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    Sucre: les betteraviers français inquiets pour l'après-quota

    Sucre. LOIC VENANCE / AFP

    Libérée des quotas européens, la France n'a jamais autant produit de betterave sucrière. Mais les cultivateurs restent dans le flou sur les prix et les débouchés du sucre ou de l'éthanol.

    Les betteraviers français réunis en assemblée générale cette semaine à Paris sont inquiets pour leur avenir, deux mois et demi après la suppression des quotas européens. Ils ont pourtant produit comme jamais, puisqu'ils n'ont plus de contrainte, en augmentant de 20% les surfaces, de 28% la durée de la campagne et de 7% les rendements. 44 millions de tonnes de betterave ont été arrachées, un record historique, plus de 6 millions de tonnes de sucre ont été produits, 23% de plus que l'an dernier.

    Une belle réussite mais encore faut-il pouvoir valoriser cette production supplémentaire.

    C'est là que le bât blesse : le prix. Il n'y a plus d'indicateur en Europe pour les betteraviers, qui veulent être associés a marché à terme, en février 2017 ils estiment avoir perdu une occasion en or de fixer leur prix quand ils faisaient leur semis, les cours étaient élevés.

    Les cultivateurs de betterave veulent aussi continuer à recevoir 44% du prix du sucre sortie usine, estimant avoir fait l'effort d'allonger la période de récolte, ce qui ne leur facilite pas la vie, selon la météo, cela dégrade les machines, alors que les fabricants, eux, ont pu faire tourner plus longtemps leurs usines, et donc diminué leur coûts de production. « Nous ne voulons pas être les dindons de la farce », dit le syndicat des betteraviers, qui exige un partage de la valeur et plus de transparence sur les prix.

    D'autant que le flou demeure sur les débouchés du sucre et de l'éthanol, en Europe et ailleurs.

    Les conditions du Brexit seront décisives pour l'avenir des exportations françaises de sucre vers le Royaume-Uni. Les négociations des accords de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, qui inclut le géant brésilien du sucre, seront également capitales. L'avenir de la filière éthanol dépendra, elle, de la prochaine directive européenne sur les biocarburants.

    Pas question pour le lobby betteravier de laisser passer les propositions du Parlement européen qui envisagent de réduire à la portion congrue la part des biocarburants de première génération comme le bioéthanol, majoritairement fabriqué à partir de betterave et en France.

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