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    A la Une: l’hommage de l’Afrique à Johnny

    Johnny Hallyday ici le 28 mars 2011 à l'occasion de la sortie de son album «Jamais seul». REUTERS/Charles Platiau

    Johnny Hallyday n’était certes pas en Afrique la star qu’il était en France, mais les biographies, interviews et commentaires fleurissent ce matin dans la presse du continent, au lendemain de la disparition du rocker français.

    « Sur tous les continents il a fait bouger les reins, surtout en Afrique, relève Wakat Séra au Burkina. Si peu de scènes africaines francophones, en dehors de Dakar et Abidjan, ont eu la chance de l’accueillir, le mythe Johnny a tout de même pris pied sur le continent noir, pointe le site burkinabé et c’est tout logiquement que sa disparition y a été pleurée. " Noir c’est noir " de l’artiste n’était-il pas devenu comme un hymne à l’émancipation de la jeunesse (…) ? Sa silhouette, qui a plané une année sur le Rallye Paris-Dakar, n’a pas laissé les jeunes africains indifférents (…) C’était l’un des rares blancs qui avait vraiment le rythme dans la peau. Comme les Africains ! Et si en Afrique " les morts ne sont pas morts ", Johnny Hallyday est donc toujours présents dans l’eau qui coule, ou dans le vent qui souffle, mais surtout dans les chansons inoxydables qu’il a laissées en héritage musical à la planète. Salut l’artiste ! »

    « Johnny Hallyday, l’homme qui tutoyait Mohammed VI », rapporte le site d’information marocain H24. H24 qui affirme le roi du Maroc était un grand fan du rocker français et que les deux hommes se tutoyait. Toutefois, Johnny, même s’il tutoyait le roi, l’appelait Majesté. »

    Mini-scandale

    Jeune Afrique, pour sa part, nous rappelle le mini-scandale que Johnny Hallyday avait provoqué à Yaoundé en 1968.

    « Johnny Hallyday est en Afrique, pour sa troisième tournée sur le continent, relate le site de l’hebdomadaire. Elle doit le mener à Dakar, Niamey, Ouagadougou, Kinshasa, Yaoundé et Fort-Lamy (actuel Ndjamena). Interrogé par une radio française sur l’Afrique, le rockeur répond : " Ça me fait plaisir d’y retourner parce que c’est un beau pays et puis j’aime le soleil ". Mais Johnny Hallyday va surtout se retrouver au cœur d’une (em)brouille diplomatique, pointe Jeune Afrique. Il a même les honneurs d’un télégramme diplomatique de l’ambassade de France à Yaoundé : le 10 mai 1968, " Monsieur Smet, dit Johnny Hallyday, chanteur fantaisiste, a causé un esclandre le jour même de son arrivée à Yaoundé. Manifestement pris de boisson, il a déclenché une rixe à l’hôtel de l’Indépendance, au cours de laquelle il a frappé le ministre centrafricain de la Fonction publique qui se trouvait là ", écrit un conseiller diplomatique français. Johnny Hallyday sera expulsé le jour même. À l’AFP, il livre alors sa version des faits : " un type que je ne pouvais évidemment pas connaître a dit des choses désagréables à notre sujet, notamment parce que nous avons les cheveux longs. Il m’a bousculé. J’ai protesté. Puis, il m’a empoigné en déchirant mon polo ". »

    « Pas de place pour le comportement yéyé ! »

    Dans Le Monde Afrique, l’écrivain camerounais Eric Essono Tsimi, se souvient de cette anecdote que lui avait racontée sa mère, mais, là, c’est une autre version… « Un ministre avait tapoté les fesses d’une de ses danseuses et Johnny avait giflé le ministre. On l’avait immédiatement refoulé. »

    Alors est-ce la bonne version ? « Est-ce la raison pour laquelle il n’est plus revenu après ?, s’interroge l’écrivain camerounais. Un an plus tard, le président Ahmadou Ahidjo asséna : " il n’y a pas de place pour le comportement yéyé " au Cameroun. »

    En tout cas, poursuit l’écrivain camerounais, « l’intelligence des plus grands artistes est peut-être de s’inscrire dans la durée au-delà du temps partagé, celui de sa résistance contre la maladie, contre les modes, contre le temps, contre les échecs, contre ses avis répétés de décès, contre les rumeurs, contre l’instabilité de toute vie d’artiste… Nous avons des " souvenirs, souvenirs ", " l’envie d’avoir toujours envie " de lui, mais le moment du départ est une épreuve. Car Johnny n’est jamais revenu en Afrique, comme il en avait émis le souhait. Il ne reste plus qu’à espérer, conclut Eric Essono Tsimi, que ceux qui ont la charge de veiller sur son héritage feront en sorte qu’il soit présent sur le continent. Il existe mille et une façons de le faire vivre aujourd’hui. " Exemple, pointe l’écrivain camerounais : « les Instituts français feraient bien de nommer en son honneur les salles de spectacles qu’elles abritent. Parce que Johnny Hallyday, malgré son nom américanisé, est inscrit dans le patrimoine francophone. " »

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