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    A la Une: la présidentielle au Liberia

    George Weah dans les studios de RFI, en août 2014. RFI/ Mylène Renoult

    « Les Libériens votent ce mardi, avec sept semaines de retard sur le calendrier initial, pointe le site d’information sénégalais Senego, pour déterminer qui, de la légende du football George Weah ou du vice-président Joseph Boakai, succèdera à Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’État en Afrique. Initialement prévu le 7 novembre dernier, le second tour avait été suspendu in extremis par la Cour suprême, rappelle le site sénégalais, à la suite de recours du candidat arrivé troisième au premier tour le 10 octobre, Charles Brumskine (9,6 %), appuyé par Joseph Boakai (28,8 %). George Weah avait, quant à lui, viré en tête avec 38,4 % des voix. »

    George Weah fait figure de favori. En effet, relève L’Observateur Paalga, « Charles Brumskine, arrivé troisième, et Prince Johnson, arrivé quatrième avec 8,2 %, se sont ralliés à Mister George, volant ainsi au secours d’une probable victoire de ce roturier anobli par le sport roi. Faisons donc les comptes : 38,4 + 9,6 + 8,2 = 56,2 %. Certes, une élection n’est pas une simple question arithmétique et elle l’est d’autant moins que les candidats ne sont pas propriétaires des voix de leurs électeurs. » Mais, souligne L’Observateur, « comme on dirait dans le jargon sportif, le match est jouable (…). A l’évidence, c’est un prestigieux trophée qui tend les bras à Mister George, en passe de marquer le but le plus décisif de sa carrière politique. »

    Second sacre après le Ballon d’or ?

    Alors « le foot n’est pas la politique, remarque Aujourd’hui, toujours à Ouaga, mais si Weah parvient à marquer le penalty, qui lui ouvrira les portes de l’Executive Mansion, ce sera un second sacre après son ballon d’or de 1995. Cette ultime compétition, qui a des apparences de revanche, les deux adversaires s’étant déjà combattus aux précédentes présidentielles de 2005 et 2011, marquera véritablement la seconde transition démocratique du Liberia après l’avènement de Sirleaf en 2005. »

    En tout cas, « à la clé, pointe Ledjely en Guinée, il y a une première possible alternance qui grandirait un peu plus le pays. C’est le premier enjeu de ce rendez-vous politique majeur. Mais cela suppose que le scrutin se passe dans les meilleures conditions en termes de sérénité et de transparence, pour que les résultats qui en seront issus ne fassent l’objet d’aucune contestation. Il y va du relèvement du pays qui tente de se défaire d’un passé marqué par une guerre civile des plus atroces et par une dévastatrice épidémie d’Ebola. Deux drames qui auront cumulativement provoqué plus de 250 000 victimes. »

    Les plaies de la guerre civile encore vives

    Pour ce qui est de la guerre civile, c’est toujours le règne de l’impunité, remarque Le Monde Afrique. « La campagne électorale, avant le second tour de la présidentielle, aurait pu alimenter le débat sur les crimes de guerre. Ni l’opposant George Weah ni le candidat du pouvoir sortant Joseph Boakai n’auront pourtant abordé ce sujet encore tabou. “Pas étonnant tant que d’anciens criminels sont toujours aux affaires, il est trop tôt pour imaginer les juger”, regrette l’avocat Tiawan Gongloe, interrogé par Le Monde Afrique. “La volonté politique n’existe pas, mais si l’on cache le sujet comme la poussière sous le tapis, il finira par ressortir. Et ce sera comme une éruption volcanique”, avertit ce défenseur des droits de l’homme. »

    En effet, rappelle Le Monde Afrique, « Charles Taylor a été arrêté et condamné, en 2012, à cinquante ans d’emprisonnement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mais il n’est pas tombé à cause des meurtres, viols et pillages commis par ses hommes au Liberia. Charles Taylor paye pour ses basses œuvres en Sierra Leone voisine. (…) Pendant ce temps, poursuit Le Monde Afrique, Prince Johnson, sans doute le plus emblématique des candidats potentiels à un procès, dort en paix, protégé par une immunité de fait. Une vidéo toujours disponible sur YouTube illustre pourtant la cruauté de cet ancien seigneur de guerre filmé en train d’inciter, bière à la main, ses sbires à couper les oreilles du président Doe, avant son exécution. Mais voilà, Prince Johnson est fort populaire dans sa province natale du Nimba, dans le nord-est du Liberia, où il est élu et réélu sénateur depuis 2005. Candidat aux présidentielles de 2011 et 2017, ses 8 % à 12 % d’électeurs le rendent incontournable dans les négociations d’entre deux tours. »

    Alors « quoi qu’il arrive, conclut Wakat Séra, le Liberia doit éviter de replonger dans les pages sombres et sanglantes de son histoire malmenée par les guerres civiles. La seule voie pour le Liberia sera celle de la paix et de la cohésion, dans la recherche de l’intérêt général au détriment des desseins égoïstes et très personnels. En tout cas, la balle est bien dans le camp de tous les Libériens qui doivent réussir ce scrutin qui pourrait devenir celui de tous les dangers. »


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