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    Azali Assoumani: aux Comores, «Il nous faut des moyens pour au moins sécuriser nos plages»

    Le président comorien Azali Assoumani lorsqu'il s'adresse à la tribune des Nations Unis le 21 septembre 2017. AFP/Jewel SAMAD

    Paris accueille ce mardi 12 décembre le Sommet climat, une rencontre consacrée au financement de la lutte contre le réchauffement climatique. Parmi les participants à ce sommet : le président des Comores, Azali Assoumani. L’archipel qu’il dirige dans l’océan Indien fait partie des territoires qui sont menacés par l’évolution du climat. Les financements nécessaires se font manifestement encore attendre. Azali Assoumani est ce matin l’invité Afrique de RFI.

    Rfi : Monsieur le président, vous venez à Paris pour participer au « One Planet Summit ». Quel est le message que les Comores veulent porter à ce sommet ?

    Azali Assoumani : Mon déplacement ici est une obligation. Les Comores est un petit pays insulaire, donc effectivement, il est beaucoup plus exposé par rapport à d’autres pays. Les Comores attendent beaucoup de ce sommet. Que le monde en général – nos partenaires au développement en particulier – prennent conscience de comment les Comores sont confrontées à ce problème du climat, pour essayer de convaincre nos partenaires qu’ils ont besoin de nous aider. Nous avons cette chance, à priori, que tout ne soit pas encore détruit. C’est pourquoi il faut préserver.

    Quels sont les chantiers prioritaires pour vous en matière de lutte contre le changement climatique aux Comores ?

    Nous, on a la montée des eaux. Il nous faut des moyens pour essayer, au moins, de sécuriser nos plages, pour qu’effectivement, ces montées des eaux n’aient pas de conséquences directes par rapport à cela.

    Nous avons, par exemple, dans les îles de Mohéli ou d’Anjouan, de la potentialité en matière d’animaux, beaucoup d’espèces rares, qu’il faut préserver. Nous voudrions, à Mohéli, créer un site spécial pour essayer de préserver ces tortues et tout cela. Donc on a besoin d’argent pour préserver cela.

    On a besoin, aussi, d’argent pour investir, pour empêcher les Comoriens de déboiser. Parce qu’on fait du déboisement pour des raisons quotidiennes. Donc si aujourd’hui on arrive, par exemple, à avoir du gaz à donner aux Comoriens pour essayer de gérer leur quotidien, on peut les convaincre que ce n’est pas la peine de couper le bois.

    En matière de lutte contre le changement climatique, est-ce qu’à l’heure actuelle les Comores bénéficient de l’ensemble des financements dont ils auraient besoin ?

    Malheureusement, non. Parce que la Cop 21 c’était en 2015. L’argent qui devait être versé pour essayer d’aller à la lutte d’une façon concrète, - les montants qui étaient estimés -, ne sont pas encore au rendez-vous. Mais on ne va pas arrêter. On va faire pression pour que ce soit du concret.

    Donc il faudrait moins de paroles, plus d’actes ?

    Ah tout à fait ! Absolument ! C’est ce que je peux vous demander d’aller leur dire, peut-être qu’ils vont vous écouter plus que moi ! (Rires)

    On le sait bien, Monsieur le président, il y a une pomme de discorde permanente entre la France et les Comores, c’est Mayotte. Est-ce que vous allez ou est-ce que des membres de votre gouvernement vont avoir l’occasion de discuter de Mayotte avec les autorités françaises ?

    Cette fois-ci je ne pense pas. Pour une raison simple, c’est qu’il y a des discussions préliminaires qui sont engagées au niveau ministériel. C’est-à-dire les ministères des Affaires étrangères des Comores et de France se sont engagés à porter ces discussions dans le cadre d’un comité paritaire, dans le cadre d’une commission mixte. Il faut attendre qu’il y ait des résultats pour qu’on en parle avec le président Macron.

    On va se serrer la main, on va se dire bonjour. En tout cas, ce qui est positif c’est qu’on a constaté que tous les responsables français, à quelque que niveau que ce soit, comprennent que c’est un contentieux désagréable, qu’il faut essayer de trouver une solution.

    Avec le président Macron j’ai eu un coup de téléphone, je l’ai vu aussi à New-York, même si on n’a pas discuté du sujet. Mais mon ministre des Affaire étrangères m’a rendu compte des discussions qu’il a avec le technicien du ministère. Pour le moment ça va dans le bon sens.

    On a décidé, aussi, d’intégrer des autorités mahoraises dans les discussions. Et donc tout cela, ce sont des signaux positifs. Mais il faut aller très vite, parce qu’on a constaté ce qui se passe. A chaque fois, à Mayotte, il y a des problèmes qui surgissent entre les Mahorais et les autres frères qui sont là-bas. Il y a des manipulateurs qui jouent à ça.

    Quand on voit les problèmes, aussi - c’est vrai - des gens qui vont aller à Mayotte avec le visa Balladur, je crois qu’on a intérêt à aller très vite, dans le sens des intérêts des deux pays.

    Les Comores vont organiser prochainement des assises nationales. Qu’est-ce que vous attendez, - vous, Monsieur le président -, de ces assises nationales ?

    J'en attends un programme général. Parce que c’est tout le monde qui sera là. Opposition et pouvoir. Un programme général à même de définir un meilleur futur.

    Nous avons une jeunesse à 65 % de moins de 30 ans. Cette jeunesse-là doit être rassurée pour ne pas être dans les mains des rapaces, avec tout ce que l’on sait, malheureusement. Et là, le deal est là, il faut le relever.

    Un mot, monsieur le président, sur un sujet qui fait beaucoup de bruit dans l’actualité ; c’est la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump. Comment est-ce que vous réagissez à cette décision ?

    Je suis très désolé. Très, très désolé. Je suis désolé, parce que nous autres, petits pays insulaires, on ne peut pas comprendre que de grandes puissances, au lieu effectivement d’aller vers une solution, créent un problème.

    J’espère que ses homologues vont lui faire comprendre pour qu’on aille très vite à trouver une solution à ce problème en général. En tout cas, le droit international dit : un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Je crois que le droit international l’a dit.

    Maintenant, il faut aller vers ce droit-là pour qu’on puisse mettre fin à ce conflit - quand même - qui fait tellement de morts. Cela nous fait mal.

     


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