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    A la Une: troublantes révélations à propos de la RDC

    La Monusco, le 20 février 2017 à Tshimbulu, dans le Kasaï central, pour promouvoir le dialogue. MONUSCO/Biliaminou Alao

    « Massacres du Kasaï : un crime organisé ? », c’est la question à la Une du Potentiel ce matin. Le quotidien kinois relate avec force détails les affirmations de la FIDH, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, affirmations qui ont fait l’effet d’une bombe hier. En effet, rapporte Le Potentiel, d’après la FIDH, donc, « les massacres du Kasaï, qui ont fait plus de 3 000 morts, selon un dernier bilan présenté par l’Eglise catholique et confirmé par diverses ONG internationales, ces massacres relèvent d’un crime planifié qui s’apparente aux "crimes contre l’humanité". La FIDH dit s’être basée sur des témoignages recueillis auprès des rescapés de ces massacres en série. La FIDH est convaincue que ces massacres ont été commandités en haut lieu du pouvoir dans le but de créer un climat de terreur dans l’espace Kasaï. »

    Commentaire accablé du Potentiel : « Ces révélations troublantes et fracassantes de la FIDH viennent encore jeter de l’huile sur le feu. Un clou est ainsi enfoncé sur la plaie. Comment des agents de l’État, des forces de l’ordre et autres agents de sécurité, censés protéger les populations ainsi que leurs biens, sont-ils les premiers à ôter facilement la vie à des paisibles citoyens, oubliant le caractère "sacré" de la vie humaine ? Incroyable ! Si toutes ces révélations de la FIDH s’avéraient, il y aurait donc mille et une raisons de déclarer la RDC comme "un non État". Un espace où les populations, qui sont pourtant des électeurs potentiels, ne représentent rien aux yeux de ceux qui ont la charge de conduire les affaires de l’État. »

    Pour Cas-Infos, site congolais d’information, il s’agit du « rapport de trop dans le dos des autorités congolaises », un rapport « accablant ».

    En effet, pointe Afrikarabia, « les témoignages recueillis par la FIDH démontrent enfin que les autorités congolaises étaient informées en permanence de ce qui se passaient dans les Kasaï et des exactions commises par leurs propres troupes ». Afrikarabia rappelle que « Kinshasa avait d’ailleurs saisi l’opportunité des violences au Kasaï pour retarder l’enregistrement des électeurs et reporter pour la seconde fois l’élection présidentielle, alors que le mandat du président Kabila s’est achevé le 19 décembre 2016. Un "prétexte" qui permet à Joseph Kabila de s’accrocher au pouvoir. »

    Des agents de l’Etat congolais complices dans l’assassinat des experts de l’ONU ?

    A ce rapport de la FIDH s’ajoute l’enquête menée par RFI et l’agence Reuters, enquête dévoilée hier, et qui montre qu’au moins trois agents de l’Etat congolais sont directement impliqués dans l’organisation de la mission qui a coûté la vie aux deux experts de l’ONU en mars dernier. Ces agents ont inspiré à Michael Sharp et Zaida Catalan ce déplacement et leur ont fourni les moyens matériels et humains pour se rendre à Bunkonde. Plus troublant, et c’est ce que révélait la précédente enquête de RFI, certains individus sont allés jusqu’à mentir aux deux experts onusiens sur les conditions de sécurité du lieu où ils comptaient les emmener.

    « Pavé médiatique dans le prétoire », s’exclame L’Observateur Paalga au Burkina. « Ce véritable pavé que nos confrères ont jeté dans le prétoire est constitué d’éléments tirés de l’instruction par la justice militaire congolaise mais qui, curieusement, pointe le quotidien ouagalais, n’ont jamais été mentionnés au cours des audiences ; pas même dans le rapport d’enquête du comité qui avait été érigé par l’ONU. Autant donc de "preuves utiles" qui n’ont jamais été rendues publiques au point que l’on peut légitimement se demander si la recherche de la vérité n’est pas le cadet des soucis des autorités congolaises dans cette affaire. »

    Et L’Observateur de s’interroger : « Au vu de ces nouveaux éléments à charge, jusqu’où la responsabilité du pouvoir central de Kinshasa est-elle engagée ? (…) Pourvu seulement que justice soit faite, s’exclame le journal, quels que soient le statut où la qualité des mis en cause. La sagesse judiciaire voudrait qu’après de telles révélations, le procès de Kananga soit remis à plat. Les différents protagonistes en auront-ils seulement le courage ? Là est la question. »

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