuisé par trois ans de guerre. Près de 10 000 personnes y ont été tuées alors que sévit “la pire crise humanitaire au monde”, selon l’ONU. »

    Pourquoi Saleh a-t-il été tué ? Réponse de Libération : « deux blocs s’affrontent au Yémen. Le premier est formé par les troupes de l’actuel président, Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenues par une coalition menée par l’Arabie Saoudite. En face, les Houthis, venus du nord du pays et de confession chiite, qui se sont alliés avec les forces toujours loyales à Ali Abdallah Saleh. Mais samedi, l’ex-président a cassé cette alliance et retiré son soutien aux Houthis. Et s’est dit prêt, dans une déclaration télévisée, à “tourner la page” avec l’Arabie Saoudite. C’est ce renversement qui l’a tué, pointe Libération. Sans attendre, les Houthis ont répliqué et dénoncé un “coup de force” et une “grande trahison”. Ils se sont emparés du siège de la télévision dirigée par Saleh, avant de faire exploser sa maison, ainsi que celle de son neveu. Et ont aussi assassiné des chefs tribaux qui le soutenaient. »

    Saleh, le charmeur de serpents…

    Libération s’attarde sur le parcours tumultueux de l’ex-président yéménite : « de guerres civiles en querelles tribales, de révolutions en sécessions, il a survécu à la tête du pays à coups d’alliances, de retournements, de chantages, de confrontation, de trahisons et de corruption. Celui qui disait que “gouverner le Yémen ressemblait au travail d’un charmeur de serpents” avait réussi à jouer de tous les ressorts pour se maintenir en place. Sa dernière cabriole lui aura été fatale. (…) Selon un rapport d’expert remis en février 2015 au Conseil de sécurité de l’ONU, pointe encore Libération, Saleh avait accumulé, grâce à la corruption, une fortune estimée entre 32 et 60 milliards de dollars, alors que le Yémen est l’un des pays les plus pauvres du monde arabe. Il faisait l’objet de sanctions ciblées des Nations unies (gel d’avoirs et interdiction de voyage). Comme le Libyen Muammar   al-Kadhafi, l’Irakien Saddam Hussein ou le Syrien Bachar al-Assad, Ali Abdallah Saleh était prêt à sacrifier son pays et son peuple pour garder le pouvoir ou, dans son cas, le reconquérir. »

    La première Dame et le panda… Anecdotique ?

    Autre événement qui occupe également en force les colonnes des journaux ce matin. C’est le baptême de Yuan Meng, le premier bébé panda né en France l’été dernier, baptême présidé hier au zoo de Beauval, dans le centre de la France, par la Première dame, Brigitte Macron.

    « Au micro, pour ce qui est son premier discours officiel depuis qu’elle vit à l’Elysée, relate Le Parisien, Brigitte Macron loue les vertus de l’animal, “symbole d’une force et d’une détermination tranquille”. Elle ose une poignée de mots en mandarin pour saluer “l’amitié entre la France et la Chine”. Elle cite aussi Aristote. “Le plus beau spectacle est celui que nous offre la nature”, souligne l’ex-professeur de lettres. »

    « À première vue, l’événement pouvait paraître anecdotique… Mais il est en réalité éminemment politique et diplomatique », estime Le Figaro qui rappelle que le couple Macron se rendra en Chine au début de l’année prochaine pour un voyage officiel.

    Il n’empêche, s’exclame Le Midi Libre, « n’y avait-il pas une autre cause à défendre pour le premier rendez-vous oral de Brigitte Macron ? En cette période de grands froids tout le monde a-t-il un toit ? La misère ne frappe-t-elle pas à notre porte ? On dira qu’il s’agit d’un peu de douceur. Sans doute. Mais cette sortie en campagne, sorte de marqueur de sa légitimité, a pris un beau coup de griffe. La France qui aime les symboles a donné à son mari l’image du Président des riches. Brigitte Macron est la Première dame des pandas désormais. Ça relève bien le niveau. »

    L’Union renchérit : « par moments, on se demande si Homo sapiens n’est pas en train de virer dégénéré. Depuis des mois, la planète n’a d’yeux que pour un bébé panda dont le baptême hier, par la femme du Président entourée d’un aréopage de vice-ministres et ambassadeurs, aura été le fait saillant de l’actualité internationale. Il y avait plus de ferveur journalistique à commenter l’événement au zoo de Beauval qu’à analyser l’assassinat de l’ex-président du Yémen dont les répercussions sont autrement graves. »

    Napoléon VII…

    Enfin, retour en France : en cette période de célébration napoléonienne, anniversaire du sacre et de la bataille d’Austerlitz, samedi dernier, Le Monde nous fait découvrir l’héritier de Napoléon

    Il s’agit de Jean-Christophe Albéric Ferdinand Napoléon Bonaparte, l’arrière-arrière-arrière-petit-neveu du vainqueur d’Austerlitz, qu’on pourrait appeler Napoléon VII…

    « 31 ans, beau, élégant, sportif, courtois, très photogénique. Par sa mère, une Bourbon-Sicile, l’aristocrate descend aussi de Louis XIV, des Capétiens et des Orléans. Le lys et l’abeille mêlés en un seul sang », commente le quotidien soir. L’héritier de l’Empire n’a aucune prétention au trône… Après des études à Harvard, il est cadre supérieur d’un fonds de capital investissement…

    « Jean-Christophe ? Il est charmant, mais qui le connaît ? Il est quasi invisible, regrette dans les colonnes du journal, l’académicien Jean Tulard, 83 ans, spécialiste respecté de l’épopée napoléonienne. La Maison impériale, à l’instar de la Maison d’Orléans ou de la Maison de Gaulle, est désormais peuplée de fantômes sans grande consistance, constate encore l’académicien. C’est un monde qui disparaît alors que le mythe de l’Empereur reste bien vivant. »

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