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    A la Une: qui a tué les casques bleus à Béni ?

    Des soldats des Forces de défense du peuple tanzanien transportant le cercueil de l’un des quatorze casques bleus tanzaniens tués à Beni, en RDC, arrivés, ce lundi 11 décembre 2017, à la base aérienne d’Ukonga, à Dar es-Salaam, en Tanzanie. AFP

    La question hante les esprits en RDC et au-delà des frontières du pays après l’attaque meurtrière en fin de semaine dernière de la base de Semuliki dans la région de Beni, dans le nord-est de la RDC.

    Hier, une cérémonie d’hommages aux Casques bleus tanzaniens a eu lieu à Béni, rapporte le site d’information congolais Actualité.CD. On peut voir en photo 14 cercueils recouverts des drapeaux congolais et tanzaniens. Au-delà de l’émotion et de l’indignation, la presse congolaise s’interroge. Est-ce bien les rebelles ougandais des ADF qui ont mené cette attaque ? « On veut savoir, notamment, s’interroge Le Phare, pourquoi des rebelles ougandais qui ont choisi comme base arrière le territoire congolais pour combattre le régime de Yoweri Museveni, laissent leur pays tranquille pour ne troubler la paix qu’au Nord-Kivu, mettant à mal les forces onusienne et congolaise. (…) Les ADF ainsi que la multitude de forces négatives en activité dans l’est du pays ne seraient-elles pas instrumentalisées pour rendre ingouvernable cette partie de la République, ce qui, naturellement, bloquerait la machine électorale ? ».

    Les FARDC impliquées ?

    Le site d’information Afrikarabia, spécialisé sur la RDC relève également : « Plusieurs questions restent sans réponses, notamment sur la lenteur de la riposte des Casques bleus (dont l’hélicoptère n’est intervenu que le vendredi matin), et des soldats congolais des FARDC (dont un poste militaire se trouve à 500 mètres de la base des casques bleus tanzaniens). (…) Autre fait troublant, alors que les attaques imputées aux ADF contre les populations civiles se font avec des armes sommaires (des machettes et des couteaux), l’assaut de la base militaire de Semuliki s’est effectué à l’arme lourde, notamment au moyen de lance-roquettes. Le camp des casques bleus a d’ailleurs été partiellement détruit. La singularité de cette attaque remet donc sur la table les soupçons de collusion entre certains groupes armés, dont les fameux ADF, avec des militaires congolais de l’armée régulière. »

    Des soupçons relayés par Le Potentiel à Kinshasa, qui cite une source militaire congolaise : « les assaillants se sont présentés sur le coup de 17 heures devant les portes du camp de la Monusco. Et ils sont entrés sans être inquiétés, affirme cette même source, parce qu’ils portaient la tenue des militaires congolais. Les Tanzaniens ne se sont pas posé de questions, poursuit-elle. Les militaires congolais venaient tous les jours chercher leur ration de nourriture. Dès qu’ils sont entrés dans le camp, les assaillants se sont rués vers le centre de communication qu’ils ont fait sauter. Ils savaient visiblement exactement où tout se trouvait, continue notre interlocuteur. L’attaque a immédiatement commencé et aurait duré jusqu’à 20 heures. ». Le Potentiel commente ensuite : cette « version explique à la fois la facilité avec laquelle les assaillants sont entrés et les divergences sur le nombre de victimes du côté des soldats congolais. Une question subsiste, s’interroge encore le journal : pourquoi les "vrais" soldats congolais ne sont-ils pas venus chercher leurs rations ce jeudi ? »

    Visées politiques ?

    Dans la presse ouest-africaine, on s’interroge également. Ainsi se demande Aujourd’hui à Ouaga, « pourquoi 30 minutes après l’attaque, les Tanzaniens restaient-ils désespérément injoignables ? Comment expliquer ce qui ressemble à une passivité des FARDC dont le camp était situé à quelques jets de pierre de celui de la MONUSCO ? La MONUSCO a-t-elle été mise au parfum de cette attaque comme le laissent croire certains ? Quoi qu’il en soit, circonspection, colère, réprobation et souvent résignation animent Béni la martyre, Béni la souffre-douleur des ADF, lassée d’enterrer ses fils, fatiguée d’entendre les autorités congolaises ânonner la même antienne : "les FARDC sécurisent la zone". »

    Et L’Observateur Paalga, toujours au Burkina, de hausser le ton : « cette insécurité endémique ne traduit-elle pas l’incapacité d’un pouvoir plus préoccupé à s’éterniser aux affaires qu’à implémenter une gouvernance vertueuse dans ce pays grand comme presque dix fois le Burkina, qui a tout pour être développé, tout sauf l’essentiel : un leadership éclairé et responsable (…) ? Le plus grave, s’exclame encore L’Observateur, c’est que le chef de l’État, incapable d’organiser une élection depuis un an, pourrait exciper de cette insécurité généralisée pour justifier son maintien au pouvoir envers et contre tous. »


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