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    Kenya: la guerre des compagnies de VTC impacte le travail des chauffeurs

    Dans le centre de Nairobi, au Kenya (Photo d'illustration) ©Casper Hedberg/Bloomberg via Getty Images

    Nairobi, la capitale kényane, est devenue depuis près d’un an le théâtre d’une véritable guerre des prix entre les différentes applications de transport qui se disputent le marché. Pour l’entreprise américaine Uber, le Kenya est le second marché le plus important en Afrique, après le Nigeria. Mais aujourd’hui, l’Estonien Taxify et le Kényan Little Cab lui disputent la première place. Une concurrence féroce, qui a des conséquences néfastes sur les conditions de travail des chauffeurs.

    Dominic, la trentaine, est devenu chauffeur sur la plateforme Uber il y a trois ans. Mais aujourd’hui, il ne veut plus en entendre parler :

    « Quand j’ai commencé, c’était vraiment très bien. J’arrivais à gagner jusqu’à environ 250 euros par semaine. Aujourd’hui, je ne pourrais même pas vous dire, car je me sers de moins en moins de cette application. Car maintenant, je ne fais plus de profit, je perds de l’argent ! Surtout sur les longs trajets. »

    Ces douze derniers mois, la commission prise par Uber sur chaque course est passée de 20 à 25%, alors que le prix au kilomètre payé par les clients a globalement diminué. Aujourd’hui, Samuel gagne environ 8 dollars par jour malgré de longues heures de travail.

    « Je commence mes journées à 10 heures, et je les finis à minuit. Mais le vendredi et le samedi, là, je peux travailler 24 heures d’affilée et quand je suis trop fatigué, je baisse mon siège et je fais une sieste d’une heure dans la voiture. »

    En août dernier, les chauffeurs des différentes plateformes mobiles de taxis au Kenya ont fait grève, protestant contre une baisse des prix généralisée la faute à une compétition toujours grandissante. L’application estonienne Taxify est arrivée sur le marché en janvier 2017 en cassant les prix pour les clients. Son but, conquérir les marchés africains déjà investis par Uber en attirant les chauffeurs.

    « Nous essayons d’être la meilleure plateforme pour les chauffeurs, explique Karl Aru est directeur du développement chez Taxify. Ça veut dire prendre une plus petite commission sur les courses. Nous prenons 15%, alors que la plupart de nos concurrents prennent de 22 à 25%. Aujourd’hui, nous avons des milliers de chauffeurs et des centaines de milliers d’utilisateurs au Kenya. »

    Taxify, qui opère dans une vingtaine de pays, vise un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars cette année, signe d’un développement extrêmement rapide et d’une demande grandissante pour ce type de service, explique Aly Khan Stachu, économiste.

    « Je pourrais le définir comme l’un des marchés à plus forte croissance depuis l’indépendance du Kenya. Quand Uber est arrivé en premier, ils ont totalisé un million de courses en quinze mois et cela ne fait qu’augmenter. Ces applications ont répondu à un énorme besoin dans le pays. »

    Le marché attire aussi des entreprises locales : Little Cab, créé par le géant des télécommunications kényan Safaricom a aujourd’hui 9000 chauffeurs, et teste actuellement son entrée en Afrique du Sud.

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