GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 16 Juillet
Mardi 17 Juillet
Mercredi 18 Juillet
Jeudi 19 Juillet
Aujourd'hui
Samedi 21 Juillet
Dimanche 22 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Thales achète Gemalto pour créer un champion mondial de la cybersécurité

    L'entreprise Thales a racheté Gemalto. AFP/Gerard Julien, Thomas Coex

    Gemalto, le roi déchu de la carte à puces, accepte l'offre de rachat amical émise hier par Thales. Les deux Français souhaitent créer un champion mondial dans la sécurité digitale.

    Thales présent dans l’aéronautique, la défense et le transport, est déjà un acteur de taille mondiale dans la cybersécurité ; son expertise est reconnue et appréciée par les grandes banques ou encore les aéroports. En mettant sur la table 4,8 milliards d’euros pour surenchérir sur l’offre faite quelques jours plutôt par un autre français, Atos, il s’est lancé dans plus grosse acquisition de son histoire. Pourquoi dépenser autant pour un joyau en péril ? Parce que Gemalto est complémentaire. Ensemble, les deux Français rêvent de proposer une offre de sécurité informatique intégrée pour des trains connectés, des drones ou des avions de chasse. Et de tailler ainsi des croupières aux géants américains comme Cisco ou IBM.

    Chez Gemalto les syndicats n’ont pas l’air rassurés par ces fiançailles

    A juste titre. Les futurs mariés sont restés discrets sur l’avenir de l’activité des cartes à puce de Gemalto. Née il y a une dizaine d’années de la fusion d’un français et d’un néerlandais, Gemalto grossit jusqu’en 2013 grâce à la carte sim, avec un chiffre d’affaires record cette année-là : plus de 7 milliards d’euros. Mais la chute du marché des cartes à puce fait vaciller le roi. Qui n’arrive pas à réaliser sa mutation. La carte à puces lui procure encore les deux tiers de son chiffre d’affaires ; 300 emplois sont aujourd’hui menacés dans des usines françaises. Le plan social en cours n’est pas remis en cause par l’OPA. Le chevalier blanc est bon prince : Thales veut bien ouvrir sa bourse de l’emploi aux salariés de Gemalto.

    L’Etat est actionnaire des deux entreprises et semble se réjouir du rapprochement

    L’Etat détient via la Banque publique d’investissement 8 % du capital de Gemalto. Quand Atos a fait connaitre son offre d’achat, Bruno Le maire, le ministre de l’économie a réagi en restant bienveillant et évasif, laissant le conseil d’administration décider de la meilleure solution. En rappelant les priorités de l’Etat : la préservation de l’emploi français et de la souveraineté française en matière de haute technologie. Dans les coulisses Thales entreprise encore plus stratégiques, puisque l’Etat détient le quart de son capital était déjà à la manœuvre. On peut imaginer que la préférence de Bercy allait à l’alliance annoncée hier.

    Le mariage est-il définitivement scellé ?

    A priori les deux sont d’accord, et Atos s’incline, dans un communiqué publié tard hier soir. Mais il faudra encore des mois et des mois de négociations. Thierry Breton le PDG d’Atos n’a pas encore dit son dernier mot. L’ancien ministre des Finances connait l’une des failles de ce mariage : c’est justement la forte présence de l’Etat au capital. Elle pourrait dissuader les clients américains qui se détournent souvent des fournisseurs publics. Si ce handicap bloque la négociation, en bon mousquetaire, Atos pourrait bien revenir dans le jeu pour récupérer le joyau en péril.

    EN BREF

    La grève évitée de justesse chez Ryanair

    Le syndicat irlandais de pilote a annoncé hier soir qu’il suspendait son mouvement. Les syndicats britanniques, italiens et portugais avaient déjà fait de même après la concession historique faite vendredi par la compagnie à bas coût. Elle accepte enfin le dialogue social, des négociations avec les syndicats jusqu’alors interdits devraient donc commencer au plus vite pour parler salaires et conditions de travail des pilotes.

    En Allemagne, les sociaux-démocrates font pression pour obtenir le porte-feuille stratégique des finances dans le prochain gouvernement

    C’est ce que Martin Schulz explique ce matin dans la presse allemande. C’est au ministère allemand des Finances que se décide la politique européenne de l’Allemagne, faut-il ou non aider la Grèce par exemple, mais c’est aussi bien sûr ce ministère qui tient les cordons de la bourse. Que faire de l’excédent budgétaire est un des enjeux majeurs des discussions pour former cette nouvelle coalition.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.