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    2017: une année sous le signe des GAFAM

    Les GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (qui n'apparaît pas sur la photo d'illustration). AFP/Damien Meyer

    L’année 2017 a été marquée par bon nombre d'événements liés à l’évolution inarrêtable d’Internet et des technologies modernes. Une évolution dont la patte des géants du numérique, surnommés GAFAM, n'est plus à présenter.

    Les GAFAM, ce sont Google et sa maison-mère Alphabet, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. A eux cinq, ces mastodontes pèsent 3 000 milliards de dollars en capitalisation boursière, soit à peine moins que le produit intérieur brut de l’Allemagne, première économie de la zone euro.

    Surtout, ces géants n’en finissent pas de grossir, rachetant à tour de bras de jeunes entreprises pour diversifier leurs activités, mais aussi pour tuer toute velléité de concurrence. Ainsi, Google s’est lancé dans la voiture autonome et les implants médicaux connectés, Amazon s’intéresse aux médicaments et Apple est en pointe pour suivre notre santé en temps réel. Et ce ne sont là que quelques exemples.

    Des GAFAM trop puissants ?

    La question est légitime quand on sait par exemple que Google et Facebook engloutissent à eux seuls la majeure partie du gâteau publicitaire mondial, qu’Amazon a le pouvoir de dicter ses prix et ses conditions sur le marché de la vente en ligne à la plupart des entreprises – qu’il s’agisse de grands groupes ou de simples PME – ou qu’Apple détient un pouvoir écrasant sur les développeurs d’applications.

    Et tout cela sans aborder les positions ultra-dominantes dans la recherche et la diffusion d’informations sur internet où Google et Facebook sont passés maîtres. Aujourd’hui, on n’hésite plus à parler de monopoles numériques pour attaquer ces géants du net longtemps admirés et à qui tout était permis. Et des voix s’élèvent pour réclamer plus de régulation.

    Des critiques de plus en plus vives aux Etats-Unis

    Les Etats-Unis, toujours prompts à défendre leurs champions nationaux, sont aujourd’hui ouvertement agacés par l’irresponsabilité de ces enfants gâtés de la Silicon Valley, incapables par exemple d’enrayer le phénomène des fake news au risque de menacer les démocraties occidentales. L’élection américaine et le référendum sur le Brexit sont là pour le rappeler.

    Et puis il y a eu l’affaire Apple qui en 2015 a refusé d’aider le FBI à pénétrer dans l’iPhone du terroriste de San Bernardino en Californie, ou Amazon régulièrement critiquée pour les conditions de travail dans ses centres de traitement de commandes. Mais force est de constater qu’aucune sanction n’est pour l’instant tombée.

    La vieille Europe en pointe du combat contre l’ultra-domination des GAFAM

    C’est donc au porte-monnaie que l’Europe cherche à frapper. Longtemps impuissante face aux stratégies d’optimisations fiscales des géants du Net qui privent les pays européens de milliards d’euros d’impôts, la Commission européenne avance sur deux fronts. Celui de la concurrence, en témoignent les enquêtes pour abus de position dominante, dont l’une a valu récemment à Google une amende de 2,4 milliards d’euros.

    Et celui de la fiscalité. L’idée de la France de faire payer à ces multinationales du Net une taxe sur leur chiffre d'affaires, et non plus sur leurs résultats souvent localisés dans des Etats à faible taux d’imposition, commence à faire son chemin. Mais beaucoup reste à faire avant un accord sur le sujet.

    Cette toute-puissance des GAFAM mise à mal par de nouveaux concurrents venus d’Asie

    Les nouveaux rivaux chinois des mastodontes américains ont eux aussi un nom : les BATX.

    B pour Baidu, le moteur de recherche le plus utilisé en Chine, A pour Alibaba le concurrent direct d’Amazon, T pour Tencent connu pour avoir lancé l’application WeChat – Tencent qui a récemment détrôné Facebook avec ses 500 milliards de capitalisations boursières – et X pour Xiaomi qui à l’instar d’Apple propose des téléphones portables, des objets connectés, mais aussi des téléviseurs et de l’électroménager.

    Loin d’être de pâles copies de leurs grands frères américains, ces géants chinois innovent et ont bien l’intention de partir à la conquête du monde.


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