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    Bénin: le point sur le financement participatif en Afrique de l'Ouest

    Dans une rue de Cotonou, au Bénin. ©RFI/Delphine Bousquet

    L’association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation de l’UEMOA s’est réunie à Cotonou la semaine dernière. Il y a 29 SGI dans la zone... Elles négocient pour leurs clients, contre commissions, les valeurs mobilières cotées à la bourse régionale d’Abidjan. Mais les SGI s’intéressent à un autre marché en pleine expansion, celui du financement participatif, le « crowdfunding » en anglais. C’est lorsqu’un grand nombre d’individus ou des personnes morales donnent ou prêtent de l’argent via Internet pour soutenir un projet ou un investissement.

    Le financement participatif existe déjà et depuis longtemps en Afrique : c’est la tontine. Internet dynamise cette pratique, en élargissant le nombre de cotisants qui n’ont pas de lien entre eux.

    Ça peut prendre plusieurs formes, comme l’explique Yves Ezui, consultant.
    « Il y a trois types de crowdfunding : d’abord le don, il y a le crowdlending, le fait que l’on peut faire un prêt et le troisième type de prêt crowdfunding, on l’appelle Equitise, c’est le fait que les entreprises viennent prendre une partie de l’autre entreprise qui a besoin de financement. Si l’on veut faire un rapprochement avec la « tontine », c’est un peu le crowfunding par le prêt. »

    Il y a une cinquantaine de plateformes de financement participatif en Afrique, la majorité en Afrique du Sud, peu en Afrique de l’Ouest. Elles mettent en relation ceux qui ont besoin d’argent avec ceux qui veulent en donner ou en prêter. Les sociétés de gestion pensent qu’elles ont un rôle à jouer. Notamment pour apporter des garanties alors que plusieurs pays ouest-africains ont connu des fraudes à grande échelle et la ruine de milliers d’épargnants par des sociétés de placements.

    Kadidiatou Fadika-Coulibaly, présidente de leur association
    « Les SGI (sociétés de gestion et d’intermédiation) ne vont pas créer de plateforme, Ceux qui créent des plateformes ce sont les fournisseurs de système d’informations. Les SGI sont là pour apporter la partie analyse. Les investisseurs pour venir contribuer ont besoin d’informations, ont besoin d’un support. Qui va leur apporter ce support ? Ça peut être l’émetteur ou la société qui veut lever les fonds directement. Mais il peut y avoir un intermédiaire qui viendrait rassurer ces investisseurs. »

    Le financement participatif représente-t-il une solution pour les petites et moyennes entreprises ?

    Edoh Kossi Amenounvé, directeur de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières, pense que ce sera marginal.
    « On va sans doute, pas l’écarter, il faudra voir dans quelle mesure on peut expérimenter cela dans notre union, avec une réglementation appropriée. Mais pour moi, ça ne sera pas la révolution pour le financement de nos entreprises. Je pense que nous avons encore une marge d’amélioration au niveau des « instruments classiques » de financement : que ça soit la banque ou les marchés de capitaux pour apporter des solutions de financement à nos PME. »

    Car le défi majeur pour la zone ouest-africaine, c’est déjà d’inciter les épargnants à investir dans le secteur privé. Quel que soit le mode de financement, traditionnel ou participatif.

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