GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 13 Octobre
Dimanche 14 Octobre
Lundi 15 Octobre
Mardi 16 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 18 Octobre
Vendredi 19 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Les Etats-Unis plongent l'OMC en plein désarroi

    Le directeur général Roberto Azevedo lors de la 11e conférence ministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) REUTERS/Marcos Brindicci

    À Buenos Aires en Argentine, l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) achève aujourd’hui sa 11e conférence ministérielle dans le plus grand désarroi, survivra-t-elle aux coups de boutoir de l’un de ses membres les plus puissants, les États-Unis ?

    Les États-Unis ont longtemps été les meilleurs avocats de l’OMC. Cette institution née il y a trente ans seulement pour accompagner la mondialisation s’est épanouie sous l’œil bienveillant de l’oncle Sam. Ravi de voir tomber les barrières douanières chez les 164 membres. Qu’on soit pour ou contre, force est de constater que cette institution multilatérale a été, ce n’est plus tout à fait le cas, l’une des rares capables de créer du consensus au niveau mondial pour aboutir à du concret des accords commerciaux de grande ampleur.

    C’est aussi la seule institution où l’on peut régler un différend commercial

    Y compris au détriment des États-Unis et c’est peut-être ce qui commence à agacer les Américains. Le Brésil par exemple a fini par obtenir gain de cause contre les États-Unis sur les subventions au coton au bout de dix ans de procédure. Le Burkina, le Tchad, le Mali et le Bénin qui ont lancé leur propre croisade à l’OMC contre les subventions au coton ont eux aussi obtenu quelques avancées.

    Dans cette arène, le faible peut gagner contre le plus fort, à condition d’y mettre les moyens, car ces batailles coûtent une fortune en avocats. Mais Washington supporte de plus en plus mal ces guérillas juridiques et bloque le processus en empêchant la nomination de nouveaux juges à l’organe de règlement qui n’en compte plus que quatre au lieu des sept réglementaires. Pendant ce temps, les procédures sont suspendues, les fermiers américains menacés par plusieurs plaintes peuvent continuer tranquillement leur activité.

    Donald Trump et son représentant au commerce contestent aussi le statut d’économie de marché revendiqué par la Chine

    C’est l’autre dossier qui reste en travers de la gorge de l’administration américaine. Ce statut est quasi automatique au bout de 15 ans d’adhésion. Sauf que les Américains n’ont pas du tout envie d’accorder ce privilège à la Chine entrée en 2001. Les Européens non plus d’ailleurs, et pour de bonnes raisons !

    L’économie chinoise est certes capitaliste, mais c’est encore une économie administrée, voire subventionnée par l’État. Plutôt que d’entamer un combat pas gagné d’avance contre un pays devenu la deuxième puissance économique mondiale, les États-Unis sont tentés par un retrait pur et simple de l’OMC, se repliant sur l’America First.

    Le protectionnisme pourrait l’emporter aujourd’hui à Buenos Aires ?

    Le seul accord prévu sur la pêche parait assez improbable. Mais dans les coulisses, Européens et Japonais ont réussi à convaincre les Américains qu’on est plus fort ensemble, parce qu’ils croient encore aux vertus du multilatéralisme. Les trois grands partenaires occidentaux ont publié un texte mardi 12 décembre dénonçant les surcapacités industrielles qui entrainent le dumping, les transferts de technologies forcés ou encore les subventions illégales sans jamais citer nommément le principal suspect, la Chine.

    Ce texte suffira-t-il à calmer l’isolationnisme américain ? Rien n’est moins sûr, il y a d’autres dossiers très conjoncturels qui motivent le retrait américain. La grande réforme fiscale de Trump, contestée par les Européens et qui pourraient bien lui valoir une plainte à l’OMC. Pendant ce temps, le commerce mondial ignore toutes ces velléités protectionnistes. Les échanges ont rebondi cette année de 3,6%, c’est deux fois plus que l’an dernier !

    EN BREF

    Les États-Unis veulent raboter de 5% le budget consacré aux Nations Unies. Cela représente 250 millions de dollars d’économies. Des coupes qui affecteraient les missions politiques spéciales de l’ONU - Palestine, Libye ou Afghanistan - le service communication ou le développement, et se traduirait aussi par un gel du recrutement et des salaires. La décision doit être prise avant la fin de l’année.

    La direction d’Airbus en pleine turbulence. Tom Enders le grand patron allemand ne briguera pas de troisième mandat. Et l’on parle déjà du sort du numéro 2 Fabrice Brégier. Le Français pourrait, d’après la presse, quitter l’entreprise dès l’an prochain.


    Sur le même sujet

    • Aujourd'hui l'économie

      La finance au chevet du climat ?

      En savoir plus

    • Aujourd'hui l'économie

      Le Bitcoin consacré par son introduction au marché de Chicago

      En savoir plus

    • Aujourd'hui l'économie

      Brexit: les conséquences sur le budget de l'UE

      En savoir plus

    • Aujourd'hui l'économie

      Le Portugais Mario Centeno grand favori pour présider l’Eurogroupe

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.