GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 19 Janvier
Samedi 20 Janvier
Dimanche 21 Janvier
Lundi 22 Janvier
Aujourd'hui
Mercredi 24 Janvier
Jeudi 25 Janvier
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Les compagnies pétrolières nationales africaines en crise

    Plateforme pétrolière au large de l'Angola. AFP

    Les compagnies pétrolières nationales africaines doivent revoir leur modèle. En crise de l’Angola au Congo, en passant par le Nigeria ou l’Algérie, elles ne sont pas armées, estime une étude de l’IFRI, pour surmonter la chute des cours.

    Les trois géants africains des hydrocarbures, l’Algérie, l’Angola et le Nigeria ont chacun un modèle très différent de compagnie pétrolière nationale. Mais tous ces modèles sont en crise, depuis la chute des revenus du pétrole.

    En Angola, la Sonangol - qui vient de se séparer de sa patronne Isabel Dos Santos, accusée de détournements de fonds - est devenue « plus qu’un instrument du régime, une institution quasi familiale », qu’on ne peut comparer à aucune autre compagnie africaine, « à part peut-être la SNPC au Congo », estime Benjamin Augé, auteur de l’étude publiée par l’IFRI.

    Sonangol, essentielle à l’économie angolaise, sans avoir produit elle-même une goutte de pétrole, s’est toujours contentée de délimiter les permis et de gérer la part de l’État, au service du parti au pouvoir depuis l’indépendance. Un « État dans l’État » qui a investi dans tous les secteurs de l’économie, mais qui a négligé la transition vers les énergies renouvelables... Et n’a pas réussi à fournir de carburant à l’Angola, pourtant deuxième producteur de brut du continent.

    Ce qui parasite le secteur

    Cette incapacité à s’équiper de raffineries dignes de ce nom, parce qu’elles contrarieraient les intérêts des importateurs de carburants, cet oubli des énergies vertes, on les retrouve au Nigeria, où la compagnie nationale NNPC (National Nigerian Petroleum Company) a également une histoire très fournie en scandales financiers. En revanche, contrairement à Sonangol, la compagnie nigériane est présente sur toute la chaîne pétrolière, mais elle est inefficace. NNPC s’impose en particulier de co-développer les gisements avec les compagnies pétrolières internationales alors qu’elle n’en a pas les moyens, ni financiers ni humains, ce qui retarde les projets.

    En Algérie, c’est la réglementation peu favorable aux investissements étrangers qui empêche la Sonatrach de développer sa production, pas le manque de compétences, elle a même été pionnière dans la liquéfaction du gaz. C’est faute de finances que la compagnie nationale a gelé ses projets d’hydrocarbures non conventionnels. Pourtant l’Algérie a, plus que le Nigeria ou l’Angola, besoin de dégager des revenus pour développer sa production énergétique, la consommation algérienne grandissant encore plus vite. Le nouveau président de la Sonatrach a prévu des réformes, mais elles seront très délicates à mener, étant donné l’importance plus grande qu’ailleurs de l’argent du pétrole pour les Algériens, à travers les subventions.


    Sur le même sujet

    • Chronique des Matières Premières

      Pétrole et corruption au Congo: une vidéo accable le négociant Gunvor

      En savoir plus

    • Chronique des Matières Premières

      Pétrole: le chemin long et étroit de l’Opep

      En savoir plus

    • Chronique des Matières Premières

      Liban: le pétrole objet du premier décret du nouveau gouvernement

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.