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    Casques bleus attaqués:J-P Lacroix (ONU) promet «une enquête approfondie» en RDC

    Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des opérations de maintien de la paix, ici le 20 juillet 2017.. ASHRAF SHAZLY / AFP

    Que s'est-il passé à Semuliki? Plus de 48h après l'attaque qui a coûté la vie à 15 casques bleus et a blessé plus d'une cinquantaine d'autres, c'est toujours l'incertitude. L'armée congolaise et la mission des Nations unies au Congo, la Monusco, pointent la responsabilité des ADF, ces rebelles islamistes ougandais qui sévissent dans la zone depuis plus de 20 ans. La société civile - elle - demande une enquête, les assaillants étant trop bien armés et organisés. Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des opérations de maintien de la paix est l'invité de RFI.

    Rfi : Jean-Pierre Lacroix, que sait-on de l’attaque qui a coûté la vie à vos Casques bleus il y a maintenant 48 heures ?

    Jean-Pierre Lacroix : Les assaillants étaient bien armés, lourdement armés, c’est une attaque manifestement préparée, organisée. C’est une zone d’opération d’un groupe armé qui s’appelle les ADF. On présume que c’est ce groupe qui est l’auteur de l’attaque, mais on n’a pas encore la confirmation absolue.

    On dit que certains de ces assaillants étaient habillés en tenue FARDC, ce qui leur a permis de s’infiltrer dans le camp en se faisant passer pour des militaires congolais.

    Nous n’avons pas de confirmation encore des éléments. Evidemment, on va faire une investigation très poussée sur ce qui s’est passé. Mais à ce stade je ne peux pas le confirmer.

    Comment expliquer que les communications étaient coupées entre cette unité et la Monusco pendant aussi longtemps ?

    Là aussi, c’est quelque chose qu’il faudra examiner dans le cadre de l’enquête. Ce qui est sûr c’est que les communications de l’unité n’ont pas été opérationnelles pendant pas mal d’heures. Est-ce qu’elles ont été attaquées et qu’à la suite de la frappe le système de communication de l’unité n’a pas pu alerter aussi vite que nécessaire sur l’attaque ? C’est possible. Mais ce qu’il faut dire, c’est que dès que la Monusco a eu connaissance de l’attaque, la réaction a été rapide, notamment des hélicoptères d’attaque qui ont été envoyés très rapidement.

    Donc cela veut dire que quand l’un des porte-parole militaires de la mission dit que c’était compliqué d’envoyer des renforts dans cette zone, vous avez quand même réussi par des moyens héliportés à atteindre cette unité pendant la nuit ?

    Cela a été fait dès que c’était possible. Pas pendant la nuit, mais dès que - comme je vous dis -, l’information est parvenue, sur l’attaque, on a pu envoyer des hélicoptères, notamment des hélicoptères d’attaque, qui ont pu jouer un rôle de dissuasion. C’est un terrain qui est très difficile : une jungle épaisse, il y a du relief, des routes sont quasiment impraticables, en particulier en cette saison… Et cela a aussi contribué à compliquer l’acheminement d’appuis. Depuis lors, il y a un détachement de forces spéciales qui a rejoint cette base, qui contribue à tenir la position.

    Est-ce que vous savez quelle a été l’attitude de l’armée congolaise ? Est-ce que la coordination a été bonne entre les Casques bleus qui se trouvaient sur la zone et les militaires congolais ?

    Il y a eu des militaires congolais présents sur zone. Comme vous le savez, on dénombre énormément de victimes. Il y a aussi des victimes du côté des FARDC, à ma connaissance 5 victimes. Donc les forces congolaises étaient présentes. Quel a été le degré de coordination ? Là encore, il faut que nous regardions plus en détail ce qui s’est passé. Mais elles étaient bien présentes.

    Est-ce que vous pensez publier les résultats de l’enquête sur l’assassinat de ces Casques bleus ?

    On est en train de mettre en place les modalités de l’enquête. Je crois qu’on sera transparents. Il s’agit pour nous de tirer toutes les leçons de cet incident très grave et d’en tirer les leçons pour être plus efficaces, plus capables de prévenir ce genre d’attaque à l’avenir. Donc on sera, évidemment, très transparents. Il n’y a aucune raison de ne pas mettre clairement en lumière ce qui ne va pas. Cela a toujours été mon approche et cela le sera également pour cet incident dramatique.

    On a l’impression que c’est toujours assez compliqué de comprendre la situation à Béni pour l’ONU, qu’est-ce qui pourrait être fait pour améliorer la connaissance, justement, du conflit, de manière à être capable de dire qui sont ces groupes qui mènent ces actions ?

    Je crois qu’il faut rappeler que, même si dans ce cas précis on a subi une attaque et un nombre de pertes qui est sans précédent – et c’est vraiment un choc pour nous tous, un choc pour les Nations unies – il faut rappeler que dans le passé, la Monusco avait eu du succès contre l’ADF et a réussi à affaiblir ce groupe dans un passé récent, en 2016, et on a eu une accalmie. Mais ces trois derniers mois il y avait eu diverses attaques de la part des ADF. Clairement, celle-ci montre que ce groupe a une capacité, si c’est bien lui. Ce que cela montre aussi c’est que la Monusco, par sa présence et par sa posture, dérange ces groupes qui oppressent la population. Il faut renforcer les moyens de renseignements de nos forces. Il faut développer leur capacité de mobilité, de réaction rapide… Il y a encore du chemin à faire, manifestement, comme le montre cet incident très grave. Mais la Monusco a et renforce une posture robuste.


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