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    Les difficiles réformes du pape François

    Le pape François prononçant la bénediction « Urbi et Orbi » depuis son balcon place St-Pierre, au Vatican, le 25 décembre 2017. AFP/Andreas Solaro

    Le pape François fêtera ses cinq ans de pontificat en 2018. Si sa popularité ne se dément pas sur tous les continents, comme en témoignent ses nombreux voyages, l’ambiance est différente au Vatican. Malgré sa volonté réformatrice, le pape doit surmonter de nombreux obstacles, à commencer par une Curie récalcitrante.

    De notre correspondant au Vatican,

    Le pape a montré une forme d’impuissance face à ceux qui freinent sa volonté réformatrice. Dans son discours du 21 décembre dernier, ses vœux de Noël à la Curie – l’administration centrale de l’Eglise au Vatican – ont eu pour forme un recadrage clair et net. Le pape a dénoncé « les traitres de la confiance », ceux qui se laissent corrompre par l’ambition, évoquant parfois une logique de « complot et de petits cercles », parlant d’un « cancer » qui conduit à être autocentré. Tout cela en écho à des affaires ayant terni l’année 2017.

    Des proches du pape mis en cause

    Des proches ou des hommes de confiance du pape ont été mis en cause récemment. Notamment le cardinal Georges Pell, que François avait fait venir de Sydney pour en faire son ministre de l’Economie. Fin juin, Pell était accusé d’agressions sexuelles à l’époque où il était archevêque de Melbourne. Il a dû quitter le Vatican pour aller se défendre dans son pays, mais il ne devrait pas être de retour avant un certain temps. Un gros coup dur pour François, car c’est toute sa réforme économique qui s’en est trouvée fragilisée. Autre cas qui déstabilise le pape, celui révélé la semaine passée par la presse italienne et visant le cardinal hondurien Oscar Maradiaga.

    L’archevêque de Tegucigalpa est accusé d’avoir touché des centaines de milliers d’euros de la part d’une université catholique. François a demandé personnellement une enquête sur ce scandale qui touche l’un de ses proches : c’est le cardinal Maradiaga qu’il avait choisi pour coordonner le « C9 », ce groupe de cardinaux qui l’aident dans sa réforme de la Curie. Le Hondurien s’est défendu en répondant que les accusations portées visent en fait à saper les réformes entreprises par François.

    Les cas de pédophilie et d’abus sexuels

    La pédophilie et les abus sexuels restent des sujets sensibles où l’attente de l’opinion publique est immense. La commission pontificale de lutte contre les abus sexuels a achevé son mandat de quatre ans, le 17 décembre dernier. Mais pour l’heure, François n’a officiellement pris aucune décision sur son avenir : va-t-elle être renouvelée, confirmée dans un nouveau mandat ? Le pape a pourtant rappelé sa tolérance zéro et salué le travail de cette commission.

    Une commission dont ont claqué la porte les deux anciennes victimes du clergé : Marie Collins et Peter Saunders. L’un comme l’autre a dénoncé la lenteur et la mauvaise volonté de la Curie dans la résolution de cette crise. Marie Collins avait d’ailleurs clairement mis en cause la congrégation pour la doctrine de la foi qui s’était opposée à la mise en place d’un tribunal chargé de juger les évêques négligents dans les cas de pédophilie. Conséquence, le pape François a écarté le cardinal Müller qui dirigeait cette congrégation.

    Un sentiment domine au Vatican au fur et à mesure qu’avance le pontificat du pape argentin : de nombreux membres de la Curie et de l’administration du Saint-Siège font le dos rond et attendent que « l’orage passe ». Après tout, le pape François a déjà 81 ans.


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