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    Le nouveau patron de la commission de la Cédéao et l'OIM aux côtés des migrants

    Denise Epoté. tv5.org

    On commence par le ministre ivoirien Jean-Claude Brou, qui a été nommé à la tête de la commission de la Cédéao la semaine dernière, lors du 52e sommet des dirigeants ouest-africains à Abuja, au Nigeria. La deuxième tête d’affiche n’est autre que l’OIM, l’Organisation internationale des migrants, une des principales agences de l’ONU qui s’emploie à rapatrier dans leur pays respectif les migrants subsahariens en détresse en Libye. Et enfin, un hommage au professeur kényan Calestous Juma.

    Jean-Claude Brou prend les rênes de la commission de la Cédéao

    Assane Diop : On se tourne vers l’Afrique de l’Ouest pour la première tête d’affiche. Le ministre ivoirien Jean-Claude Brou a été nommé à la tête de la commission de la Cédéao. C’était la semaine dernière lors du 52e sommet des dirigeants ouest-africains à Abuja au Nigeria. Il prendra le relai du Béninois Marcel De Souza en mars prochain.

    Denise Epoté : Au-delà des qualités de Jean-Claude Brou présenté comme un économiste chevronné, ayant occupé plusieurs fois le poste de représentant de la Banque mondiale et du FMI dans différents pays après être passé par la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest, la BCEAO. Son arrivée à la tête de la commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est la preuve incontestable de l’offensive diplomatique et économique de la Côte d’Ivoire. Normal lorsqu’on représente 40 % du PIB de la sous-région. Une institution de plus contrôlée par le pays en plus de la BCEAO, dont le siège est à Dakar. Si l’ordre alphabétique avait été respecté, la présidence de la commission aurait dû revenir au Cap-Vert.

    Mais voilà, lorsqu’on n’est pas à jour de ses cotisations, on a droit qu’à une chose : ravaler ses prétentions. Cela dit, pour le sortant, le Béninois Marcel de Souza, le séjour à Abuja, siège de l’institution, n’aura duré que deux ans. Ses prédécesseurs, le Burkinabè Kadré Ouedraogo ou le Ghanéen Mohamed Chambas ont respectivement présidé la commission pendant quatre et huit ans. Parmi les chantiers que devra gérer Jean-Claude Brou, la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest. En particulier au Mali et au Nigeria, malgré les succès enregistrés dans la lutte contre Boko Haram. Second chantier, l’adhésion de nouveaux membres : le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie. Ce qui porterait à 18 le nombre de pays membres de la Cédéao. Se posera ensuite l’épineuse question d’une monnaie commune.

    L’OIM aux côtés des migrants

    Le 18 décembre, on a célébré la journée internationale des migrants. Et vous avez retenu en deuxième position de votre sélection hebdomadaire, l’organisation internationale des migrants, l’OIM. Une des principales agences de l’ONU qui s’emploie actuellement à rapatrier dans leurs pays respectifs les migrants subsahariens en détresse en Libye.

    L’OIM aux côtés des pays qui depuis la douloureuse révélation sur les migrants réduits en esclavage en Libye, ont décidé de rapatrier leurs ressortissants. C’est le cas de la Côte d’Ivoire où cette semaine 168 migrants volontaires ont regagné Abidjan. D’autres pays comme le Mali, le Nigeria et la Guinée devraient bénéficier du même accompagnement. La situation qui préoccupe l’OIM c’est celle des enfants migrants. Ils seraient 36 000 en Libye dont 14 000 non accompagnés, victimes potentielles d’abus, d’exploitation et de détention. Pour l’OIM l’assistance à ces enfants est une priorité : 30 000 devraient être rapatriés en 2018.

    Cela dit, il n’est pas inutile de rappeler l’objectif visé par la célébration de la journée internationale des migrants. Elle vise à dissiper les préjugés sur les migrants et sensibiliser l’opinion à leurs contributions dans les domaines économique, culturel, et social au profit tant de leur pays d’origine que de leur pays de destination. Parce qu'1 milliard de personnes dans le monde sont des migrants, investir dans le contrôle des frontières n’est pas la solution. Des moyens devraient être consacrés aux opportunités à offrir aux jeunes tentés par l’aventure. La question était à l’ordre du jour du dernier sommet Union africaine-Union européenne qui s'est tenu à Abidjan fin novembre. Messieurs les présidents, la jeunesse africaine attend impatiemment vos solutions.

    Hommage au professeur Calestous Juma

    On referme ce rendez-vous de la semaine par un hommage au professeur kenyan Calestous Juma. Le chercheur de renommée mondiale s’est éteint le 15 décembre dernier à l’âge de 65 ans. On lui doit plusieurs ouvrages de référence sur l’entrepreneuriat et l’innovation technologique.

    Les plus éminents savants kenyans, Uhuru Kenyatta et son rival Raila Odinga ont pour une fois parlé d’une seule voix. « Un de nos esprits les plus brillants dédiés à l’innovation, l’éducation et la prospérité de l’Afrique », renchérit Paul Kagam. Spécialiste des questions de progrès technologiques et de développement en Afrique, Calestous Juma était plus qu’une référence africaine : une référence internationale.

    De nombreuses académies scientifiques, fondations, et revues prestigieuses ont souvent fait appel à l’ancien secrétaire exécutif de la convention des Nations unies sur la diversité biologique. C’est le cas de la Royale society de Londres, de la fondation Bill et Melinda Gates, du New York Times et du Guardian. Même s’il s’était attiré les foudres des activistes anti OGM, Calestous Juma était un ardent défenseur de la biotechnologie, seul moyen selon lui de transformer le potentiel agricole du continent en force de développement économique.

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